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Eglantine

Le Placard d'elle

Elle, c'est Eglantine. Ses racines sont en Argonne dans un petit village perdu à la lisière de la grande forêt. Eglantine vous parle de sa cuisine, de ses souvenirs, de là-bas mais aussi d'ailleurs...

Pommes de terre au four et saumon fumé

Lundi 13 Octobre 2008, 11:28 GMT+2par Eglantine
Récemment, on vient de m'offrir un joli morceau de saumon fumé directement  importé de Norvège. Il n'est pas en tranches fines comme on le trouve habituellement dans nos supermarchés mais en bloc.. Habituellement, je ne suis pas trop fan de ce genre de produit : souvent trop salé, un goût pas toujours franc et parfois de l'élasticité. Mais là, j'ai tout de suite senti que le produit était exceptionnel : parfumé à souhait, l'impression réel de manger du poisson, salé à point, formidablement moelleux et fondant. Après avoir fait quelques toast, j'ai trouvé que ce produit méritait beaucoup mieux mais qu'il eut été dommage de le cuire... alors voici une petite recette que vous pouvez refaire à souhait mais qui tire quand même toute sa délicatesse du choix des produits utilisés.

Cette recette a été fait à l'instinct ce qui explique le manque de précision concernant les proportions.

Pommes de terre au four et saumon fumé

Saumon
Pommes de terre
1/4 citron
huile d'olive vierge extra parfumé au laurier
beurre
oseille (ici, une très grosse feuille)
poivre noir
Sel
Pour l'huile, j'ai tout simplement mis quelques feuilles de laurier dans une petite bouteille avec de l'huile d'olive et je m'en sers au gré de mes envies. 
Huiler (huile d'olive non parfumé au laurier) généreusement un grand plat allant au four (pour trois, j'ai pris un plat à tarte)

Choisir des pommes de terre qui aiment la cuisson au four et qui ne risquent pas de se défaire. Ici, je suis tombée sur un très bon lot mais malheureusement, impossible de vous donner l'espèce. On peut choisir une pomme de terre à chair ferme type Charlotte. Les éplucher, les laver. Avec un couteau les fendre en deux puis évider le coeur de chacune des moitiés par une coupe franche. Déposer le tout (pommes terre évidées et morceaux venant du coeur) sur le plateau et arroser avec un fin filet d'huile d'olive ordinaire (ne les noyer surtout pas avec l'huile, c'est juste pour parfumer). Saler légèrement et mettre au four th. 210. Les pommes de terre sont cuites lorsqu'elles commencent  à dorer et qu'on peut passer à travers elles les dents d'une fourchette. (pour les dorer correctement, on peut augmenter le four en fin de cuisson).

Faire chauffer ensemble beurre, huile d'olive et citron. Pour bien équilibrer le tout, il faut goûter. Impossible de vous donner les proportions. Le beurre ne doit pas être écoeurant, l'huile d'olive pas trop envahissante et le citron ne doit pas camoufler le tout. Ajouter alors l'oseille hachée en quantité modérée. Saler légèrement, poivrer.


Pommes de terre au saumon fumé

Déposer alors les pommes de terre sur une assiette. Mettre au creux de chacune d'elles quelques dés de saumon fumé. Parsemer d'une petite cuillère de sauce. On peut éventuellement ajouter une petite garniture faite de quelques feuilles de roquette, quelques dés de tomate, le tout arrosé d'huile et de vinaigre balsamique.

Que du bonheur !
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Spaghettis aux boulettes de poulet

Lundi 6 Octobre 2008, 11:04 GMT+2par Eglantine
Je dois avouer que ces derniers temps, j'ai un peu de mal avec mon blog : pas encore de lassitude, non, mais de réelles obligations ailleurs. Ca ne m'empêche pas de cuisiner, c'est une seconde nature chez moi... alors les recettes et les photos s'accumulent mais l'écriture ne suit pas. Aujourd'hui, je vous présente un dernier plat de ma saga italienne mais vous devez bien vous imaginer qu'il est englouti depuis déjà pas mal de temps !

spaghettis au boulettes de poulet

Boulettes de poulet

500 gr de poulet haché
60 gr de parmesan râpé
160 gr de chapelure (biscottes moulues)
2 gousses d'ail hachées
1 oeuf
poivre noir fraîchement moulu
1 cuillère à soupe de persil plat haché
1 cuillère à soupe de sauge fraîche haché
3 cuillères à soupe d'huile

Sauce tomate

1 cuillère à soupe d'huile d'olive
1 oignon finement haché
2 kg de tomes grossièrement hâchées
(personnellement, j'ai remplacé 1 kg par du concentré de tomates)
2 feuilles de laurier
30 gr de basilic frais
1 cuillère à café de poivre noir grossièrement moulu

Garniture

500 gr de spaghettis
2 cuillère à soupe d'origant frais haché ou en garniture

Boulettes de poulet

boulettes de poulet

Hachez le poulet. Mélanger ensemble poulet haché, parmesan, chapelure, ail, oeuf, poivre et herbes. Soignez généreux avec les herbes. Le seul défaut que nous avons trouvé à ce plat, c'est la fadeur des boulettes : j'avais eu la main trop légère avec herbes et épices.

Bien malaxer et éventuellement faire raffermir au réfrigérateur. Chauffer l'huile dans une poêle peu profonde et frire les boulettes par fournées en secouant la poêle fréquemment pour les retourner jusqu'à ce qu'elles soient dorées. Les égoutter sur du papier absorbant (pas fait, j'ai mis directement dans un plat de service). Réserver.

Sauce à la tomate

Chauffer l'huile dans une grande poêle. Ajouter l'oignon et faire revenir 1 à 2 mn. Ajouter les tomes et les feuilles de laurier, couvrir et porter à ébullition, en remuant de temps en temps. Réduire le feu au minimum, couvrir partiellement et cuire 50 à 60 minutes.

Au bout de ce temps, ajouter les boulettes, le basilic et le poivre. Laisser mijoter 10 à 15 mn.

En profiter pour cuire les spaghettis al dente. Les égoutter et remettre dans la casserole. Ajouter un peu de sauce aux pâtes et mélanger.

Servir ensemble boulettes et pâtes que vous parsèmerez d'origan frais et d'un peu de parmesan. Je n'avais pas d'origan frais, j'ai donc mis un peu d'origan séché dans la sauce tomate.

Nous avons tous apprécié ce plat, toutefois nous avons trouvé que les boulettes manquaient un peu de caractère. Elles raviront certainement les enfants. Pour ma part, la prochaine fois j'aurai la main beaucoup plus lourde sur les épices. En ce qui concerne les boulettes de poulet, on peut facilement se contenter de la moitié des proportions indiquées sur le livre à l'origine.

Ce n'est pas la première fois que je mets de la sauge dans les pâtes et à chaque fois, je me dis que c'est vraiment top !

Sources : cuisine italienne, saveur et plaisir, offert par Inoule.
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Panna cotta sauce rubis

Vendredi 26 Septembre 2008, 11:25 GMT+2par Eglantine
La Panna cotta n'est pas quelque chose de nouveau pour moi mais j'en fais relativement peu souvent. Je ne suis pas fan de ce dessert que je trouve un peu trop calorique. Mais alors, qu'est ce qui m'a poussé à en réaliser une aujourd'hui ? Figurez vous que ma fille après son retour d'Italie (pas cet été mais lors d'un précédent stage théâtre à Turin) n'arrêtait pas de m'en réclamer. Celle qu'elle avait mangé en Italie était absolument fabuleuse...

Comme elle venait de se faire extirper ses dents de sagesse et qu'elle devait manger assez mou, j'ai décidé de lui faire plaisir en réalisant une recette du livre que m'a offert Inoule lorsque j'ai gagné le jeu "quand le sucré devient salé et vice-versa".

Panna cotta sauce vin et framboises

375 ml de lait
5 feuilles de gélatine (10 gr)
275 ml de crème fraîche
90 gr de sucre en poudre
2 cuillère à soupe de liqueur d'Amaretto ou de l'extrait d'amande (remplacé par du Limoncello)

Sauce rubis

250 gr de sucre en poudre
1 bâton de cannelle
1 tasse de framboises fraîches ou surgelées
125 ml de vin rouge de qualité supérieure
250 ml d'eau

Graisser 6 ramequins de 150 ml avec un peu d'huile d'amande ou d'huile d'olives.

Mettre à ramollir la gélatine dans de l'eau froide.

Verser le lait dans une casserole. Ajouter la crème fraîche, le sucre et faire chauffer doucement sans cesser de remuer jusqu'à ce que le mélange frémisse. Retirer la casserole du feu, incorporer la gélatine ramollie et bien remuer jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène. Laisser refroidir 5 mn et incorporer la liqueur.

Répartir dans les ramequins et mettre au réfrigérateur environ 4 heures.

Sauce rubis

Chauffer à feu modéré l'eau et le sucre dans une casserole jusqu'à ce que le sucre soit totalement dissous. Ajouter le bâton de cannelle et laisser infuser 5 mn. Ajouter les framboises et le vin. Remettre sur le feu et laisser frémir 5 mn. Retirer la cannelle et filter la préparation au chinois. Mettre au frais.

Sur une assiette démouler la pana cotta, accompagner de sauce rubis et éventuellement de figues (je n'en avais pas). Décorer avec framboise et feuille de menthe.

Panna cotta sauce rubis
  

La panna cotta n'a pas fait l'unanimité mais la sauce si : ma fille a trouvé, bien entendu, que c'était meilleur en Italie, quant à mon fils, il a trouvé la panna cotta un peu fade mais il a beaucoup aimé la sauce. Emilie, la copine, n'est pas fan des desserts alcoolisés, elle a donc pris une mousse au chocolat. Les parents quant à eux n'ont pas chipoté et ont apprécié le tout. Ils ont même été ravis d'en avoir un peu plus !

 Mon conseil : évitez comme moi de laisser bouillir crème et lait et tournez constamment pendant la cuisson. La crème et le lait ont eu tendance à se décomposer. Un coup de fouet a lié le tout mais au démoulage, on aperçoit ce phénomène : une légère couche transparente sur le dessus. Notez que celà n'altère pas le goût et rend même le tout très joli. La menthe n'apporte absolument rien, c'est uniquement pour le fun.

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Pasta a la norma

Lundi 22 Septembre 2008, 11:36 GMT+2par Eglantine
Le plat traditionnel sicilien de pâtes aux aubergines a été rebaptisé « Spaghetti alla Norma » en hommage à Bellini, né en Catanie.  Les compatriotes de Bellini, transportés par la beauté de son opéra auraient inventé le superlatif "una vera norma" qui veut bien entendu dire : excellent.  Quelques années plus tard, l'auteur Nino Martaglio conquis devant le plat de spaghetti qu'on venait de lui présenter l'aurait tout simplement déclaré  "alla Norma".

Pasta a la norma Pasta bellini

Sauce tomate :

1 oignon
2 gousses d'ail hachées dans 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
1 grosse boîte de tomates ou 700 gr de tomates fraîches coupées en dés
Une pincée de sucre
sel, poivre

Prépérez la sauce tomate :

La sauce peut se faire un peu à l'avance ce qui facilite les opérations ultérieures. Faire revenir oignon et gousses d'ail hachées dans l'huile. Ajoutez les tomates, sucre, sel, poivre et faire cuire une vingtaine de minutes. Ecraser le tout et laisser réduire encore 5 mn. Réserver

Aubergines frites et reste des ingrédients nécessaires :

450 à 500 g de spaghetti
 2 à 3 aubergines (les plus fraîches possible)
 gros sel
farine
huile d’olive, pour la friture des aubergines
sauce tomate (voir la recette plus bas)
6 à 10 feuilles de basilic
200 g de ricotta salata émiettée (ricotta salée)

Préparation des aubergines :

Coupez les extrémités des aubergines et tranchez-les finement.
Sur une planche à découper, étendez les tranches en étages, en saupoudrant chaque étage de sel. Personnellement je les ai placé directement dans un égouttoir qui permet une évacuation facile du liquide.
Couvrez les aubergines avec un poids (par exemple, un récipient rempli d’eau) et laissez dégorger pendant deux heures.
Après la période d’attente, rincez (c'est très important) et séchez les tranches d’aubergines. Farinez-les légèrement pour empêcher le légume de boire l’huile.

Phase finale :

Mettez l’eau à bouillir pour vos pâtes et réchauffez la sauce tomate s’il y a lieu.  Pendant ce temps, faites frire les tranches d’aubergines dans l’huile d’olive chaude (environ 400 °F/205 °C), quelques-unes à la fois, environ 2 minutes de chaque côté. Épongez-les et gardez-les au chaud. Quand les pâtes sont prêtes (al dente !), égouttez-les et mettez-les dans un grand plat de service. Ajoutez d’abord la ricotta salata (disponible dans les meilleures épiceries) pour la recette authentique, en mélangeant bien, puis ajoutez la sauce tomate, le basilic et les aubergines.

Brassez et servez immédiatement.

pates bellini pasta a la norma

Nous avons énormément apprécié ce plat et notamment les aubergines. Leur cuisson et leur goût n'ont pas été sans me rappeler une préparation que j'avais goûté sous forme de mezzé lors d'un voyage au Maroc. J'ai été surprise et heureuse de retrouver cette saveur. Dans ce type de préparation , l'aubergine est frite mais absolument pas grasse. Elle est légèrement croustillante mais fond dans la bouche... miaaaaaaaaammmmmmmmm !

Sources : Athénée royal Gatti de Gamond
Délégation commerciale d'Italie
              
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Risotto crémeux aux champignons

Lundi 15 Septembre 2008, 16:31 GMT+2par Eglantine
Les jeux ont parfois du bon et dans mon cas, je dirais même qu'ils sont prémonitoires.... Lorsque j'ai gagné celui dont le thème était la pizza sucrée organisée par Inoule, elle m'a offert à cette occasion un livre de cuisine italienne. Quelques temps plus tard, j'organisais le défi suivant, les risotti sucrés et à cette occasion j'achetais un  livre sur le même thème pour la gagnante Tiusha. J'avais pris soin bien évidemment de recopier quelques recettes avant l'envoi. Quelques mois plus tard, je partais vers l'Italie si bien que je me demande si je ne vais pas faire un jeu sur le Japon ou la Chine....

Lors de mon retour d'Italie, j'ai pris soin de mettre dans mes valises quelques fromages : parmesan, pecorino, ricotta sèche... un regret car j'ai du limiter mon choix (ben oui, nous n'avons qu'une très petite voiture) et je ne suis pas sure d'avoir choisi les meilleurs....

Aussi, aujourd'hui, c'est une recette de risotto crémeux aux champignons que je vous offre. A l'origine c'était un risotto aux cêpes.

Risotto crémeux aux champignons


Il vous faut :

2 cubes de bouillon de légumes
1 litre d'eau
2 échalotes
250 gr de riz arborio
10 cl de vin blanc sec
100 gr de parmesan râpé
1 filet d'huile d'olive

1 gousse d'ail
300 gr de champignons (des cèpes si vous avez)
1/2 botte de persil haché
3 cuillères à soupe de vin blanc sec
15 cl de crème fraîche
Une noisette de beurre
Sel, poivre

Commencez par éplucher les champignons et couper les en fines lamelles. Puis hacher finement le persil. Réserver

Mettre une noisette de beurre dans une sauteuse. Ajouter l'ail et faire revenir 2 mn. Ajouter les champignons, laisser cuire à feu vif 3 mn. Ajouter le vin blanc et faire réduire 1 mn. Laisser en attente.

Dans une sauteuse faire chauffer un filet d'huile d'olive. Ajouter les échalotes hachées et faites les blondir 2 mn à feu doux. Ajouter le riz et tourner jusqu'à ce qu'il soit transparent. Verser les 10 cl de vin, laisser réduire. Lorsqu'il n'y a plus de liquide dans la sauteuse, ajouter alors le bouillon louche après louche jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus et en laissant le riz l'absorber entre chaque manipulation et en tournant constamment la préparation avec une cuillère. La cuisson dure environ 20 mn. Au bout de ce temps, vérifier la cuisson du riz. Eventuellement ajouter un peu d'eau.

Dans les dernières minutes, remettre les champignons sur le feu, ajouter la crème fraîche et le persil et laisser cuire encore 3 mn. Verser le tout sur le risotto et incorporer la moitié du parmesan.

risotto crémeux

Servir en proposant à côté un ramequin de parmesan râpé.
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Voyage en Italie : album photo et impressions

Lundi 8 Septembre 2008, 11:36 GMT+2par Eglantine
L'Italie était un vieux rêve... Déjà réalisé il y a quelques années par la visite des grandes villes du Nord, Vérone, Venise, Milan mais aussi Pise mais inachevée. Nous avions vraiment envie de voir ces chefs-d'oeuvres archi connus de l'Italie et c'était dans cet esprit que nous avons fait ce voyage, un voyage beaucoup plus culturel que culinaire.

Aussi les photos que je vous présente n'ont rien d'extraordinaire. On  peut  voir sensiblement les mêmes sur énormément de sites Internet. Mais il faut le dire, en vrai, c'est un feu d'artifice constant sous les yeux.

Nous étions dans une petite propriété pas loin d'Arezzo dans un lieu calme, avec une vue imprenable sur les collines toscanes, ponctuant nos journée d'un petit Chianti.

la scheggia
la scheggia campagne environnante

La première ville que nous avons visité, c'est bien sur Arezzo, vous savez là ou le film "la vie est belle a été tourné". C'est ici que nous constatons l'importance de la glace en Italie grâce à ce camion d'une société industrielle toscane. Les glaces, ce sera tous les jours mais avec l'obsession constante de trouver le meilleur glacier. C'est à Assise que nous aurons la révélation grâce à une petite boutique artisanale : les glaces ont des couleurs fades, le vert de la pistache vire au marron, le prix est bas, le choix est très faible.... je prends trois parfums, ma fille trois autres mais je les goute tous : je n'ai jamais mangé de glaces aussi bonnes, le tiramisu est un vrai tiramisu, le chocolat sent le cacao, les fraises sentent le bois : elles sont vraiment aux fruits sans aucun parfum industriel. Moralité : ne nous fiez pas à l'apparence mais au caractère vraiment artisanal de la boutique.

glacier arezzo

place de la vie est belle a arezzo

Le lendemain, nous passons aux choses sérieuses et décidons de visiter Assise. Assise n'est pas en Toscane mais dans la région voisine, l'Ombrie. Assise fait partie de mon rêve, de même que Sienne, Florence, Rome et plus particulièrement la chapelle Sixtine. Il y a de cela de nombreuses années, j'étais passé à côté de cette ville. Une chambre d'hôtel avait suffi à ruiner les pauvres étudiants que nous étions et faute de crédits, nous nous étions résolus à limiter au maximum les visites.

Assise est une ville un peu musée à l'image de Bruges, notre voisine de Belgique. Tout y est absolument très beau. Les marchands de souvenirs sont charmants et  en plus c'est assez bon marché. Au passage je m'offre donc deux moulins à épices en bois d'olivier (on ne se refait pas !) et un beurrier.

C'est dans cette ruelle menant à la Basilique Sainte Claire que nous découvrirons le dernier jour notre glacier. Non, ce n'est pas là, où il y a une superbe affiche représentant une glace, c'est juste après, sur le même trottoir mais beaucoup plus discret.

glacier d'assise

basilique sainte-claire

C'est aussi à Assise au cours d'une promenade que nous découvons les premières fresques qui chose courante en Italie ornent des bâtiments

Fresque sur un mur

Au passage, nous admirons le temple de Minerve aujourd'hui transformé en  église : l'église santa maria sopra minerva

tour de la basilique saint-françois

C'est par la Basilique Saint-François que nous terminons. Ce saint patron d'Italie est à l'origine de l'ordre des franciscains mais aussi de l'ordre de la Fraternité Séculière. Il m'a toujours été particulièrement sympathique par l'exemple de sa vie simple et sans chichi, son amour des autres, son œcuménisme, son respect des autres religions et son côté écolo. La visite de cette basilique m'impressionne. Dans la partie supérieure on découvre les magnifiques fresques de Giotto empreintes de simplicité qui retraçent la vie du Saint en 28 tableaux. Dans l'église basse, ce sont les fresques entre autres de Giovanni Cimabue qui attirent notre regard. Les photos sont interdites mais c'est de toute beauté.

basilique saint françois d'Assise

Vue de la basilique saint françois d'assise

Le lendemain, nos amis nous font découvrir un petit restaurant merveilleusement bien situé, à la cuisine simple; presque familiale mais si bonne... Le menu est imposé : quelques amuse gueule (crostinis tartinés d'un mélange à base de foie de volaille) suivi d'antipasti, différents sortes de plats de pâtes... puis un mélange de viande poulet et lapin accompagné de pommes de terre sautées et d'herbe... pour le final, c'est un vino santo excellent (qui ressemble un peu au vin de paille d'après ce qu'on m'a dit, mais je n'ai pas vérifié) accompagné d'un gâteau de Gênes. Pas de photo, rendez-vous sur le site pour voir les arcades et le cadre ou nous avons mangé. Si vous passez par là, je vous le conseille, c'est pas cher 20 € vin et café compris mais réservez, surtout si vous voulez profiter des terrasses.

Quelques jours plus tard nous sommes à Florence. La première chose qui nous interpelle c'est bien évidemment le fameux Ponte Vecchio dont Paola raconte si bien l'histoire

Ponto Vecchio

La cathédrale, somptueuse nous impressionne...

le duomo de Florence

Juste en face, la porte du Baptistère présente 10 scènes de l'ancien testament, (oeuvre de Lorenzo Ghilberti). C'est la porte que Michel-Ange appela "porte du Paradis".

Florence, porte du baptistère

Puis nous nous rendons sur la place de l'église santa croce, une place merveilleuse... 

place de l'église santa croce

Nous ne pourrons malheureusement pas voir l'intérieur de l'édifice. L'Eglise est fermée. Il est pourtant relativement tôt, aux alentours de 17h.  Nous flanons alors dans les quartiers de Florence découvrant au détour des rues statues, façades et autres merveilles....

le David

détail de maison

rue des statues


Le soir nous remontons sur l'esplanade Michel-Ange à partir de laquelle nos amis avisés nous ont laissé entendre qu'on pouvait voir un superbe coucher de soleil. Non seulement le coucher est là mais aussi les musiciens pour nous faire patienter dans
la bonne humeur
.musiciens sur l'esplanade Michel-ange


Florence le soir

Florence a l'aube

Florence la nuit

Nous ponctuons cette visite en redescendant sur une petite place dont j'ai oublié le nom, regardant un film de plein air sans en comprendre la langue et sirotant en même temps une boisson. Florence est riche de choses à visiter, une journée, c'est grandement insuffisant.

Après Florence, Sienne mais juste avant une petite halte à Monterrigioni.

Monteriggiani

Champ d'oliviers monterrigiani

En entrant dans Sienne, les couleurs des murs me fascinent. J'aime ces tons chauds.

rue détail

 Nous commencons par l'imposante cathédrale

cathédrale

dans laquelle à notre grande surprise entre avec fracas et tambour une foule immense toute colorée d'or et de vert, brandissant avec force des drapeaux. Si un toscan passe par là et qu'il connait cette célébration, je serais ravie qu'il m'éclaire. M'est avis que c'était peut-être les gagnants du palio couru la semaine d'avant.

Sienne intérieur de la cathédrale

Sienne détail du sol

sienne dans la cathédrale


La crypte de la cathédrale de Sienne

 et la bibliothèque Piccolomini : construite à la demande de Francesco Piccolomini (Pie XIII) la bibliotheque contient la collection d'ouvrage de son oncle Pie XII et en retrace la vie.

Bibliotheque Piccolomini

A la sortie, nous nous retrouvons tous sur la piazza del campo, une gigantesque place en forme de coquillage et aux tons ocres. Je ne sais pas si on le perçoit bien sur la photo mais la place a vraiment cette forme, haute d'un côté, elle descend tout doucement vers le bâtiment central situé au milieu du côté opposé. Cette place invite à la rencontre. Ou que l'on soit, on a vu d'ensemble de tout ce qui s'y passe.... je suis émerveillée et séduite....


La place del campio sienne

sienne la place

Toujours accompagnés par nos amis, nous terminons cette journée dans la ville médiévale de San Gimignano ou après nous être promenés entre les tours de cette cité, nous finissons notre soirée sur une très jolie place et devant un bon cappuccino bien crémeux ! Pas de photo, mon appareil n'aime pas  la nuit. C'est le soir que nous vivons la Dolce Vita lorsque tout est apaisé, un point commun à tous les pays méditerranéens.

Notre dernière visite sera pour Rome. Cette fois nous ne sommes plus en Toscane mais dans le Latium. La réalisation de mon rêve se poursuit : je vais voir la chapelle Sixtine. Direction Saint-Pierre et son impressionnante basilique. Au passage, on ne résiste pas à la photographie du garde suisse (il doit en avoir marre, le pauvre !)

garde_suisse_vatican

basilique saint-pierre

basilique saint pierre détail

Lorsqu'on pénètre à l'intérieur, c'est gigantesque. Tout est démesurée, immensément riche, donnant une impression d'omniprésence et de puissance. Beaucoup de statues en hommage aux anciens papes et aux saints de l'histoire du catholicisme, des peintures partout.... Mais personnellement, je préfère la sobriété de la petite église d'Assise... je la trouve plus conforme à mes convictions...

basilique saint pierre intérieur

Après la basilique Saint-Pierre, nous nous dirigeons vers la fameuse chapelle. Nous redoutons la file d'attente qu'il y avait en arrivant mais elle a mystérieusement fondue. Normal, on apprendra par la suite que la visite était gratuite le matin mais pas à l'heure ou nous visitons... tant pis pour notre porte-monnaie. Heureusement qu'il y a des tarifs étudiants.....

Nous sommes avec 3 adolescents. Nous leur donnons quartier libre pour une 1/2 heure en leur disant que nous, nous commençons la visite.... mais là surprise.... nous nous trouvons pris dans une sorte de labyrinthe sans possibilité de retour arrière, avec une foule immense qui nous porte par moment... Tout est merveilleux (sauf la foule) et on va de surprise en suprise mais nos adolescents sont bien loins...  Nous ne les retrouverons que deux à trois heures plus tard, à la sortie du musée nous attendant assis sur les marches. Eux aussi ont rencontré le même problème... et ouf... ils ont pris quand même le temps d'apprécier la visite !. Imprévoyant, nous mangerons ce jour là à 16 heures une pizza express attablés dans un petit restaurant ombragé de Rome.

On s'émerveille d'abord devant des salles contenant foule de statues plus belles les unes que les autres en se disant qu'on ira ensuite voir la chapelle.... un conseil ne pas perdre trop de temps sur les statues si vous avez prévu d'autres visites sur la journée.... le parcours est long (comptez au minimum 3 heures pour tout apprécier et je vous assure, on ne s'y ennuie jamais bien au contraire).

statue chapelle sixtine

sol de la salle des statues

On passe de salle en salle plus merveilleuses les unes que les autres en se demandant quand arrive la fameuse chapelle peinte par Michel-Ange. Tout est beau, les murs, les plafonds et même les sols : sur ce site (clic) pas mal d'explications (à potasser avant de visiter) !

 entrée de la chapelle sixtine
 
salle 1

 
salle des cartes chapelle sixtine
 
salle 2

salle4

salle 5

salle 6

salle 7

chapelle_sol

mozaique dans la chapelle

Enfin on se trouve dans le sacro-saint lieu tant convoité. C'est époustoufflant de beauté mais il y a un monde fou. Les gens s'agglutinent dans cette salle pour voir le détail. La chaleur est étouffante, on ne peut pas rester longtemps. Une visite à faire quand Rome est vide... mais aucun regret. On s'essaie quand même à fixer l'image pour la regarder mieux chez soi par la suite. La pièce est sombre, l'appareil un peu faiblard...

Chapelle sixtine détail

Chapelle sixtine - le jugement dernier
 
Au plafond 9 scènes illustrant les épisodes de la Genèse, autour prophètes et sybilles, au fond la scène du jugement dernier. L'histoire est assez bien expliqué à cette adresse (clic).
 
chapelle sixtine détail 2

chapelle sixtine détail 3

Le reste de la journée est flanerie à travers les rues de Rome, d'abord près de la Fontaine de Trevi qui m'a beaucoup étonnée. Evidemment, elle est superbe mais je m'attendais à ce qu'elle soit située sur une place gigantesque alors qu'elle est sur une minuscule place, accolée à un bâtiment, le palazzo Poli. Impossible avec un appareil comme le mien de faire une photo d'ensemble du tout... pas assez de recul.

Fontaine de Trevi

Nous terminons bucoliquement cette journée près de très vieilles ruines : le colysée et le palatin.

le colysée

le palatin


Derniers moments de détente avant le grand retour, les ados se lachent !



le retour moment de détente

station de métro

Mon seul regret : toujours énormément de personnes autour de toutes ces merveilles qui empêchent parfois de prendre du recul par rapport à l'ensemble. Peut-être vaut-il mieux choisir l'arrière saison pour avoir un peu plus de tranquillité mais quand même, un très beau voyage.

Allez, ne vous étonnez pas si dans les jours qui viennent, je m'essaie à la cuisine italienne... ce sera la prolongation de ces quelques jours de bonheur !
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Salade d'été aux accents de retour de vacances

Mercredi 3 Septembre 2008, 11:28 GMT+2par Eglantine
Toujours retour de vacances : j'ai rapporté dans mes bagages un peu de ricotta séchée (mais aussi de la fraîche), produit que je n'ai jamais vu en France. J'en ai mis un peu dans cette salade mais on pourra la remplacer par un autre fromage (ex : feta)


salade des vacances


Pour deux personnes :

1 ou 2 bouquets de choux-fleur (cuit mais encore un peu croquant)
2 oeufs durs
2 tomates
Quelques radis
Quelques feuilles de salade
deux branches de persil
Une poignée de noix de cajou
Ricotta séchée (ou autre fromage)
Mortadelle (facultatif)

1 petite échalote
le jus d'un demi-citron (ou d'un citron)
Huile d'olive (3 fois le jus de citron)
Poivre du moulin
Sel

Préparation
:

Mettre dans une jatte au fur et à mesure : le choux-fleur détaillé en petits morceaux, les oeufs durs hachés grossièrement avec un couteau, les tomates coupées en petits quartiers, les radis tronconnés, quelques feuilles de laitue, le persil haché, une poignée de noix de cajou et enfin la ricotta séchée en petits morceaux ou petites lamelles. La mortadelle, c'est juste parce qu'elle était dans mon frigo mais on peut s'en passer. Saler légèrement, poivrer

Presser le citron. Ajouter au jus recueilli de l'huile d'olive (3 fois le volume du jus de citron environ) et l'échalote hachée finement. Saler légèrement

Au moment de passer à table mélanger sauce et légumes. Ajuster sel et poivre.
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Un plaisir simple : tomates-mozarella

Vendredi 29 Aout 2008, 16:25 GMT+2par Eglantine
Retour de toscane.... très peu de cuisine la-bas mais énormément de visites... des souvenirs plein la tête (Sienne, Florence, Assise et même Rome) et puis surtout une pensée toute particulière pour Paola car sans un article sur son blog, je n'aurais certainement pas eu l'idée de visiter le petit village de  Monteriggioni.

Monteriggiani
 
Monteriggioni : la place

Quand  même avant de partir quelques produits achetés sur place pour garder encore un peu de Toscane à notre retour et notamment de la "Mozarella di Bufala" artisanale qui a un goût autrement plus fin que celle que l'on peut trouver dans nos supermarchés.

Aussi aujourd'hui, une recette toute simple et ensoleillée pour jour gris et pluvieux... eh oui, c'est ça les retours... un plaisir simple qui ne doit pas son succès à la cuisinière mais simplement aux ingrédients choisis pour composer le plat.

Mozarella di bufala
Tomates
Basilic frais
Huile d'olive fruité
Vinaigre balsamique de Modène (de qualité)
Sel
Poivre (facultatif)

Tomates à la mozarella

La proportion huile, vinaigre est simple : pour une mesure de vinaigre, deux mesures d'huile d'olive.

Couper les tomates en tranches ainsi que la mozarella. Intercalez entre les tomates la mozarella. Parsemer légèrement de sel.

Faire le mélange huile, vinaigre balsamique et salez légèrement mais pas trop. Le vinaigre balsamique est légèrement sucré. Il serait dommage de tuer sa saveur par l'ajout de trop de sel.

Parsemer de basilic haché ou détaillé en fines lamelles (j'utilise un ciseau). Verser le mélange huile, vinaigre sur les tomates.

Et bonne dégustation..... Vive les plaisirs simples !
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Gratin du marin

Vendredi 15 Aout 2008, 17:03 GMT+2par Eglantine
Un petit tour dans le Sud du côté de Montpellier, une chaleur écrasante dépassant volontiers les 35°, un retour dans le Nord plutôt frisquet : 13° indique la température du tableau de bord à 20 heures du soir.... quelques bonnes giboulées...  heureux quand même d'être chez soi... mais bigre, c'est vraiment "bienvenue chez les ch'tis"...  ici.

Et puis, une proposition.... un nouveau départ, cette fois  l'Italie, la Toscane très exactement.... mais entre deux je vous laisse un petit gratin du marin, recette que nous adorons mais que je ne fais pas très souvent car j'attends pour celà les bonnes petites rattes nouvelles du Touquet.

gratin de cabillaud

50 cl de lait
1 à 2 feuilles de laurier
2 rondelles de citron
sel et poivre
500 gr de filet de merlan ou de cabillaud
50 gr de beurre (purifié de préférence)
125 gr de petits champignons de Paris coupés en quatre ou de gros coupés en lamelles.
40 gr de farine
3 cuillères à soupe de yaourt
2 cuillères à soupe de persil haché
2 oeufs durs hachés
600 gr de pommes de terre cuite en robe des champs (ratte si possible)
50 gr de gruyère râpé

Déco (facultatif) : citron et persil

Commencez par cuire vos pommes de terre en robe des champs.

Faites bouillir lait et laurier, rondelles de citron, sel et poivre. Ajoutez le poisson et laissez cuire 15 mn environ à feu doux. Retirez le poisson avec une écumoire puis passer le liquide et réservez.

Emiettez le poisson. Hachez les deux oeufs durs (avec un couteau et une fourchette). Préparer les deux cuillères à soupe de persil haché (frais bien entendu).

Mettre le beurre clarifié dans une cocotte et faites revenir les champignons. Ajoutez la farine, tournez puis incorporez peu à peu le lait en laissant sur feu doux et en tournant constamment. On obtien une sauce un peu épaisse.

Retirez du feu et ajoutez : le poisson, les oeufs, le persil, les champignons, les cuillères de yaourt. Touillez le tout mais délicatement. Ajustez sel et poivre.

Mettre dans un plat pouvant aller au four et recouvrir harmonieusement des pommes de terre cuites à l'eau. Parsemer de gruyère râpé. Cuire à four chaud jusqu'à ce que le dessus soit gratiné.

gratin du marin


Allez, je suis déjà repartie.
Prochain rendez-vous, la rentrée de septembre !
A bientôt !
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Salade à la fleur d'oranger

Lundi 28 Juillet 2008, 11:20 GMT+2par Eglantine
Enfin le grand beau temps, l'été quoi, il était temps, je commençais à déprimer. Profitons en à fond...  Et avec le soleil évidemment, des envies de fraîcheur. Je vous livre ici une petite recette bien sympathique pour forte chaleur. Certainement une des dernières recettes avant de prendre un repos total d'une quinzaine de jours....

Il faut dire que c'est un peu comme si j'étais déjà partie... Ce beau temps, le début des congés ont imprimé chez moi un air de farniente et surtout l'irrésistible envie de remettre beaucoup d'ordre dans la maison... au détriment bien entendu de mon blog et plus généralement de la blogosphère....

salade à l'orange

1 belle salade verte
1 orange 1/2
1 cuillère à soupe de jus de citron
1/2 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger
1/2 cuillère à café d'huile
1 pincée de sel
1 cuillère à soupe de sucre (rase).

Nettoyez bien la salade et n'en garder que le coeur et les feuilles tendres. La découper en fines lanières.

Prenez le jus de la 1/2 orange. Peler à vif l'autre et coupez la en dés. Ici, je n'ai pas fait mais c'est mieux de peler à vif.C'est très bien expliqué là (clic).

Mélangez jus d'orange et citron, huile, eau de fleur d'oranger, sel, sucre.

Disposez les organges sur la salade lavée et essorée. Versez délicatement la sauce dessus.

salade a la fleur d'oranger et crudités

C'est un  véritable bonheur. J'avais fait cette salade avec tout une série d'autres crudités dont une salade de carotte à la marocaine et quelques oeuf durs. Repas light pour journée caniculaire....
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Pizza maison, aubergines, oignons, champignons et fromage

Mardi 15 Juillet 2008, 11:34 GMT+2par Eglantine

La cuisine toute prête, produit prêt à l'emploi et plus qu'à mettre au four, je dois avouer que ça n'a jamais été trop mon truc sauf pour une chose, les pizzas parce qu'à chaque fois que je tentais l'expérience, invariablement on faisait la comparaison avec le pizzaoilo du coin qui, d'ailleurs n'avait aucun mérite puisqu'il ne faisait que ça à longueur d'année avec une recette formatée.

Et puis grâce à l'arrivée de ma MAP que je pourrais plutôt qualifier d'arrivée de Pétrin tant elle ne me sert qu'à cela, les mentalités ont avancé : la pizza du coin est certes toujours bonne mais elle n'est plus l'unique.... la mienne a droit aussi à des : pas mal.... elle est bonne.... tu peux refaire......

Je fais maintenant très souvent de la pizza et c'est toujours cette recette de pâte que je choisis. C'est une adaptation personnelle du livret fourni avec la MAP. Le livret préconisait de la farine mexicaine que je n'avais pas. J'ai donc tout simplement mélangé de la farine normale avec de la farine de maïs. A la cuisson, la pâte reste fine et ne durcit pas. En plus elle est particulièrement souple et très facile à étendre. La farine de mais lui confère un arrière petit goût pas désagréable du tout... Je me verrais bien poser la pâte sur ma main et la faire tourner pour l'étendre comme chez les vrais pizzaoilos.... mais bon, ça, c'est une autre étape...


pizza au fromage de chèvre

Pâte à Pizza :

130 ml d'eau froide
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
2 petites mesures de sucre (autour de 10 gr)
1 petite mesure de sel (autour de 5 gr)
180 gr de farine de ménage (T55)
45 gr de farine de maïs
1/2 grande mesure de levure sèche (autour de 10 gr)

Mettre le tout dans la MAP et dans l'ordre. Pétrir sur programme pâte. Laisser monter 1 h 30.

Garniture

Celle-ci évidemment varie mais celle que nous préférons tous, c'est celle qui utilise des tomates fraîches découpées en rondelles  (débarrassées d'une partie des pépins et du jus) et que nous posons crues à même la pâte. A la cuisson elles révèlent toute leur saveur. L'hiver, j'utilise de la pulpe ou du jus de tomates que j'aromatise alors avec quelques herbes et éventuellement une pointe d'ail).

Pour cette maxi garniture de pizza, j'ai utilisé :

4 tomates fraîches
1/2 aubergine
1/2 poivron
1 bel oignon
100 à 150 gr de champignons
Fromage au choix (ici, une boule de mozarella, petit rond de chèvre, comté en lamelles, un peu de râpé)
Huile d'olives
sel, thym, basilic (parfois je mets romarin et basilic)

pizza aux aubergines


L'aubergine est découpée en tranches que l'on pose sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Les tranches sont badigeonnées d'huile sur le dessus puis passées au four jusqu'à ce qu'elle commence à prendre couleur.

Les oignons sont coupées en fines lamelles, l'aubergine en petits dés. Le tout est jeté dans une poêle avec un peu d'huile d'olive jusqu'à ce que les oignons blondissent.

Les champignons sont coupées en lamelles et revenus rapidement dans un peu d'huile d'olive.

Lorsque le tout est prêt : on étale la pâte finement, on met une couche de tomates épépinées, vidées de leur jus et découpées en fines tranches (comme pour une salade). On sale un peu. On répartis ensuite les aubergines en laissant de l'espace entre chaque tranche puis ensuite les lamelles d'oignons, les champignons et quelques dés de poivron par ci par là. On sale de nouveau, on réparti les herbes : thym, basilic et très souvent romarin.

On coupe la mozarella en tranches,  un peu de compté en tranches fines, un peu de râpé (pas plus de 30 gr) et ça et là, on dispose des petits ronds de chèvre, taillés en deux pour l'occasion.

On met un peu d'herbes sur le chèvre puis on parsème le tout d'un petit filet d'huile d'olives et hop au four jusqu'à ce que ça dore et si vous avez un très vieux four et que vous voulez quand même une cuisson presque parfaite, je vous conseille de lire le paragraphe ci-dessous.

Une part de pizza

Un petit truc. Certaines recettes très bonnes ont la réputation d'être nées de l'erreur d'une cuisinière. Je crois bien que je viens de découvrir ainsi une nouvelle façon de faire. Les lignes qui suivent sont adaptées aux vieux fours sans aucun confort moderne (pas de chaleur tournante.......). Lorsque j'ai allumé mon four l'autre soir, j'ai par inadvertance glissé le bouton sur sole. Je m'étonnais alors que ma pizza ne grille pas sur le dessus. Lorsque je m'en suis aperçu, le dessous était déjà bien cuit. J'ai donc mis le four sur gril puis j'ai monté la pizza au niveau supérieur. Le croiriez vous, elle ne fut jamais aussi bonne !

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Petits sablés de Sablé-sur-Sarthe

Jeudi 10 Juillet 2008, 11:35 GMT+2par Eglantine
Beaucoup de gâteaux ont leur légende. Le sablé ne fait pas exception à la règle. Il serait né à Sablé-sur-sarthe. On trouve trace de ce petit sablé dès le 3e tiers du XVIIe siècle dans la correspondance que Mme de Sévigné entretient avec sa fille.

Les princes de Condé avait pour habitude de recevoir de nombreux convives le 1er lundi du mois. Le 1er lundi du mois de juillet 1670, le fameux Vatel,  alors Maître d’hôtel de l’illustre famille, fit servir « une multitude de petits gâteaux secs et ronds ».

 Madeleine de Souvré, marquise de Sablé, présente dans le salon ce jour là se fit l'ambassadrice de cette petite douceur en l'apportant à Louis XIV qui dès lors en exigea tous les matins pour son petit déjeûner. Elle ne s'arrêta pas là et promut le petit gâteau dans les salons du Faubourg saint-honoré puis place-royale à Paris.

Voila donc pour la petite histoire. Depuis, les pâtissier de Sablé-sur-Sarthe ont leurs recettes et leurs secrets de fabrication. Je ne pourrai pas vous dire si celui que je vous présente leur ressemble en goût puisque je n'ai jamais eu la chance de déguster l'original mais ils sont fort bons et présentés comme tels, de Sablé-sur-Sarthe sur la recette d'origine.

sablés

Entre 20 et 25 sablés (6 cm de diamètre)

75 gr de beurre
75 gr de beurre salé
125 gr de sucre
1 jaune d'oeuf + 1 jaune d'oeuf (dorure)
250 gr de farine
1 cuillère à café d'extrait de vanille

A défaut de beurre salé, on peut ajouter du sel, ce que j'ai fait.

Faites ramollir le beurre salé et le beurre cru à température ambiante. Saupoudrez de sucre et malaxez. Eventuellement, n'hésitez pas à vous servir de vos mains (éviter les engins électriques). Ajoutez le jaune d'oeufs et l'extrait de vanille. Saupoudrez avec la farine. Malaxez le tout. Ramenez en boule ou en boudin et laissez reposer 1/2 h.

Au bout de ce temps, étaler la pâte sur 1/2 cm d'épaisseur (la recette d'origine dit 1 cm mais je trouve ça bien trop haut). Découper avec un emporte-pièce (mes gâteaux ont un diamètre de 6 cm) et déposer les gâteaux sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Laissez reposer 30 mn (au frais de préférence).

Incisez les sablés avec une fourchette et badigeonnez les avec un jaune d'oeuf battu.
Cuire 15 à 20 mn th. 210°. Surveiller attentivement, ça peut roussir très vite. Ils doivent rester clairs.

Absolument délicieux !
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Une journée presque parfaite !

Lundi 7 Juillet 2008, 11:34 GMT+2par Eglantine

Il y a comme ça des week-end insolents ou rien ne va : ce qui est joli en photo l'est moins au goût, ce que vous n'avez pas pris en photo est excellent ou encore, la seule photo potable que vous arrivez à obtenir n'est pas du tout à la hauteur du mets présenté. Ce fut le cas du week-end, un total fiasco photographique mais par contre et c'est le plus important de réelles satisfactions culinaires.

Tout a commencé par la fête des voisins que nous ne faisons jamais en même temps que le reste de la France mais seulement lorsque l'un d'entre nous bat le rappel à l'occasion d'une chaude journée d'été ensoleillée. Arrivent alors de toutes les maisons du quartier, apéros, amuse-bouches divers et variés, salades colorées, barbecue géant et tartes ensoleillées.

J'avais pour l'occasion fait de petites navettes. L'idée était excellente. Les petits pains fourrées de fromage, de pâté et de saumon furent assez appréciées. 

navettes


Très jolies mais un peu sèches ces navettes, peux mieux faire... Vous n'aurez droit qu'à l'alléchante photo..... les invités étaient ravis mais je sais que le pain peut être nettement meilleur.

Le soir, nous recevions des amis. Cette fois, ce fut la recette offerte par Olivier Garnier lors de la fête de l'asperge et présentée par Eric Chazallet que je choisis de réaliser en entrée : le velouté d'asperges du Blayais et sa royale de foie gras. Le seul hic, c'est que je n'avais pas réellement le matériel adéquat et en plus, lors de l'achat des asperges, j'avais sous-estimé la quantité. J'ai donc adapté la recette à mon environnement.

1°) cuire la royale de foie gras dans de petits ramequins afin que je puisse la cuire dans mon cuit-vapeur asiatique
2°) modifier la recette du velouté notamment pour obtenir une quantité qui tient compte d'une part du nombre des convives, d'autre part de la quantité d'asperges achetées le matin
3°) adapter les proportions de la recette originale à 6 personnes

Proportions pour 6 petits ramequins

velouté d'asperges

Ben oui, l'assiette est vide
(de toute façon, un velouté, c'est un velouté et si vous voulez vraiment voir une photo, vous pouvez toujours aller en voir
une ici (clic) mais c'est pas la même recette !)

Royale de foie gras

85 gr de foie gras
165 gr de crème liquide
1 oeuf
1/2 jaune d'oeufs
2 gr de sel


Vous trouverez toutes les précisions pour la réalisation de la royale à cette adresse (clic). Le principe, faire fondre le foie gras dans la crème liquide chaude, ajouter alors oeufs et sel. Bien remuer puis passer à l'étamine. et mettre dans de petits ramequins. Filmer et cuire à la vapeur (15 mn, eau à 90°).

Pour le velouté d'asperges, j'ai légèrement modifié la recette.

Velouté d'asperges

2 cubes de bouillon de volailles,
500 gr d'eau
1 feuille de laurier
Thym
2 à 3 branches de persil
1 clou de girofle
1 petite carotte
Poivre
250 gr de pommes de terre

500 gr d'asperges
100 gr d'oignon
Huile d'olive

20 gr de beurre
Une petite cuillère de crème


Faire chauffer l'eau et le bouillon de volaille. Ajouter dedans la carotte,  le persil, le clou de girofle, la feuille de laurier, un peu de thym. Couvrir et laisser cuire doucement entre 35 et 45 minutes. Filtrer. Éplucher la pomme de terre, détailler la en fin morceaux et faites la cuire dans le bouillon.

Pendant ce temps, éplucher vos asperges. Les émincer finement en préservant les têtes. Émincer finement les oignons. Faites suer le tout dans un peu d'huile d'olive. Ajouter alors asperges et oignons au précédent bouillon ainsi que les têtes d'asperges. Cuire rapidement et mixer le tout.

En ce qui me concerne, j'avais fait les petits ramequins de foie gras un peu à l'avance et les ai réchauffé à la vapeur au moment du service.

Le mieux est d'essayer de faire ce velouté seulement quelques temps avant la dégustation. Au moment du service, ajouter le beurre et la crème fraîche.

Le service :

C'est là que l'affaire se corse. Dans la recette originale, la royale de foie gras est déjà prisonnière dans l'assiette. On verse la soupe dessus. Nous, nous avons démoulé chacun notre petit ramequin puis avons versé la soupe dessus.

Seulement voilà, il a fallu choisir entre un velouté bien chaud et une photo qui de toutes façon ne serait pas top....... pas eu le temps de beaucoup réfléchir... ce qui explique la photo vide. Ce fut un véritable délice....

Nous avons continué par un Fish Pie (merci au passage Hélène) qui a été fort appréciée

Des profiteroles ont clôturées le repas : pâte à choux fourrée dans lesquels j'ai glissé une demi-framboise et une crème diplomate parfumée au Kirsch, et petite sauce au chocolat.

Sauce au chocolat

Deux poignées de pastilles de chocolat
20 à 30 gr de beurre
Un peu de sucre
Un peu de crème
Eau

Profiteroles

Je vous l'avais dit : pas très top les photos !

On fait fondre pastilles de chocolat, beurre, sucre et crème ensemble sur un feu très doux et on allonge peu à peu la sauce d'un peu d'eau jusqu'à l'obtention d'une sauce liquide un peu de la consistance d'une crème anglaise.

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Baguette viennoise

Mardi 24 Juin 2008, 11:24 GMT+2par Eglantine
Avec l'arrivée de l'été, changement de look offert par Vincent le Grand Manitou de   logo mabulle
Ce dernier a décidé de nous offrir un nouveau thème pour nos blogs : un look nouveau mais aussi plein de petits trucs destinés à améliorer la mise en valeur de certains articles, leur lisibilité (possibilité d'agrandir l'écriture pour le lecteur), l'impression et la navigation à travers le blog (nombreux boutons pour aller de bas en haut sur la page ou explorer les rubriques). Il a gracieusement pris tout en charge, cherchant à répondre autant que possible au moindre de mes caprices (insertion d'un blog-it par ci, changement d'un intitulé par la.....). Bon, il a un peu exagéré au niveau de la sécurité des commentaires mais c'est pour notre bien être, ça évite le spam. Et Moi les pieds en éventail,  rien à faire qu'à regarder et dire, c'est pas cool ça ! Merci grand manitou, c'est vraiment sympa ici... !
 
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Lorsque j'ai commencé ce blog il y a maintenant presque 2 ans 1/2, j'étais loin d'imaginer qu'un jour je pourrais faire mon pain et c'est arrivé. Aujourd'hui, je n'en achète plus. Je fais régulièrement le pain tradition et le pain au seigle. J'en congèle le dimanche juste après la cuisson afin d'en avoir toute la semaine.

Chez moi, il y avait un pain mythique : le pain viennois. Jamais Oh grand jamais je n'avais imaginé qu'un jour je pourrais le faire. Ce pain est pour moi une vraie friandise. Enfant, lorsque nous allions visiter mon oncle boulanger, ma mère en ramenait systématiquement : je mangeais la première partie de la baguette fraîche un peu comme on mange de la brioche et le lendemain je faisais griller le reste que je tartinais d'un peu de beurre pour mon petit déjeuner. Aujourd'hui je sers souvent le pain viennois en accompagnement du fois gras (chaud et un peu toasté).

Devant mes premières expériences concluantes, j'ai décidé de défier ce que je croyais un mythe. Ce fut une très bonne idée. La recette, je suis allée la chercher sur le site ou j'avais déjà pris le pain tradition mais je l'ai adaptée à une cuisine familiale.

Pour trois baguettes :

218 gr de lait
14 gr de levure
42 gr de sucre
1 oeuf
8 à 9 gr de sel
415 gr de T55
31 gr de beurre
125 gr de pâte fermentée

Pour la recette de la pâte fermentée, consulter l'article : pain de tradition (clic)

Pain viennois

Tout d'abord :

Peser le lait et prélever une demi-tasse que vous faites tiédir. Diluer la levure dans ce liquide. Réserver.

Battre l'oeuf avec une fourchette. Séparer la masse en deux parties : 75 % et 25 %.

Dans un deuxième temps :

Dans la map mettre dans l'ordre, le lait, les 75% d'oeuf, le sucre, le sel. Ajouter la farine, le beurre. Sur un coin de farine, ajouter  la levure diluées dans le lait. Mettre en marche sur programme pâte. Au bout de 1 à 2 mn, ajouter la pâte  fermentée.Arrêter la machine lorsque vous obtenez une boule qui se décolle bien des parois.

Laisser reposer une heure et faire un rabat (relancer la map pour 30 secondes environ, histoire de faire redescendre la pâte).
Laisser reposer encore une heure. La pâte doit avoir largement doublé de volume.

Détailler la pâte en trois patons d'égal poids. Bouler et laisser détendre 15 mn.

Mettre en forme : aplatir chacune la boule à la main, en faire un rouleau en la repliant sur elle même. L'étendre en la faisant tourner sur elle même comme pour de la pâte à modeler mais doucement, elle ne doit pas être trop travailler. Pour les gestes, allez voir (là).

Laisser gonfler environ 1 h 30 (pour une temp&eac