Me voila de retour parmi
vous. Mes
vacances n'ont vraiment pas été très
gastronomiques. En effet, nous avons
préféré
profiter de la nature pendant la première partie des
vacances
puis en fin de séjour de l'aubaine offerte par la ville
d'Aurillac, je parle bien sur du festival de
théâtre de
rue. Pendant 4 jours de folie, on peut assister gratuitement
à
toutes sortes de spectacles de très grande
qualité :
théâtre, musique, acrobatie, danse,
poésie. Rire,
larmes, émotion, émerveillement sont au
rendez-vous !
Pendant ces quelques jours, la bouffe devient accessoire, est
rapide, prise pendant le spectacle même
ou entre deux
spectacles sur le bord d'un trottoir transformé pour
l'occasion
en confortable chaise puisque les spectacles se regardent pour la
plupart assis à même le sol. Le cours de
Monthyon, rebaptisé pour la circonstance
"boulevard de
la bouffe" offre ce qu'il y a de mieux et de pire en matière
de
restauration rapide mais en tout cas, une très grande
diversité : frites, saucisses, merguez, khebab, sandwich
divers
et variés, salades composées, paella,
crêpes,
gaufres, churros, galettes et nems végétariens,
stands
mexicains, asiatiques....... et j'en passe mais aussi Auvergne oblige,
l'aligot et la truffade.
Une petite précision tout de même. L'aligot bien que coulant abondamment en Auvergne est en fait aveyronnais, plus précisément de la partie aveyronnaise de l'Aubrac, la région de laguiole. Merci à Annette d'avoir dans un commentaire rectifié son origine.
L'aligot qu'on trouve
sur ce genre de
manifestation n'est pas de première qualité.
Préparé à basse de flocons et de tome
fraiche
même s'il se laisse quand même dévorer,
il
n'égale pas celui préparé dans les
chaumières.
Aussi, je n'ai pas
résisté au plaisir avant de repartir d'aller
gaiement
dévaliser une fromagerie rapportant ainsi dans mes
valises
: Saint Nectaire, bleu, cantal, salers et bien sur tome fraiche
élément indispensable à l'aligot et
à la
truffade et pratiquement introuvable dans le Nord. Les vins ne sont pas
légion mais les liqueurs coulent à profusion
notamment
à base de fruits divers et variés : myrtilles,
fraises,
noix.... Ma préférée reste la Verveine
du Velay
mais je dois avouer avoir aussi un petit penchant pour celle de
chataignes...
Voici donc la recette
de l'aligot qui n'est en rien compliquée
si ce n'est trouver le fromage quand on habite pas l'Auvergne.
1 kg de pommes de terre
400 gr de tome fraiche
4 belles gousses d'ail
100 gr de beurre
200 gr de crème fraiche
Sel, poivre
Parole d'Auvergnat et de fromager, il faut commencer par mettre la tome
à température ambiante. La sortir donc du frigo
une bonne
heure avant la préparation.
Faire cuire à l'eau et avec les gousses d'ail
épluchées mais non hachées, les pommes
de terre
détaillés en morceaux grossiers. En faire une
purée en enlevant les gousses d'ail au préalable.
Personnellement, j'ai laissé deux gousses d'ail pour donner
un
peu plus de gout aux pommes de terre.

Mélanger à la
purée beurre et crème
fraiche. Puis ajouter la tome détaillée en
lamelles et
mélanger au fur et à mesure et toujours dans le
même sens en laissant le récipient sur feu moyen.
Au bout
d'un moment ç'est lisse, c'est chaud, ça file,
c'est bon.
Ajuster sel et poivre. Certains y ajoutent de la muscade. Je n'en ai
pas mis.
Servez vous et dépêchez vous de manger !
Accompagnez le d'une petite salade verte. Miaaaammmm !!!
OK,
c'est pas light du tout mais qu'est ce que c'est bon
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!