Mercredi 23 Mai 2007
Le canard
Par Eglantine, Mercredi 23 Mai 2007 à 12:07 GMT+2 dans Le Placard d'elle
Des
histoires de
canard, beaucoup de personnes en ont le souvenir, vous savez ce canard
à qui l'on tranche la tête et qui continue à
courir dans la basse-cour.
Cette histoire je l'ai vécue. Ce fut d'ailleurs la seule fois
où nous
mangeâmes un canard dans la ferme. L'affaire nous avait un
tantinet
refroidis : la tête fut tranchée sur un billot de bois : le
volatile se soulève, bat des ailes sur
quelques mètres, se met sur ses pattes, traverse en courant la cour et
quelques minutes plus tard s'affaisse enfin vaincu.... une image très
impressionnante et effrayante pour
l'enfant que
j'étais.
Aujourd'hui je vais vous conter une histoire somme toute beaucoup plus plaisante.
Pendant la guerre, il était difficile de trouver de la bonne nourriture et encore plus du poisson surtout lorsqu'on habitait dans une petite ville de lorraine, Bar-le-Duc. Mes grands-parents étaient des catholiques très pratiquants et le vendredi était une affaire sérieuse : interdiction de manger de la viande mais.... on pouvait manger du gibier d'eau, nuance subtile.
Mon père qui était un homme bon se dit que ce jour là, il serait bon d'emmener à sa promise un nourriture qui aurait l'agrément de sa future belle famille. La viande était si difficile à trouver. Au diable les conventions, pour une fois le canard de la ferme conviendrait. On dirait qu'il venait de l'étang, y'en a tellement dans la région. L'affaire ne devait pas être ébruité sinon le canard resterait.
Mon père réfugié à ce moment là dans sa forêt pris quelques jours de liberté pour se rendre dans
la ville barroise et franchir les quelques 60 km qui séparait
les deux
communes sur un petit vélo.
Le canard fut très bien accueilli et entreposé soigneusement jusqu'au vendredi. De l'avis général, il fut dévoré avec plaisir et à ce qu'on raconte, il était particulièrement délicieux.
Mon père facétieux ne put s'empêcher de révéler son forfait dès la fin du repas. Il se fit sévèrement tancer mais cela dura peu de temps et se termina finalement en larges éclats de rire. Après tout, ils l'avaient mangé en toute bonne foi ce canard, il n'y avait donc pas péché. Seul le généreux donateur était coupable et le très haut était certainement clément... Et puis aujourd'hui encore, cette farce qui alimente les banquets familiaux. fait notre bonheur. Il en faut peu parfois pour être heureux.
Je ne sais pas à quelle sauce il fut cuisiné, la seule assurance que je peux vous donner c'est que mon prochain post sera "le canard au vinaigre framboisé".
Le canard fut très bien accueilli et entreposé soigneusement jusqu'au vendredi. De l'avis général, il fut dévoré avec plaisir et à ce qu'on raconte, il était particulièrement délicieux.
Mon père facétieux ne put s'empêcher de révéler son forfait dès la fin du repas. Il se fit sévèrement tancer mais cela dura peu de temps et se termina finalement en larges éclats de rire. Après tout, ils l'avaient mangé en toute bonne foi ce canard, il n'y avait donc pas péché. Seul le généreux donateur était coupable et le très haut était certainement clément... Et puis aujourd'hui encore, cette farce qui alimente les banquets familiaux. fait notre bonheur. Il en faut peu parfois pour être heureux.
Je ne sais pas à quelle sauce il fut cuisiné, la seule assurance que je peux vous donner c'est que mon prochain post sera "le canard au vinaigre framboisé".

















