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Eglantine

Le Placard d'elle

Elle, c'est Eglantine. Ses racines sont en Argonne dans un petit village perdu à la lisière de la grande forêt. Eglantine vous parle de sa cuisine, de ses souvenirs, de là-bas mais aussi d'ailleurs...

Les merveilleuses croquettes aux noisettes

Vendredi 19 Janvier 2007, 13:20 GMT+2par Eglantine
Elle raconte : le voyage en alsace

Quoi de mieux pour symboliser l'Alsace qu'une recette de  Suzanne Roth : les croquettes aux noisettes (tiré de son excellent livre "les petits gâteaux d'Alsace").

cacroustille

Ces petits gâteaux, c'est aussi tout l'art de casser les noisettes car il en faut beaucoup et si comme moi, vous aller les chercher sur les arbres, vous allez avoir plein de coquilles à enlever. Avec un casse-noisette traditionnel, pour avoir 300 gr, c'est ampoules assurées. Voici donc la méthode artisanale employée pendant de longues années dans la maison parentale. A prendre avec le sourire, à adapter ou à laisser...

Il vous faut :

  • 1 clef de 21 (très important la clef de 21)
  • 1 marteau  (le gabarit du marteau est primordial, de lui dépend la réussite de la méthode : ici nous avons utilisé un marteau de chaudronnier, qui sert plutot à travailler le métal)
  • 1 pièce de bogie (ou autre pièce de métal) pour servir d'enclume (pour ceux qui connaîtraient pas : le bogie est une pièce souvent montée de quatre roues qui sert à faire prendre les courbes aux locomotives)
  • Du journal propre parce que la casse des noisettes ça fait du chantier et il vaut mieux être prévoyant.
cassenoisette

Et voilà, pas besoin d'en dire plus, la photo parle d'elle même.

Maintenant passons aux choses sérieuses : voici une recette que je garantis excellente et même plus : exceptionnelle. En général les invités disent : bof, j'ai pas très faim, pas trop envie de manger un truc aux noisettes, puis ils mettent dans la bouche, avalent et finissent la bouchée en disant : dis donc, t'as la recette et au passage, ils repiquent deux ou trois petits gâteaux ?

Pour la Pâte

300 gr de farine
150 gr de sucre en poudre
100 gr de beurre (amolli)
1 paquet de sucre vanillé
1 pincée de sel fin
2 oeufs
1 cuillère à café de levure chimique

Pour la garniture

150 gr de beurre
150 gr de sucre
1 paquet de sucre vanillé
4 cuillère à soupe d'eau
150 gr de noisettes moulues fin
150 gr de noisette hachées

Miel

depres

1ère partie

Préparer la pâte

Mélanger levure et farine et faire une fontaine. Dans le creux, ajouter le sucre, le sucre vanillé, le sel, les oeufs et faire une pâte en incorporant peu à peu une partie de la farine. Couper le beurre en petits morceaux. Ajouter à la pâte et commencer à pétrir en incoporant le reste de farine afin d'obtenir une pâte lisse. Si elle colle, la mettre au frais 1 heure.

Abaisser cette pâte en un grand rectangle et le poser sur une plaque beurrée. Une grande plaque à pizza rectangulaire ira très bien au niveau de la taille. Badigeonner de miel (faites le chauffer un peu pour qu'il s'étale mieux).

2e partie

mouluconcasseFaire fondre le beurre avec le sucre et l'eau et faire chauffer jusqu'au point d'ébullition. A ce moment ajouter les noisettes moulues et concassées ensemble et laisser refroidir. Pendant ce temps, préchauffer le four sur th.150°.

abaisseEtendre cette préparation de garniture sur l'abaisse précédente et faire cuire 25 à 30 mn. Après cuisson découper en carrés de 6 cm de côté et éventuellement couper ces carrés en deux selon leur diagonale.




3e partie entièrement facultative et seulement pour les plus gourmands (moi je fais pas, je trouve celà trop délicieux nature) mais quitte à donner une recette, autant la donner en entier.

Glaçage

100 gr de sucre glace
3 cuillères à café de cacao
1 grosse noix de beurre
3 cuillères à soupe d'eau

Faire fondre légèrement le beurre, ajouter le cacao et le sucre glace. Mélanger et ajouter un peu d'eau si nécessaire. La masse doit être épaisse mais assez fluide pour y tremper les deux coins de vos croquettes. Vous avez compris........


miam
Extrait de "les petits gâteaux d'Alsace", excellent livre de Suzanne Roth llent livre de Suzanne Roth
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Gâteau d'automne au potimarron et aux épices

Vendredi 12 Janvier 2007, 12:42 GMT+2par Eglantine

Gateau au potiron, gateau au potimarron, gateau à la courge
Je sais, je sais, vous allez me dire que ce n'est pas l'automne et donc plus l'époque du potimarron. Mais moi, il se trouve que j'aime beaucoup ça et que j'en avais un en réserve dans mon garage et il attendait sagement que je lui fasse un sort.

Habituellement, je ne suis pas trop fan des gâteaux au potimarron. Trop souvent déçue : texture déplaisante, saveur bizarroïde... bref, j'avais donc renoncé et puis je suis tombée sur la recette de Cléa et c'est chez elle que vous trouverez les proportions et la manière de faire. Je n'ai rien changé. De toute façon,  c'est une recette d'enfance et de famille et les recettes de famille en principe, elles sont toujours bonnes.

gateau_potiron

Du coup je me suis fait un petit thé pour accompagner cette douceur. Cette recette me réconcilie avec les gateaux au potimarron.  Je sais maintenant qu'ils peuvent être bons.  Il faut dire que dedans il y a des noisettes et de la cannelle, deux ingrédients que j'affectionne particulièrement. Je ressortirais certainement cette recette à l'automne prochain lorsque les potimarrons recommenceront à décorer les fenêtres. Merci donc Cléa.
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Madeleines de Commercy

Mercredi 6 Decembre 2006, 13:30 GMT+2par Eglantine

Une chose sur laquelle tout le monde s'accorde c'est que le roi Stanislas Leszczynski était un vrai gourmand. Encore une fois, voilà une pâtisserie qui restera dans les mémoires de la Lorraine grâce à ce roi pas tout à fait comme les autres. Je rappelle que nous lui sommes aussi redevables du très connu Baba au Rhum mais aussi des délicieuses  visitandines de Lorraine.

Voici comment au creux des chaumières, on raconte la petite histoire : un soir, l'irascible pâtissier du château de Commercy avait laissé l'ex-roi de Pologne, Stanislas sans dessert. Madeleine, la servante confectionna à l'improviste des petits gâteaux à la jolie forme bombée. Séduit, le gourmand Stanislas leur donna le nom de la servante et en envoya aussitôt à Versailles ou elles connurent le succès qu'on leur sait aujourd'hui.

Il y a autant de recettes de Madeleines que de boulangers à Commercy. C'est ce que se plait souvent à dire ma mère. Mon grand oncle les fabriquait et les commercialisait mais il n'a jamais voulu donner son secret ! Moi j'aime particulièrement cette recette trouvé sur un vieux journal de 1992 car je trouve qu'elle s'approche beaucoup de ce que je connais.

madeleines

3 oeufs
130 gr de sucre
150 gr de farine
125 gr de beurre
20 gr de miel liquide (cerisier éventuellement)
5 gr de levure chimique
1 pincée de sel
le zeste d'1/2 citron (on peut aussi mettre de l'orange)

La recette se fait sur deux jours. Et oui, va falloir être patient.

La veille

Faîtes fondre le beurre dans une petite casserole au bain-marie et hachez très finement le zeste de citron.

Dans un saladier, mettez les oeufs entiers avec le sucre et le miel. Travaillez longuement le mélange au fouet jusqu'à ce qu'il blanchisse et devienne mousseux. Ajoutez alors la farine tamisée, la levure puis le beurre fondu. Mettez la pâte à reposer au réfrigérateur au minimum  12 h. 

Le lendemain

Préchauffez le four th. 220° C. Beurrez et farinez légèrement une plaque à madeleines. Versez la pâte en emplissant les moules aux 2/3 seulement. Faites cuire 8 à 10 mn puis démoulez et laissez refroidir sur une grille.

madeleine


Je n'ai malheureusement pas un four ni des moules très perfectionnés mais cela n'enlève rien à leur saveur. Elles sont juste un peu plus foncées qu'elles ne devraient l'être. En tout cas, je vous le garantis, elles sont délicieuses.

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La confiture d'Eglantine

Jeudi 30 Novembre 2006, 12:29 GMT+2par Eglantine

Autres appellations : confiture de gratte-cul, confiture de cynorrhodons

Pot

Eh oui, pour mes un an de blog, je vous offre la confiture d'Eglantine, ma confiture. C'est un peu normal, non puisque c'est le pseudo que j'ai choisi par rapport à la fleur qui a enchanté mon enfance. Au delà du clin d'oeil, ce choix symbolise bien finalement mon année bloguesque. Sans cette ballade de sites en sites, vos sites, je n'aurais jamais eu ni l'idée, ni la recette pour la faire. 

En effet, Il y a quelques mois déjà, Tarzile nous avait présenté l'églantine de son jardin. Cette Eglantine qui ne ressemblait pas à la mienne avait éveillé en moi des tas de souvenirs. A mon tour donc, je rédigeais un article sur la fameuse Eglantine et si je connaissais  le côté désopilant du bon vieux poil à gratter, le merveilleux parfum de la fleur, j'ignorais alors, jusqu'à l'écriture de l'article que la baie était appelée gratte-cul ou cynorrhodon et qu'en plus elle était comestible. Oui, je m'informe d'abord et ensuite, je vous informe, je l'avoue... Mais c'est la loi qui régit les formateurs et enseignants de tout ordre : apprendre pour ensuite diffuser....

gc

Dans différents articles, on laissait même entendre que les confitures étaient délicieuses. Je ne pouvais pas passer à côté de cela d'autant plus que Lilo m'avait gentiment fait parvenir une recette.

Obsessionnellement, pendant de long mois, j'ai guetté les buissons, priant pour qu'on ne les coupe pas, qu'on s'aperçoive enfin que ce ne sont pas que de mauvaises herbes. Le ciel m'a exaucé. Est-ce parce qu'il m'a entendu ou plus vraisemblablement parce que les buissons si hauts perchés sur les talus étaient inaccessibles aux engins mécanisées... toujours est-il qu'au moment de la cueillette, ils étaient là.

Après les premières gelées disaient les documentations, c'est après les premières gelées qu'ils fallaient les cueillir. Je guettais donc le thermomètre et aux premières gelées (enfin presque) j'étais aux pieds des Eglantiers. Ca se mérite vous savez les cynorrhodons....  Plus d'une heure de cueillette pour de minuscules baies hautement perchées en haut de talus défendues à leurs pieds par un fossé et une multitude de ronces et en plus  perchées au bout de longues branches épineuses inaccessibles.

Première étape, franchir le fossé, deuxième étape, s'installer et caler ses pieds bottés au pied du buisson, troisième étape, avec une fourche, tirer à soi les longues branches épineuses puis dernière étape, avec une attention extrême retirer une à une les petites baies sans se faire déchiqueter par les épines : au final, un trésor de 500 gr.

Après cela, l'étude des recettes : laquelle choisir. C'est pas bien expliqué les recettes de confiture de cynorrhodon  et je me demande parfois si les personnes qui les écrivent les font réellement. ... Il y avait celle de Lilo qui me plaisait particulièrement.  Et puis elle fait de si bonnes choses, c'est une source sure. Seule, un détail me dérangeait, cuire les baies avec les graines et passer ensuite au presse purée. Quand on a l'expérience que j'ai et que l'on connaît la force du poil à gratter, on est en droit de se demander quel pourrait être le résultat si par malheur le poil atteignait votre estomac : assurément, une bonne et désagréable farce en perspective.  Or j'avais entendu dire qu'on pouvait épépiner les fameuses baies.

epepine


Je cherchais donc une deuxième recette et c'est sur celle d'Eric Varlet spécialiste des fruits sauvages que je jetais mon dévolu. C'était presque celle de Lilo mais avec des variantes : épépinage des baies, lavage, chauffage du vin pour la macération. Je décidais donc de m'aider des deux recettes pour arriver à faire ma confiture.

Les ingrédients :

Des baies
Du vin blanc
Du sucre

L'épépinage :

graines 3 heures, c'est le temps qu'il m'a fallu, armée de gants en latex pour préparer mes baies : les couper en deux et les épépiner soigneusement. A la fin de l'opération mes doigts étaient gourds. Je passais ensuite plusieurs fois les baies à l'eau froide prenant soin à chaque fois d'épurer la surface des poils et des graines qui remontaient. Au total, seulement 220 gr de chair.

Certains disent que juste après les gelées, il suffit de les cueillir, d'appuyer un petit coup dessus pour en extraire les pépins. Effectivement, j'ai constaté ce phénomène mais de Lille à l'Argonne il y a un certain nombre de kilomètres et je n'ai pu être là qu'une semaine à 15 jours après les premières gelées. Aussi je n'ai pas gardé les cynorrhodons mous. N'ayant pas assez d'expérience, je ne savais pas distinguer si ils étaient simplement amollis par le gel ou déjà en voie de décomposition.

La macération :

J'ai ensuite fait chauffer 40 cl de vin et je les ai versé sur les baies. J'ai mis le tout au frigo pour 4 jours. En fait la quantité de vin n'est pas importante. Ce qui est important, c'est qu'elle recouvre bien les fruits épépinés. Il faut remuer tous les jours, c'est dit sur la recette mais à mon avis si le liquide recouvre les baies, ce n'est pas grave d'oublier de mélanger.

La cuisson :

Le plus dur était fait, restait la cuisson. Au bout de quatre jours, j'ai amené à ébullition le tout et laissé bouillonner 15 minutes. J'ai séparé baies et vin et j'ai passé les baies uniquement au presse purée (grille normale). Un seul passage. (Si on n’épépine pas au préalable, il faut un passage avec la grille à purée normale et un passage avec la grille fine, je conseille d'épépiner). 

J'ai récupéré la pulpe, l'ai pesé. J'ai remis le tout dans la casserole. J'ai ajouté 2 cuillères du vin de macération et le même poids de sucre que de pulpe. J'ai amené le tout à ébullition. La confiture est prête lorsque quand vous déposez une goutte sur une assiette froide elle se gélifie aussitôt.

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Epilogue : Au total, un pot de 400 gr de confiture.

Vous savez, ceux qui  le disent ont raison, c'est très bon. Mais c'est énormément, énormément de travail. Pour moi ça fait partie des vieilles recettes réservées aux personnes vivant près de la nature et prêtes à sacrifier de longues journées à l'élaboration de ce  produit. Pour faire cette confiture, il faut du temps et un temps qui ne compte pas, pas le notre ou du moins le mien, citadine active par obligation. Ca m'a en fait rappelé ces longues journées ou enfant j'écossais des heures entières des petits pois pour en faire des conserves les doigts totalement abîmés par le geste répétitif  et la résistance de certaines gousses.

Je ne suis pas mécontente de moi et du résultat obtenu d'autant plus que, le croiriez vous ?....    c'est ma première confiture !!!.

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Calissons maison

Lundi 13 Novembre 2006, 12:15 GMT+2par Eglantine
http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/11/13/76727-calissons-maison

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On sent l'approche de Noël, les pompiers et les éboueurs sont déjà passés depuis 15 jours pour nous souhaiter les voeux enfin ça c'est ce qu'ils disent.... Mais on n’est pas là pour ouvrir ce débat.... Je suis dans ma période douceurs et je pioche intensément depuis quelques temps au fond de mes vieux cahiers. J'ai retrouvé de vieilles recettes tirés de bon vieux journaux : des petits morceaux de papier jauni soigneusement collés sur une feuille d'écolier grand format. C'est fou le nombre de recettes que je collectionne et que je n'ai jamais faites. D'ailleurs ne rêvons pas je n'arriverai jamais à toutes les tester, il me faudrait plusieurs vies !

 

assiettecalissons

 

Pour une trentaine de calissons

250 gr de poudre d'amandes
250 gr de sucre semoule
1 cuillère à soupe de marmelade d'orange sans morceaux
1 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger

1 blanc d'oeuf
150 gr de sucre glace


Piler au mortier (n'ayant pas de mortier, j'ai utilisé avec succès  mon robot mixeur) poudre d'amandes et sucre semoule en ayant ajouté marmelade d'orange et eau de fleur d'oranger. Lorsque le mélange devient plus ou moins collant finir de masser le tout entre les doigts au besoin en ajoutant un peu de marmelade ou d'eau de fleur d'oranger et étaler le tout sur une petite plaque à 1 cm de hauteur (un couvercle de boîte à gâteaux moyenne et rectangulaire fait très bien l'affaire). La surface doit être bien plane. Aidez vous d'un rouleau à pâtisserie. Pas besoin de farine, ça n'attache pas.

Mélanger blanc d'oeuf et sucre glace pour obtenir un mélange semi liquide (une glace royale) et lisser le tout sur votre pâte d'amandes étalée.

Monter la plaque du four sur la position supérieure et passer le tout au four 2 mn maximum à th. 240°, juste pour blanchir et solidifier la pellicule de surface de la glace royale. Surveiller attentivement ce n'est pas une cuisson. Ne pas dépasser les 2 mn.

calissons

 Chez Acidia, vous trouverez une présentation originale (clic) ! vous pourrez même les offrir !


Verdict : ça  prend 15 minutes à faire,l'effet est spectaculaire, c'est bon. Je les referai mais j'ajouterai un peu d'amande amère pour mieux parfumer la pâte d'amandes.
calissons
Je pense aussi qu'on peut s'amuser assez facilement à varier les parfums. A noter que ces calissons sont à déguster plutôt le lendemain même si vous mourrez d'envie de les dévorer.

 La glace royale aura fini de dessécher et les ingrédients composant le calisson se seront bien imprégnés les uns, les autres, ils n'en seront que meilleur.
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Speculoos

Jeudi 26 Octobre 2006, 20:45 GMT+2par Eglantine
http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/26/74018-speculoos
Voici retrouvée dans mes vieux cahiers la recette des Spéculoos donnée par Olivier Deleval, chef au restaurant La Coquille à Lille

beguin

250 gr de cassonade
250 gr de beurre
350 gr de farine
5 gr de levure chimique
1 oeuf
5 gr de sel
2 gr de 4 épices

Mélanger la cassonade avec l'oeuf puis incorporez le beurre amolli. Ajouter farine, sel, 4 épices et levure. Malaxer pour obtenir une pâte homogène et ferme. Laisser reposer une heure au frais. Etendre finement au rouleau sur 3 mm d'épaisseur. Découper des formes à l'emporte pièces.


beguin3

J'ai utilisé mon mélange personnel 4 épices et je ne suis pas déçue du résultat. Personnellement, je les ai fait arrondis et de diamiètre 6 cm pour accompagner une autre recette donnée par le même chef. Je les ai rangés dans une jolie boîte sur laquelle est dessiné le béguinage de Bruges. A voir absolument si vous allez un jour là-bas.


http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/26/74018-speculoos
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Douceurs chocolatées au thé matcha et à la fraise

Mercredi 7 Juin 2006, 11:50 GMT+2par Eglantine
Dans la rubrique essai, fortement influencée par les blogs que je visite et toujours à l'occasion de l'apéro dinatoire du week-end dernier, j'ai décidé de me lancer dans la création de petites douceurs.

Inspirée par l'utilisation génialissime des boîtes à oeufs de cococorinne et par l'envie d'utiliser ma boîte de thé matcha ( ben oui, ça gagne les modes) de qualité culinaire (d'après le vendeur, le thé matcha culinaire est plus doux que le thé matcha classique), j'ai  improvisé.

chocothefraises

J'ai donc fait des coques
en chocolat noir de chez noir (66 % cacao). J'ai bien essayé de faire une couche de chocolat blanc mais ce dernier a refusé de se laisser travailler correctement. Je changerai donc de marque la prochaine fois.

Puis j'ai fait une mousse avec

2 jaunes d'oeufs
2 gr de gélatine
40 gr de sucre
90 gr de crème liquide fouettée

On ramollit la gélatine à l'eau froide. On fouette la crème liquide.

On fait chauffer autour de 120° sucre et eau, on bat les oeufs et on verse le sirop de sucre chaud dessus tout en continuant à battre. Puis alors que c'est encore chaud, on met la feuille de gélatine. En dernier on incorpore la crème liquide fouettée.

Ensuite on parfume.

J'ai séparé ma mousse en deux. Dans la première moitié une petite cuillère de thé matcha (faut gouter pour obtenir la saveur désirée), dans l'autre quelques fraises écrasées.

Pour finir le tout,
j'ai fait bouillir de la menthe marocaine, (menthe douce pour le thé) dans un peu d'eau. J'ai retiré les feuilles de menthe, ai ajouté du sucre, ai fait un peu réduire puis ai ajouté un peu de gélifiant à tarte (on peut aussi utiliser de la gélatine ramollie).

Touche finale.
J'ai rempli une partie des coques avec de la mousse fraise, l'autre partie avec de la mousse thé. Sur chaque douceur, un peu de menthe fraiche recouverte de la petite gelée à la menthe.

J'ai aimé le parfum du thé matcha associé à la menthe qui m'a rappelé la douceur du thé du désert, ma fille a particulièrement apprécié la préparation à la fraise. Le seul hic, la coque en chocolat noir qui n'a pas été perçue de la même façon par tout le monde. La prochaine fois, je ferais une coque un peu plus douce. Les boîtes à oeufs, c'est bien mais le démoulage a été un peu fastidieux, j'investirai dans des moules.

Encore quelques leçons supplémentaires pour que ce soit parfait !
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Après le jardin, les conversations... d'Emilie

Jeudi 18 Mai 2006, 17:05 GMT+2par Eglantine
Ces tartelettes en pâte feuilletée, garnies de crème d'amande ou de frangipane, datent de la fin du XVIIIe siècle. Elles doivent vraisemblablement leur nom au titre d'un ouvrage à la mode, les "Conversations d'Emilie" de Mme d'Epinay, femme de lettres et  protectrice de J.J. Rousseau.

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Pour 4 petites tartelettes

1 rouleau de pâte feuilletée
4 petits moules à tartelettes

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La garniture

75 gr de sucre glace
65 gr de poudre d'amande
50 gr de beurre
1 jaune d'oeuf
15 gr de fécule

Glace royale
Blanc d'oeuf
Sucre glace

La garniture
Dans une jatte placée au bain-marie, mettez le sucre glace, la poudre d'amande, le beurre coupé en morceaux. Travaillez la pate afin d'obtenir une pate homogène. Hors du feu ajoutez le jaune d'oeuf et la fécule. Mélangez afin d'obtenir une pate lisse. Réservez.

Beurrez 4 petits moules à tartelettes. Les garnir de pate feuilletée. Remplir avec la crème d'amandes. Coupez  4 couvercles dans le reste de pâte. Si c'est un peu juste au niveau de votre pate feuilletée, n'hésitez pas à récupérer les chutes, empilez ces chutes les unes sur les autres et abaissez les avec votre rouleau à patisserie pour faire les derniers couvercles. Posez alors les couvercles sur les tartelettes et soudez les bords en les pinçant.

coupe garniture foncage


Glace royale
Mettez le sucre dans une petit bol. Ajouter  le quart du blanc d'oeuf et mélanger. Si c'est trop épais, rajouter un peu de blanc d'oeuf. Vous devez obtenir une pate un peu épaisse qui ressemble à du fondant patissier mais souple. Vous devez pouvoir l'étaler sur vos tartelettes.

Etalez alors ce glacage sur les tartelettes et mettez les au four th. 210. Surveillez les attentivement pendant les premières minutes. Lorsqu'elles ont une jolie couleur beige rosé, poser dessus une feuille d'alu puis finir normalement la cuisson.



glacage cuisson final

Si on veut vraiment apporter une finition à ces tartelettes, avec le reste de pate on peut faire de fines bandelettes qu'on pose en croisillon sur le glacage avant la cuisson. Ca leur donnera un petit cachet supplémentaire mais ce n'est pas indispensable.


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Visitandines de Lorraine

Mercredi 5 Avril 2006, 15:31 GMT+2par Eglantine

Un peu d'histoire :

Ce sont les religieuses de la Visitation de Nancy qui  composèrent au XVIIIe siècle ces merveilleux petits gateaux en l'honneur du roi Stanislas de Pologne qui bien entendu et comme chacun le sait était le père de  Marie Leszczyński, future épouse du roi Louis XV. Stanislas de Pologne fut aussi duc de Bar. Le duché de Bar deviendra la meuse, pays de ma grand-mère maternelle. Le Viennois, pays de mon grand-père paternel ainsi que le clermontois, pays voisin, étaient, quant à eux, détenus par le comte de Bar et faisaient donc partie aussi du Barrois.
C'est fou quand même ce qu'on se cultive quand on cuisine ! Sans ce blog, je n'aurai pas connu cette partie de mon histoire !

Source :  Wikipedia

Voici une excellente recette qui vous permettra d'utiliser vos blancs d'oeufs en faisant autre chose que les classiques tuiles ou meringues. C'est une spécialité lorraine vraiment exquise. Je vous donne les proportions pour 4 blancs d'oeufs. En ce qui me concerne ce jour la,  j'ai divisé les proportions par deux et j'ai obtenu 12 petits gateaux. N'ayant pas de moules à petits gateaux, j'ai utilisé un moule à madeleines.

visitandines

80 gr de poudre d'amandes
110 gr de beurre
50 gr de farine
145 gr de sucre glace
4 blancs d'oeufs
1 cl de rhum
Fécule et sucre glace pour les moules

Faites fondre le beurre jusqu'à lui donner une couleur noisette

Dans une casserole, mettez  à tiédir doucement et en remuant avec une spatule la poudre d'amandes, le sucre glace et les blancs d'oeufs. Hors du feu, incorporez la farine, le beurre fondu et enfin le rhum.

Préchauffez le four th 210°. Beurrez légèrement les moules puis saupoudrez les d'un mélange fécule, sucre glace en quantités égales. Versez ensuite la pate en laissant un peu de place car les gateaux vont gonfler. Le moule à madeleine est satisfaisant sur ce point.

Faire cuire 15 mn en surveillant attentivement la cuisson. Vous pouvez les glacer avec un fondant patissier parfumé au Kirsch ou les recouvrir d'une légère couche d'abricots. Personnellement, je les préfère nature.


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Les Meringues

Vendredi 17 Fevrier 2006, 12:41 GMT+2par Eglantine

Des blancs d'oeufs
60 gr de sucre par blanc d'oeuf


Battre les blancs jusqu'à ce qu'ils deviennent bien fermes. Jeter alors le sucre dedans et continuez à battre jusqu'à ce que le mélange soit ferme, lisse et brillant.

Confectionnez avec votre préparation des petits tas et déposez les sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

Faire cuire entre 2 h et  2 h 30 à une température de 110°. Les meringues doivent blondir mais en aucun cas brunir. N'hésitez pas à en goûter une en fin de cuisson. La température indiquée ici permet d'obtenir des meringues dures à l'extérieur avec  un coeur tendre. Si vous voulez obtenir des meringues totalement fermes, baissez le four et faites cuire plus longtemps.

Dès qu'elles sont refroidies, mettez ces meringues dans un sachet plastique fermé. Attention, elles ne se conservent que quelques jours, après elles ramollissent.

NB : On peut ajouter à la préparation des amandes. On peut aussi parsemer le dessus de cacao. Les blancs d'oeufs se congèlent très bien. Les meringues obtenues à partir de blancs congelés auront des formes moins sympathiques mais seront tout aussi délicieuses.
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Langues de chat

Lundi 6 Fevrier 2006, 13:57 GMT+2par Eglantine
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Pour 2 blancs d'oeufs
70 gr de farine
50 gr de beurre ramolli
75 gr de sucre
1 pincée de sucre vanillé


Dans la série j'ai des blancs d'oeufs à utiliser

Mélanger vigoureusement au fouet à main sucre, sucre vanillé et blanc d'oeuf. Ajouter la farine tamisée puis le beurre ramolli. Etaler soit dans des moules à langues de chat, soit en disposant de petits paquets allongés sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

A consommer avec du café ou un dessert glacé.
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