







Il est des recettes qui sont de vrais bonheurs à réaliser :
d'abord parce que ça sent bon dans toute la maison, ensuite parce que le
résultat est la hauteur de vos espérances, enfin parce que vous réalisez un
vieux rêve qui vous semblait inaccessible.
C'est le cas de cette recette trouvée encore une fois sur Internet. Je
l'ai repéré à l'identique sur plustieurs sites mais le premier que j'ai
visité, c'est celui de Gustave qui donne aussi pas mal d'autres très bonnes recettes à base de fruits. Ma
mère faisait parfois de la pâte de fruits (de pommes) qu'elle déposait à Noël
au pied du sapin. Mais depuis bien longtemps, je pensais que ce type de
recettes n'était pas pour moi. La preuve que non en images et explications.

En ce qui me concerne, je n'ai fait que la moitié des proportions. Ce fut un tort.
Je vous invite à consulter la recette dans son intégralité sur le site de Gustave.
J'apporte les précisions suivantes par rapport à la recette d'origine. L'utilisation du presse-purée permet de récupérer la pulpe débarrassée
de ses impuretés.
Voyez comme l'étape du bouillonnement est joli. Un vrai régal des yeux et de l'odorat.
En fin de cuisson, il est préférable de baisser le feu. En aucun cas,
le mélange ne doit caraméliser mais il doit épaissir jusqu'à se détacher
nettement des parois ou du fond lorsque vous touillez avec une cuillère. La
consistance en fin de cuisson m'a fait penser à la lave qui s'écoule des
volcans..... Voui, voui....

Ci-dessous, la phase paton. La pâte ne colle plus aux doigts.


Un petit coup de dents et cette pâte de fruits révèle toute sa texture et sa saveur.

Ces
pâtes de fruits se gardent très bien. Le lendemain le sucre autour est
devenu transparent mais reste intact, il ne fond pas. Deux jours après,
c'est toujours pareil. Ces pâtes de fruits égalent les meilleurs pâtes
de fruit bio qu'on trouve sur le marché, elles sont parfaites et
entièrement à base de produits naturels et communs ce qui ne gâte rien.
Elles ne laissent pas l'impression d'avoir mangé un pavé de sucre comme
la plupart des pâtes de fruits bon marché.

Heu, c'est pas beaucoup ça, pourquoi j'ai fait qu'avec 500 gr de fruits. Quoi,
qu'est ce que j'entends, comment ça y'a plus de prunes.......... Pas grave,
j'en ai mis quelques-unes unes au congélateur, je vais pouvoir encore faire
joujou.... et puis y'a des mures dans le jardin....... qu'est ce que je vais bien
pouvoir en faire ? Aurais-je d'ailleurs le temps de m'en occuper ? Je pars une
semaine un peu plus au sud. A bientôt !
Autour de la Prune :


La recette de ces petits
gâteaux porte le titre : petits niortais mais je ne suis pas
sure que ce soit une spécialité de Niort. Par
contre,
il est certain que l'angélique est une
spécialité
de là-bas.
J'adore l'angélique. Lorsque nous
achetions des boîtes de fruits confits, il fallait
me raisonner pour que je n'avale pas en premier le petit bout
d'angélique confite qu'il y avait dans ces boîtes.
C'est
un de mes péchés mignons. Aujourd'hui, on trouve
des
boîtes entières de ce merveilleux produit et c'est
tout
naturellement que j'ai eu envie de l'utiliser dans une recette.
Ces
petits gâteaux sont une merveille de douceur. Le rhum masque
beaucoup le goût de l'angélique mais sans le rhum,
ils
seraient certainement beaucoup moins savoureux. Chez nous, ils
ont obtenus un franc succès : ils ont
été
dévorés à une vitesse extraordinaire.

Se prépare sur deux jours :
Hacher
menu l'angélique confite et la faire macérer dans
le
rhum au minimum une heure.
Mélanger sucre glace et
blanc d'oeuf jusqu'à obtenir une crème
à peine
coulante. Incorporer alors la poudre d'amandes en terminant le
pétrissage à la main. Ajouter
l'angélique et son
liquide de macération. Bien malaxer.
Faire un gros bloc avec la pâte. Couper en 15 à 20 petits morceaux que vous roulerez en petits boudins. Rouler ceux-ci pour les allonger et faire adhérer tout autour du sucre perlé (c'est le plus difficile : inutile qu'ils soient totalement recouvert, quelques grains suffisent mais sont cependant indispensables).

Laisser
reposer 12 heures.
Déposer sur une plaque de papier
sulfurisé et faire cuire à four moyen 10
à 12
minutes jusqu'à ce qu'ils commencent à colorer.
Ils se
gardent facilement quelques jours et sont alors encore meilleurs. Ces
petits gâteaux me rappellent en fait les petits
gâteaux orientaux, ils en ont toute la douceur. Un seul regret, ne pas avoir pris une photo de coupe. Ma fille en a redemandé et je viens d'acheter une nouvelle boîte d'Angélique...
.







Faire
fondre le beurre avec le sucre et l'eau et faire chauffer jusqu'au
point d'ébullition. A ce moment ajouter les noisettes
moulues et
concassées ensemble et laisser refroidir. Pendant
ce
temps, préchauffer le four sur th.150°.
Etendre
cette préparation de garniture sur l'abaisse
précédente et faire cuire 25 à 30 mn.
Après
cuisson découper en carrés de 6 cm de
côté
et éventuellement couper ces carrés en deux selon
leur
diagonale.

Une chose sur laquelle tout le monde s'accorde c'est que le roi Stanislas Leszczynski était un vrai gourmand. Encore une fois, voilà une pâtisserie qui restera dans les mémoires de la Lorraine grâce à ce roi pas tout à fait comme les autres. Je rappelle que nous lui sommes aussi redevables du très connu Baba au Rhum mais aussi des délicieuses visitandines de Lorraine.
Voici comment au creux des chaumières, on raconte la petite histoire : un soir, l'irascible pâtissier du château de Commercy avait laissé l'ex-roi de Pologne, Stanislas sans dessert. Madeleine, la servante confectionna à l'improviste des petits gâteaux à la jolie forme bombée. Séduit, le gourmand Stanislas leur donna le nom de la servante et en envoya aussitôt à Versailles ou elles connurent le succès qu'on leur sait aujourd'hui.
Il y a autant de recettes de Madeleines que de boulangers à Commercy. C'est ce que se plait souvent à dire ma mère. Mon grand oncle les fabriquait et les commercialisait mais il n'a jamais voulu donner son secret ! Moi j'aime particulièrement cette recette trouvé sur un vieux journal de 1992 car je trouve qu'elle s'approche beaucoup de ce que je connais.

La
recette se fait sur deux jours. Et oui, va falloir être
patient.
La veille
Faîtes fondre le beurre dans une petite casserole au
bain-marie et hachez très
finement le zeste de citron.
Dans un saladier, mettez les oeufs entiers avec le sucre et le miel.
Travaillez
longuement le mélange au fouet jusqu'à ce qu'il
blanchisse et devienne
mousseux. Ajoutez alors la farine tamisée, la levure puis le
beurre fondu.
Mettez la pâte à reposer au
réfrigérateur au minimum 12 h.
Le lendemain
Préchauffez le four th. 220° C. Beurrez et farinez
légèrement une plaque à
madeleines. Versez la pâte en emplissant les moules aux 2/3
seulement. Faites
cuire 8 à 10 mn puis démoulez et laissez
refroidir sur une grille.

Je n'ai malheureusement
pas un four ni des moules très perfectionnés mais
cela
n'enlève rien à leur saveur. Elles sont juste un
peu plus foncées qu'elles ne
devraient l'être. En tout cas, je vous le garantis, elles
sont délicieuses.

Eh oui, pour mes un an de blog, je vous offre la confiture d'Eglantine, ma confiture. C'est un peu normal, non puisque c'est le pseudo que j'ai choisi par rapport à la fleur qui a enchanté mon enfance. Au delà du clin d'oeil, ce choix symbolise bien finalement mon année bloguesque. Sans cette ballade de sites en sites, vos sites, je n'aurais jamais eu ni l'idée, ni la recette pour la faire.
En effet, Il y a quelques mois déjà, Tarzile nous avait présenté l'églantine de son jardin. Cette Eglantine qui ne ressemblait pas à la mienne avait éveillé en moi des tas de souvenirs. A mon tour donc, je rédigeais un article sur la fameuse Eglantine et si je connaissais le côté désopilant du bon vieux poil à gratter, le merveilleux parfum de la fleur, j'ignorais alors, jusqu'à l'écriture de l'article que la baie était appelée gratte-cul ou cynorrhodon et qu'en plus elle était comestible. Oui, je m'informe d'abord et ensuite, je vous informe, je l'avoue... Mais c'est la loi qui régit les formateurs et enseignants de tout ordre : apprendre pour ensuite diffuser....

Dans
différents articles, on laissait même entendre que
les confitures étaient
délicieuses. Je ne pouvais pas passer à
côté de cela d'autant plus que Lilo
m'avait gentiment
fait parvenir une recette.
Obsessionnellement,
pendant de long
mois, j'ai guetté les buissons, priant pour
qu'on ne les coupe pas, qu'on s'aperçoive enfin que ce ne
sont
pas que de
mauvaises herbes. Le ciel m'a exaucé. Est-ce parce qu'il m'a
entendu ou plus vraisemblablement parce que les buissons si hauts
perchés sur les talus étaient inaccessibles
aux engins mécanisées... toujours est-il qu'au
moment de la
cueillette, ils
étaient là.
Après les premières gelées disaient
les documentations, c'est après les
premières gelées qu'ils fallaient les cueillir.
Je guettais donc le thermomètre
et aux premières gelées (enfin presque)
j'étais aux pieds des Eglantiers. Ca se
mérite vous savez les cynorrhodons.... Plus d'une
heure de cueillette
pour de minuscules baies hautement perchées en haut de talus
défendues à leurs
pieds par un fossé et une multitude de ronces et en
plus perchées au bout de longues
branches épineuses inaccessibles.
Première étape, franchir le fossé,
deuxième étape, s'installer et caler ses
pieds bottés au pied du buisson, troisième
étape, avec une fourche, tirer à soi
les longues branches épineuses puis dernière
étape, avec une attention extrême
retirer une à une les petites baies sans se faire
déchiqueter par les épines :
au final, un trésor de 500 gr.
Après cela,
l'étude des
recettes : laquelle choisir. C'est pas bien expliqué les
recettes de confiture de cynorrhodon et je me demande parfois
si
les personnes qui les écrivent les font
réellement. ...
Il y avait celle de Lilo
qui me plaisait particulièrement. Et puis elle
fait de si bonnes choses,
c'est une source sure. Seule, un détail me
dérangeait, cuire les baies avec les
graines et passer ensuite au presse purée. Quand on a
l'expérience que j'ai et que l'on connaît
la force du poil à gratter, on est en droit de se demander
quel pourrait être
le résultat si par malheur le poil atteignait votre estomac
: assurément, une
bonne et désagréable farce en
perspective. Or j'avais entendu dire qu'on
pouvait épépiner les fameuses baies.

Je cherchais donc une deuxième recette et c'est sur celle
d'Eric Varlet
spécialiste des fruits sauvages que je jetais mon
dévolu. C'était presque celle
de Lilo
mais avec des variantes : épépinage des baies,
lavage, chauffage du vin
pour la macération. Je décidais donc de m'aider
des deux recettes pour arriver
à faire ma confiture.
Les ingrédients :
Des baies
3 heures, c'est le temps qu'il m'a fallu, armée de
gants en latex pour
préparer mes baies : les couper en deux et les
épépiner soigneusement. A
la fin de l'opération mes doigts étaient gourds.
Je passais ensuite
plusieurs fois les baies à l'eau froide prenant soin
à chaque fois d'épurer la surface
des poils et des graines qui remontaient. Au total, seulement 220 gr de
chair.
Certains disent que juste après les gelées, il suffit de les cueillir, d'appuyer un petit coup dessus pour en extraire les pépins. Effectivement, j'ai constaté ce phénomène mais de Lille à l'Argonne il y a un certain nombre de kilomètres et je n'ai pu être là qu'une semaine à 15 jours après les premières gelées. Aussi je n'ai pas gardé les cynorrhodons mous. N'ayant pas assez d'expérience, je ne savais pas distinguer si ils étaient simplement amollis par le gel ou déjà en voie de décomposition.
La macération :
J'ai ensuite fait chauffer 40 cl de vin et je les ai versé sur les baies. J'ai mis le tout au frigo pour 4 jours. En fait la quantité de vin n'est pas importante. Ce qui est important, c'est qu'elle recouvre bien les fruits épépinés. Il faut remuer tous les jours, c'est dit sur la recette mais à mon avis si le liquide recouvre les baies, ce n'est pas grave d'oublier de mélanger.
La cuisson :
Le plus dur était fait, restait la cuisson. Au bout de quatre jours, j'ai amené à ébullition le tout et laissé bouillonner 15 minutes. J'ai séparé baies et vin et j'ai passé les baies uniquement au presse purée (grille normale). Un seul passage. (Si on n’épépine pas au préalable, il faut un passage avec la grille à purée normale et un passage avec la grille fine, je conseille d'épépiner).
J'ai récupéré la pulpe, l'ai pesé. J'ai remis le tout dans la casserole. J'ai ajouté 2 cuillères du vin de macération et le même poids de sucre que de pulpe. J'ai amené le tout à ébullition. La confiture est prête lorsque quand vous déposez une goutte sur une assiette froide elle se gélifie aussitôt.

Epilogue : Au total, un pot de 400 gr de confiture.
Vous savez, ceux qui
le disent ont raison, c'est très
bon. Mais c'est énormément,
énormément de
travail. Pour moi ça fait partie des
vieilles recettes réservées aux personnes vivant
près de la nature et prêtes à
sacrifier de longues journées à
l'élaboration de
ce produit. Pour faire
cette confiture, il faut du temps et un temps qui ne compte pas, pas le
notre ou du moins le mien, citadine active par obligation. Ca
m'a
en fait rappelé ces longues journées ou enfant
j'écossais des heures entières
des petits pois pour en faire des conserves les doigts totalement
abîmés par le
geste répétitif et la
résistance de
certaines gousses.
Je ne suis pas mécontente de moi et du résultat
obtenu
d'autant plus que, le croiriez vous ?.... c'est ma
première confiture !!!.
On sent l'approche de Noël, les pompiers et les éboueurs sont déjà passés depuis 15 jours pour nous souhaiter les voeux enfin ça c'est ce qu'ils disent.... Mais on n’est pas là pour ouvrir ce débat.... Je suis dans ma période douceurs et je pioche intensément depuis quelques temps au fond de mes vieux cahiers. J'ai retrouvé de vieilles recettes tirés de bon vieux journaux : des petits morceaux de papier jauni soigneusement collés sur une feuille d'écolier grand format. C'est fou le nombre de recettes que je collectionne et que je n'ai jamais faites. D'ailleurs ne rêvons pas je n'arriverai jamais à toutes les tester, il me faudrait plusieurs vies !

Piler au mortier (n'ayant pas de mortier, j'ai utilisé avec
succès mon
robot mixeur) poudre d'amandes et sucre semoule en ayant
ajouté marmelade d'orange
et eau de fleur d'oranger. Lorsque le mélange devient plus
ou moins collant
finir de masser le tout entre les doigts au besoin en ajoutant un peu
de
marmelade ou d'eau de fleur d'oranger et étaler le tout sur
une petite plaque à
1 cm de hauteur (un couvercle de boîte à
gâteaux moyenne et rectangulaire fait
très bien l'affaire). La surface doit être bien
plane. Aidez vous d'un rouleau
à pâtisserie. Pas besoin de farine, ça
n'attache pas.
Mélanger blanc d'oeuf et sucre glace pour obtenir un
mélange semi liquide (une glace
royale) et lisser le tout sur votre pâte d'amandes
étalée.
Monter la plaque du four sur la position supérieure et passer
le tout au four 2
mn maximum à th. 240°, juste pour blanchir et
solidifier la pellicule de
surface de la glace royale. Surveiller attentivement ce n'est pas une
cuisson.
Ne pas dépasser les 2 mn.
Je les
referai mais j'ajouterai un peu d'amande amère pour mieux
parfumer la pâte d'amandes. Je pense aussi qu'on peut
s'amuser assez facilement à varier les parfums. A noter que
ces calissons sont à déguster plutôt le
lendemain même si vous mourrez d'envie de les
dévorer.












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