Le Placard d'elle

La confiture d'Eglantine


Autres appellations : confiture de gratte-cul, confiture de cynorrhodons

Pot

Eh oui, pour mes un an de blog, je vous offre la confiture d'Eglantine, ma confiture. C'est un peu normal, non puisque c'est le pseudo que j'ai choisi par rapport à la fleur qui a enchanté mon enfance. Au delà du clin d'oeil, ce choix symbolise bien finalement mon année bloguesque. Sans cette ballade de sites en sites, vos sites, je n'aurais jamais eu ni l'idée, ni la recette pour la faire. 

En effet, Il y a quelques mois déjà, Tarzile nous avait présenté l'églantine de son jardin. Cette Eglantine qui ne ressemblait pas à la mienne avait éveillé en moi des tas de souvenirs. A mon tour donc, je rédigeais un article sur la fameuse Eglantine et si je connaissais  le côté désopilant du bon vieux poil à gratter, le merveilleux parfum de la fleur, j'ignorais alors, jusqu'à l'écriture de l'article que la baie était appelée gratte-cul ou cynorrhodon et qu'en plus elle était comestible. Oui, je m'informe d'abord et ensuite, je vous informe, je l'avoue... Mais c'est la loi qui régit les formateurs et enseignants de tout ordre : apprendre pour ensuite diffuser....

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Dans différents articles, on laissait même entendre que les confitures étaient délicieuses. Je ne pouvais pas passer à côté de cela d'autant plus que Lilo m'avait gentiment fait parvenir une recette.

Obsessionnellement, pendant de long mois, j'ai guetté les buissons, priant pour qu'on ne les coupe pas, qu'on s'aperçoive enfin que ce ne sont pas que de mauvaises herbes. Le ciel m'a exaucé. Est-ce parce qu'il m'a entendu ou plus vraisemblablement parce que les buissons si hauts perchés sur les talus étaient inaccessibles aux engins mécanisées... toujours est-il qu'au moment de la cueillette, ils étaient là.

Après les premières gelées disaient les documentations, c'est après les premières gelées qu'ils fallaient les cueillir. Je guettais donc le thermomètre et aux premières gelées (enfin presque) j'étais aux pieds des Eglantiers. Ca se mérite vous savez les cynorrhodons....  Plus d'une heure de cueillette pour de minuscules baies hautement perchées en haut de talus défendues à leurs pieds par un fossé et une multitude de ronces et en plus  perchées au bout de longues branches épineuses inaccessibles.

Première étape, franchir le fossé, deuxième étape, s'installer et caler ses pieds bottés au pied du buisson, troisième étape, avec une fourche, tirer à soi les longues branches épineuses puis dernière étape, avec une attention extrême retirer une à une les petites baies sans se faire déchiqueter par les épines : au final, un trésor de 500 gr.

Après cela, l'étude des recettes : laquelle choisir. C'est pas bien expliqué les recettes de confiture de cynorrhodon  et je me demande parfois si les personnes qui les écrivent les font réellement. ... Il y avait celle de Lilo qui me plaisait particulièrement.  Et puis elle fait de si bonnes choses, c'est une source sure. Seule, un détail me dérangeait, cuire les baies avec les graines et passer ensuite au presse purée. Quand on a l'expérience que j'ai et que l'on connaît la force du poil à gratter, on est en droit de se demander quel pourrait être le résultat si par malheur le poil atteignait votre estomac : assurément, une bonne et désagréable farce en perspective.  Or j'avais entendu dire qu'on pouvait épépiner les fameuses baies.

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Je cherchais donc une deuxième recette et c'est sur celle d'Eric Varlet spécialiste des fruits sauvages que je jetais mon dévolu. C'était presque celle de Lilo mais avec des variantes : épépinage des baies, lavage, chauffage du vin pour la macération. Je décidais donc de m'aider des deux recettes pour arriver à faire ma confiture.

Les ingrédients :

Des baies
Du vin blanc
Du sucre

L'épépinage :

graines 3 heures, c'est le temps qu'il m'a fallu, armée de gants en latex pour préparer mes baies : les couper en deux et les épépiner soigneusement. A la fin de l'opération mes doigts étaient gourds. Je passais ensuite plusieurs fois les baies à l'eau froide prenant soin à chaque fois d'épurer la surface des poils et des graines qui remontaient. Au total, seulement 220 gr de chair.

Certains disent que juste après les gelées, il suffit de les cueillir, d'appuyer un petit coup dessus pour en extraire les pépins. Effectivement, j'ai constaté ce phénomène mais de Lille à l'Argonne il y a un certain nombre de kilomètres et je n'ai pu être là qu'une semaine à 15 jours après les premières gelées. Aussi je n'ai pas gardé les cynorrhodons mous. N'ayant pas assez d'expérience, je ne savais pas distinguer si ils étaient simplement amollis par le gel ou déjà en voie de décomposition.

La macération :

J'ai ensuite fait chauffer 40 cl de vin et je les ai versé sur les baies. J'ai mis le tout au frigo pour 4 jours. En fait la quantité de vin n'est pas importante. Ce qui est important, c'est qu'elle recouvre bien les fruits épépinés. Il faut remuer tous les jours, c'est dit sur la recette mais à mon avis si le liquide recouvre les baies, ce n'est pas grave d'oublier de mélanger.

La cuisson :

Le plus dur était fait, restait la cuisson. Au bout de quatre jours, j'ai amené à ébullition le tout et laissé bouillonner 15 minutes. J'ai séparé baies et vin et j'ai passé les baies uniquement au presse purée (grille normale). Un seul passage. (Si on n’épépine pas au préalable, il faut un passage avec la grille à purée normale et un passage avec la grille fine, je conseille d'épépiner). 

J'ai récupéré la pulpe, l'ai pesé. J'ai remis le tout dans la casserole. J'ai ajouté 2 cuillères du vin de macération et le même poids de sucre que de pulpe. J'ai amené le tout à ébullition. La confiture est prête lorsque quand vous déposez une goutte sur une assiette froide elle se gélifie aussitôt.

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Epilogue : Au total, un pot de 400 gr de confiture.

Vous savez, ceux qui  le disent ont raison, c'est très bon. Mais c'est énormément, énormément de travail. Pour moi ça fait partie des vieilles recettes réservées aux personnes vivant près de la nature et prêtes à sacrifier de longues journées à l'élaboration de ce  produit. Pour faire cette confiture, il faut du temps et un temps qui ne compte pas, pas le notre ou du moins le mien, citadine active par obligation. Ca m'a en fait rappelé ces longues journées ou enfant j'écossais des heures entières des petits pois pour en faire des conserves les doigts totalement abîmés par le geste répétitif  et la résistance de certaines gousses.

Je ne suis pas mécontente de moi et du résultat obtenu d'autant plus que, le croiriez vous ?....    c'est ma première confiture !!!.

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Calissons maison

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On sent l'approche de Noël, les pompiers et les éboueurs sont déjà passés depuis 15 jours pour nous souhaiter les voeux enfin ça c'est ce qu'ils disent.... Mais on n’est pas là pour ouvrir ce débat.... Je suis dans ma période douceurs et je pioche intensément depuis quelques temps au fond de mes vieux cahiers. J'ai retrouvé de vieilles recettes tirés de bon vieux journaux : des petits morceaux de papier jauni soigneusement collés sur une feuille d'écolier grand format. C'est fou le nombre de recettes que je collectionne et que je n'ai jamais faites. D'ailleurs ne rêvons pas je n'arriverai jamais à toutes les tester, il me faudrait plusieurs vies !

assiettecalissons

Pour une trentaine de calissons

250 gr de poudre d'amandes
250 gr de sucre semoule
1 cuillère à soupe de marmelade d'orange sans morceaux
1 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger

1 blanc d'oeuf
150 gr de sucre glace


Piler au mortier (n'ayant pas de mortier, j'ai utilisé avec succès  mon robot mixeur) poudre d'amandes et sucre semoule en ayant ajouté marmelade d'orange et eau de fleur d'oranger. Lorsque le mélange devient plus ou moins collant finir de masser le tout entre les doigts au besoin en ajoutant un peu de marmelade ou d'eau de fleur d'oranger et étaler le tout sur une petite plaque à 1 cm de hauteur (un couvercle de boîte à gâteaux moyenne et rectangulaire fait très bien l'affaire). La surface doit être bien plane. Aidez vous d'un rouleau à pâtisserie. Pas besoin de farine, ça n'attache pas.

Mélanger blanc d'oeuf et sucre glace pour obtenir un mélange semi liquide (une glace royale) et lisser le tout sur votre pâte d'amandes étalée.

Monter la plaque du four sur la position supérieure et passer le tout au four 2 mn maximum à th. 240°, juste pour blanchir et solidifier la pellicule de surface de la glace royale. Surveiller attentivement ce n'est pas une cuisson. Ne pas dépasser les 2 mn.

Verdict : ça  prend 15 minutes à faire,l'effet est spectaculaire, c'est bon.calissons Je les referai mais j'ajouterai un peu d'amande amère pour mieux parfumer la pâte d'amandes. Je pense aussi qu'on peut s'amuser assez facilement à varier les parfums. A noter que ces calissons sont à déguster plutôt le lendemain même si vous mourrez d'envie de les dévorer.

 La glace royale aura fini de dessécher et les ingrédients composant le calisson se seront bien imprégnés les uns, les autres, ils n'en seront que meilleur.
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