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Eglantine

Le Placard d'elle

Elle, c'est Eglantine. Ses racines sont en Argonne dans un petit village perdu à la lisière de la grande forêt. Eglantine vous parle de sa cuisine, de ses souvenirs, de là-bas mais aussi d'ailleurs...

Vacherin pâtissier... votre fille a vingt ans...

Lundi 8 Fevrier 2010, 11:21 GMT+2par Eglantine
Votre fille a vingt ans, que le temps passe vite
Madame, hier encore elle était si petite
Et ses premiers tourments sont vos premières rides
Madame, et vos premiers soucis...



Pour ses vingt ans, j'ai demandé à ma fille le gâteau qu'elle désirait. Elle m'a laissé choisir.  Déjà, depuis déjà quelques mois, j'avais une idée en tête. En fait, c'est depuis que j'avais soigneusement ramassé, pendant l'été,  une à une toutes ces petites fraises qui poussent dans mon jardin. Jamais assez nombreuses pour en faire un dessert, je les ai congelées. Et au bout du compte, c'est 350 gr de petites fraises parfumées qui attendaient sagement qu'on s'occupe d'elles. Ces fraises ont  donné un goût incomparable au dessert qui va suivre. Alors, surtout, si vous avez la chance d'en avoir, ne les laissez pas perdre.
 
En même temps un souvenir d'enfance, celui du vacherin que ma soeur servait les jours de fête sur la table, trottinait dans ma tête :  un merveilleux dessert commandé chez le patissier. Ma fille ayant un goût immodéré des fraises et de la meringue, ce dessert ne pouvait que lui plaire et ce fut le cas.

vacherin pâtissier

C'est un dessert un peu long à préparer et qui demande de la méthode mais par contre, il ne présente aucune difficulté.

D'abord, il faut faire des meringues qu'on étale comme des boudoirs. Pour la cuisson le four doit être très doux (afin que les meringues restent blanches) et la cuisson très longue (afin que le centre soit bien sec). Les meringues peuvent très bien être réalisées un peu à l'avance, il suffira simplement de les enfermer dans un sachet plastique afin de les préserver du contact de l'air. Personnellement j'en ai fait avec 3 blancs d'oeufs, ceux utilisés pour la confection de la glace à la vanille.

J'ai pris la recette de la glace à la vanille sur le site de Rêve de gourmandise. Il s'agit d'une recette de Gaston Lenôtre. Au passage, je remercie Sabrina car jusqu'à présent, je faisais toujours la crème anglaise à l'instinct. Mais je sais maintenant que grâce à un thermomètre, il me sera pratiquement impossible de la rater, le point idéal de cuisson étant de 85°.


Vacherin pâtissier

J'ai divisé les proportions par deux.

Pour la glace à la vanille, il vous faut :

25 cl de lait (entier c'est mieux)
1/2  gousse de vanille
3 jaunes d'oeufs
75 g de sucre
13 cl de crème fleurette entière

Commencer par faire
une crème anglaise. Faire bouillir lait et vanille. Pendant ce temps, battre jaunes d'oeufs et sucre. Verser le lait bouillant dessus. Mettre le tout sur le feu doux et mélanger constamment jusqu'à ce que le mélange nappe le dos d'une cuillère ou que la préparation atteigne 85°. Hors du feu, incorporer la crème fleurette et laisser refroidir avant de mettre en sorbetière . Le mieux est de la laisser quelques heures dans le frigo. (Pendant la phase de refroidissement, laisser la vanille, elle n'en imprègnera que mieux votre glace).

Le mieux pour la suite est d'utiliser un moule à fond démontable. Je n'en avais pas correspondant à la taille de mon dessert, j'ai donc utilisé une vulgaire boîte en plastique mais le démoulage fut un peu galère.

Recouvrir le fond de votre moule de meringue, puis verser dessus la glace à la vanille en l'étalant bien, elle doit s'enfoncer dans espaces libres situés entre vos meringues
. Recouvrir d'une autre couche de meringues immédiatement et mettre au congélateur.

Préparer la  glace aux fraises

350 gr de fraises
20 cl de crème fleurette
125 à 150 gr de sucre (selon les fruits utilisés)

Mixer les fraises, ajouter le sucre.
Battre la crème en chantilly, ajouter au précédent mélange. Mettre en sorbetière puis verser  dans le moule sur la couche de meringues.

Laisser prendre votre vacherin.


vacherin pâtissier en coupe

Décoration.

Il s'agit de crème fleurette battu en chantilly et très légèrement sucré (une cuillère de sucre pour 20 cl de crème). La préparation est étalé au couteau. La finition est faite avec une seringue.

Le chocolat qui sert à faire l'écriture est fondu avec un peu de beurre afin de le rendre plus souple. Il est glissé dans un petit cornet maison  coupé à son extrémité. C'est très maniable pour écrire. La matière qui a servi à le réaliser est du papier sulfurisé (papier de cuisson) mais on peut prendre n'importe quel papier blanc.

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Le kougelhopf

Lundi 25 Janvier 2010, 11:19 GMT+2par Eglantine
kouglof, kugelhopf, kuglof
En cette nouvelle année, je vous présente tout d'abord mes meilleurs voeux même si c'est un peu tard.

Me voilà absente maintenant depuis plus d'un mois. Les triangles aux courgettes se sont publiés tout seul, une programmation que j'avais totalement oubliée mais en fait une très vieille recette écrite il y a plus d'un an.

Qu'ai donc pu bien faire pendant tout ce temps. Tout d'abord, j'ai réveillonné en famille. Une vilaine sinusite m'a privé d'odorat pendant une quinzaine de jours ce qui m'a enlevé toute envie de cuisiner. Le Père Noël a été généreux cette année si bien que j'ai pu faire l'acquisition d'un nouveau joujou, un superbe robot qui me supplée dans beaucoup de tâches. Alors, il a bien fallu que je le teste pour voir s'il valait son prix et s'il savait au minimum refaire tout ce que je faisais auparavant en matière de boulangerie.

Après un temps d'adaptation, j'ai réussi à reproduire mes recettes de pain. En ce qui concerne la viennoiserie, c'est même beaucoup mieux. Maintenant, plus besoin de surveiller mes blancs qui montent en neige ou ma crème chantilly. Pour les gâteaux, c'est le top, ils sont battus et aérés, les garnitures sont mousseuses. En fait, il me fait gagner un temps précieux et je ne suis pas mécontente de mon affaire, j'aurai du y penser plutôt. Certes, je suis loin d'être en phase décroissante mais je m'éloigne de plus en plus des magasins en essayant de n'acheter que des produits premiers. En travaillant, il me serait impossible de cuisiner autant sans un peu d'aide.

J'ai donc profité de ce nouvel objet pour utiliser un moule qu'on m'avait offert il y a plus d'un an et je me suis attaqué au kougelhopf.
 
Kougelhopf
 
Absolument délicieux, je vous le recommande. La recette utilise de la pâte fermentée technique que j'applique maintenant dans énormément de mes préparations boulangères. Et il est rare que ça ne fonctionne pas. Vous trouverez plein de bonnes recettes de boulange à cette adresse(clic). C'est maintenant ma bible en matière de boulange. Pour la recette de la pâte fermentée c'est ici (clic).  J'en fais systématiquement pour 500 gr de farine que je congèle puis décongèle au gré de mes besoins.
 
357 gr de farine
54 gr de sucre
7 gr de sel
10 à 12 gr de levure de boulangerie
2 oeufs
125 gr de pâte fermentée
90 gr de lait
30 gr de beurre
90 gr de raisins
90 gr d'amandes
Rhum

Kougelhopf

Faire macérer au moins 2 heures les raisins dans le rhum avant pétrissage.

Mettre tous les ingrédients dans le bol pétrin. En machine à pain les liquides en premier, en bol pétrin, les liquides en dernier.

En  MAP, pétrir une quinzaine de minutes, en pétrin pétrir  2 à 3 mn en 1ère vitesse puis 10 à 12 mn en 2e vitesse jusqu'au décollement de la pâte. Ajouter les raisins bien égouttés et pétrir jusqu'à incorporation des raisins.

Laisser lever environ 3 heures avec 1 rabat au bout d'une heure. La pâte doit avoir doublé de volume. Rabattre la pâte et la laisser ainsi une quinzaine de minutes.

Beurrer généreusement le moule à Kougelhopf sans oublier le centre et répartir généreusement dessus des amandes effilées.

Répartir ensuite la pâte dans le moule à Kougelhopf en l'emplissant aux 2/3. Bien tasser afin de ne pas laisser d'espace libre. Personnellement, mon moule est petit, j'ai mis le reste de la pâte dans un moule à cake.

Attendre que la pâte double de volume : de 1 h 30 à 2 h.

Cuisson à 180° pendant 35 à 45 mn. Laisser bien refroidir avant de démouler. Faire un sirop un peu épais que vous pouvez parfumer d'un peu d'eau de fleur d'oranger. Répartir sur le Kougelhopf avec un pinceau et saupoudrer généreusement de sucre glace.
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Triangles aux courgettes

Dimanche 24 Janvier 2010, 11:02 GMT+2par Eglantine

smoussas, pâte filo, briouats

Voici une recette de petits triangles qui peut s'apparenter à un vide frigo. En effet, elle a été improvisée à partir de ce que j'avais ce jour là : une courgette esseulée, 1/2 Billy congelé, 1/2 citron à finir, quelques cuillères de riz et des feuilles de bricks.

triangles_fromages

Avec ces proportions, j'ai obtenu 7 triangles

Des feuilles de brick ou de la pâte filo
1 courgette
1 petit oignon
1/3 de billy (fromage de chèvre frais)
Sel, poivre
Ail, ciboulette
1 filet de citron
1 oeuf
30 gr de beurre fondu
Cantal (entre-deux)

Couper les courgettes en petits dés, hacher l'oignon et faire revenir le tout une dizaine de minutes dans une poêle. Ajouter alors, le filet de citron, le sel, le poivre, le petit billy. Lorsque le fromage est fondu, ajouter une petite gousse d'ail et parsemer de ciboulette. Mélanger. Ajouter en dernier l'oeuf entier.

Garnir avec le tout des feuilles de brick et former des petits triangles. Pour le pliage c'est là. Badigeonner de beurre fondu. Parsemer de Cantal râpé. Mettre au four th 220° jusqu'à ce que le dessus commence à dorer.

A manger avec une petite salade.

Autre recette à base de feuilles de brick ou pâte filo :

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Joyeuses fêtes et glace à la noix de coco fraîche

Lundi 21 Decembre 2009, 11:38 GMT+2par Eglantine
En cette période de fin d'année, il est de tradition de proposer des menus festifs. En ce qui me concerne, je cuisine très peu avant les fêtes car à Noël, nous ne restons jamais à la maison et je suis toute occupée aux préparatifs du départ. Je cuisine plutôt pour le jour de l'an quand ça se passe chez nous. Toutefois, même si je ne cuisine pas, vous pouvez trouver des idées en parcourant mon blog :

D'abord en consultant ma rubrique cuisine de fête (clic). J'y classe systématiquement les repas ou gâteaux les plus festifs que j'ai préparés. C'est trois pages de recettes que vous découvrirez.

Ensuite, je vous conseille de vous rendre dans la rubrique poisson (clic). Chez nous, le poisson est souvent habillé de belles parures mais je ne le classe pas toujours dans la rubrique cuisine de fête. Nous, nous aimons particulièrement le saumon sauce noilly prat accompagné de petites flamiches aux poireaux. Mais les coquilles saint-jacques à l'unilatérale accompagnées de leur sauce porto mangue pourront aussi réjouir vos papilles. Et puis, si vous aimez très épicé, je vous conseille le roti de lotte aux épices. Inutile de chercher des crustacés (crevettes, huître, crabes, langoustines, j'en fais très peu car c'est malheureusement un produit que je n'ai jamais su apprécié et surtout que j'ai un peu de mal à cuisiner. Mais ça peu changer.

Enfin, pour accompagner tous ces plats, vous trouverez quelques idées d'accompagnement dans la rubrique légumes et accompagnements (clic). Voilà, je vous souhaite de très bonnes fêtes et pour vous faire patienter en attendant mon retour, je vous présente une glace à la noix de coco qui pourra faire un très bon dessert de fête si au gré de votre imagination, vous la parrez un peu.

Jusqu'à il n'y a pas longtemps, il ne me serait jamais venu à l'esprit de travailler une noix de coco fraîche. D'abord, une noix de coco fraîche c'est dur à casser, ensuite, la noix de coco râpée est abondante et pas chère du tout, alors pourquoi se compliquer la vie.

Mais voilà, j'ai la manie d'acheter des noix de coco : j'adore la pulpe que je croque comme une friandise. Mais je les perds régulièrement parce que d'une part, j'ai jamais envie de la casser, d'autre part c'est pas le bon moment. Conséquence, quand je me décide, au bout d'un mois, la chair de ma noix de coco a tout simplement un infâme goût de savon.

Cette fois ci, j'ai décidé qu'il en serait autrement. Avec le jus et un peu de pulpe, j'ai décidé de faire un curry, recette que je vous présenterai très bientôt et avec le reste une glace à la noix de coco.

Glace à la noix de coco


  • 1,5 tasses (ou un bol) de noix de coco fraîche râpée  
  • 1  tasse (ou de bol) de sucre. Ne pas remplir, laisser  entre 2 et 3 cm en haut du bol.
  • 50 cl de lait
  • 1 cuillère à soupe bombée de maïzena (ou 2 cuillères rases)
  • 2 blancs d'œufs montés en neige
  • 20 cl de crème liquide entière et froide
  • quelques morceaux de noix de coco coupés en fines lamelles pour la décoration

  • Casser une noix de coco : je perce les trois yeux avec un objet pointu et je récupère le jus. Puis je la mets de l'autre côté sur une dalle en béton et je tape avec un méga marteau plusieurs coups répétifs à la jointure des trois arêtes qu'on peut percevoir. En général, elle cède assez rapidement.

    Prélever la pulpe. Ne jetez pas le jus, il peut parfumer agréablement un curry.

    Oter de la pulpe l'éventuelle écorce noire qui pourrait rester et tout ce qui n'est pas blanc pour éviter une mauvaise surprise au niveau du goût. La raper finement. En récupérer un bol 1/2.

    Diluer la Maîzena dans le lait froid.

    Prélever sur la quantité de sucre la valeur d'une cuillère à soupe que vous mettrez de côté pour serrer les blancs d'oeufs.

    Mette cette pulpe dans une casserole avec le sucre et faire chauffer doucement jusqu'à la fonte du sucre. Ajouter alors le mélange lait et maïzena et amener à ébullition en tournant constamment jusqu'à épaississement. Laisser refroidir. Si les morceaux de noix de coco sont encore un peu gros, il est bon de passer le tout au mixer ou blender afin d'obtenir une texture un peu plus fine. (on doit cependant continuer à sentir le croquant de la noix de coco, un peu comme dans les bounty).

    Battre les blancs d'oeufs en neige ferme et les serrer avec le sucre. Incorporer la précédente mixture (bien refroidi) lait-coco-sucre... aux blancs.

    Monter la crème fraîche liquide en chantilly. Incorporer au tout. Mettre en sorbetière.

    Après cette expérience, je peux vous dire que je ne suis plus prête de perdre une noix de coco. Cette glace peut rivaliser sans complexe avec les délicieuses glaces qu'on trouve en Italie...

    Nous nous l'avons paré de bananes et de chocolat mais on peut aussi mettre de l'ananas caramélisé accompagné d'une petite tuile aux amandes.

    Glace a la noix de coco parure d'ananas caramélisés

    La photo si dessus avec l'ananas correspond à une autre recette de glace à la noix de coco à base de noix de coco sèche. Elle est nettement moins bonne mais j'associerai volontiers de nouveau ananas et tuile à ma nouvelle formule...

    source de la recette :  L'internaute

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    Terrine de loup chaudes aux pointes d'asperges vertes

    Vendredi 11 Decembre 2009, 11:02 GMT+2par Eglantine
    Le lecteur qui me suit depuis de longues années sait que je ne suis pas trop attirée par les sirènes de la célébrité et que jusqu'à ce jour, je n'ai jamais accepté les propositions commerciales.

    Mais voilà, une fois n'est pas coutume et cette fois, j'ai répondu à une petite offre sympathique. Je suis inscrite maintenant depuis de longues années sur le site cook  n'blogs. L'équipe de ce site a pour habitude d'offrir à leurs adhérents, de temps en temps et sans contrepartie particulière hormis l'espoir d'un petit article de remerciement, de petits ustensiles Pyrex. Cette fois, c'est vraiment un joli cadeau qu'ils m'ont fait, quelque chose que je ne possédais pas encore : de jolies petites cocottes en verre. Ce cadeau était accompagné d'un petit livre des plus sympathique sur lequel j'ai repéré quelques recettes mais ce n'est pas une de celles là que je vais vous présenter.

    Livre pyrex

    J'avais déjà réalisé une fois la préparation suivante mais faute du matériel adéquat, ce fut raté. Je m'étais donc toujours demandé si ça venait de la recette ou de l'ustensile utilisé. Aujourd'hui, j'ai la réponse : il faut vraiment le matériel adapté pour réaliser ce petit délice : de petites cocottes.

    Ames sensibles s'abstenir, c'est à dire personnes au régime ou souffrant de cholesterol. C'est une recette qui utilise énormément de beurre et de jaunes d'oeufs. Mais au final, c'est une très jolie recette de fête.

    J'ajoute à tout celà que j'ai enfreint une autre de mes règles, celle qui veut que je donne la préférence aux  produits de saison : les asperges sont fraîches et viennent du Pérou. Je sais, ce n'est pas bien du tout, surtout si on relit mon avant dernier post. Quant au loup, il trônait dans mon congélateur n'attendant que ces petites verrines. C'était l'occasion rêvée  pour moi de le vider afin de pouvoir enfin réaliser des glaces.

    Terrine de loup

    Pour 4 verrines

    Pour la terrine

    300 gr de chair de loup
    5 jaunes d'oeufs
    90 gr de beurre (ramolli à température ambiante)
    1 dl de crème fleurette
    Sel, poivre blanc du moulin
    18 pointes d'asperges vertes
    Estragon, cayenne (que j'ai oublié), muscade

    Pour la sauce

    4 jaunes d'oeufs
    1 dl d'eau
    200 gr de beurre que vous clarifirez
    1/2 jus de citron
    Sel, poivre

    Mixer 150 gr de poisson. Ajouter la crème fraîche et le beurre ramolli à température de la pièce. Mixer afin d'obtenir une pâte lisse. Saler, poivrer, épicer (cayenne et muscade).

    Mettre un peu de ce mélange au fond des terrines et en tapir les parois.

    Cuire les têtes d'asperges. On peut ajouter un peu du corps de l'asperges si les asperges sont petites. Cuisson des asperges 5 mn dans de l'eau chaude.

    Pendant ce temps, couper les 150 gr de loup qui restent en petites lanières et les déposer dans les terrines sur le fond de sauce. Saler un peu. Ajouter les pointes d'asperges soigneusement égoutées et débarassées de leur eau (je les ai passé à l'eau froide puis dans un torchon). Parsemer d'estragon.

    Terrine de loup aux asperges vertes

    Recouvrir du reste de mélange crémeux. Fermer les verrines et les déposer dans un plat creux pouvant aller au four. Remplir d'eau très chaude le plat (la cuisson se fait au bain marie) et enfourner pour une vingtaine de minutes. C'est cuit lorsque le dessus gonfle et commence à prendre couleur.

    Faire la sauce (celle-ci peut se faire une heure à l'avance mais elle sera alors conservée au tiède (pour moi, dans le récipient du bain marie sur l'eau qui a servi à la réaliser).

    Mélanger les 4 jaunes d'oeufs avec 1 dl d'eau dans une jatte. Cuire les oeufs au bain marie en remuant constamment jusqu'à ceq u'ils épaissisent. Ajouter alors le 1/2 jus de citron, une petite pincée de sel (ce doit être à peine salée), du poivre blanc du moulin. Remuer puis ajouter le beurre clarifié.

    Coupe de la terrine de loup

    Servir les verrines avec la sauce dans un petit godet à côté. En ce qui me concerne, j'ai servi la verrine avec la sauce et un peu de riz vietnamien.
     
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    Tiramisu groseilles chocolat

    Vendredi 4 Decembre 2009, 11:11 GMT+2par Eglantine
    J'avais écrit dans le précédent post (celui qui précède l'anniversaire de mon blog) que je gardais le mascarpone pour une autre expérience gustative. Actuellement mon obsession c'est de vider mes placards et mon congélateur. J'ai vraiment accumulé trop de choses tout au long des derniers mois. Chez nous, les groseilles ont un peu de mal à être mangées car elles sont très acides et il n'y a pas beaucoup d'amateurs à la maison. Jusqu'à présent, je ne fais pas de confiture (hormi celle d'Eglantine... hé, hé). C'est alors que j'ai trouvé séduisant de marier l'acidité de la groseille à la douceur du mascarpone... ajouter à celà quelque croquants de chocolat... un véritable bonheur.

    tiramisu groseilles chocolat

    Les proportions sont un peu floues car je n'ai absolument rien pesé.

    Pour 4 coupes

    De la crème pour tiramisu faite avec 125 gr de mascarpone (voir recette précédente)
    De 100 à 150 gr de groseilles
    Une poignée de mures ou autre fruit rouge (on peut faire sans)
    1/2 feuille de gélatine
    Du chocolat de couverture
    1 cuillère à soupe bombée de sucre
    1 cuillère café bombée de sucre (on peut faire sans)

    Tremper la feuille de gélatine dans de l'eau froide.

    Chauffer les groseilles avec la cuillère à soupe de sucre jusqu'à ce qu'elle soient molles. En extraire le jus.
    • Méthode moderne : on est équipé d'une centrifugeuse ou autre gadget, aucun souci !
    • Méthode traditionnelle : on met les groseilles tièdes au centre d'un carré de tissu fin. On ferme en tordant ensemble les 4 coins et on presse, on presse au dessus d'un ustensile jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de jus. J'ai longtemps pratiqué cette technique chez mes parents pour faire la confiture de groseille. J'adorais ça.... le jus tiède dégoulinait sur mes mains et ça sentait terriblement bon. Je n'ai su que très tard que le tissu utilisé était une fine gaz qui servait à faire les "rigolos" sorte de cataplasme pas rigolo du tout (parce que très irritant) fait à partir de farine de moutarde et sensé guérir rhumatismes et bronchites.
    • Méthode retenue : mettre les groseilles dans une passoire fine et presser avec une cuillère. (il existe des moulins tout exprès conçu pour ça et dans lequel j'ai investi il y a quelques années).
    Essorer la gélatine et l'incorporer au liquide tiède. La feuille de gélatine est uniquement là pour donner un peu d'épaisseur à la préparation précédente. Elle peut être remplacé par de la pectine. Attention, cette préparation ne doit pas être gélifié. Elle doit rester liquide.

    Mettre un peu de ce jus au fond de 4 coupes et attendre qu'il refroidisse et épaississe un peu.

    Pendant ce temps faites subir le même sort aux mures qu'aux groseilles en ajoutant la petite cuillère de sucre mais inutile de mettre de la gélatine à la fin. S'il vous reste du jus de groseille, celui ci pourra très bien convenir et vous évitera ces manipulations supplémentaires.

    Sortir l'appareil à tiramisu de votre frigo et verser une cuillère de jus de fruits dedans puis mélanger grossièrement afin d'obtenir des trainées colorées. Déposer alors une à deux cuillères de ce mélange dans vos coupes.

    tiramisu groseilles chocolat

    Faire fondre le chocolat au bain marie sans autre ingrédient. Il est important que ce chocolat soit un bon chocolat de couverture afin qu'il soit bien lisse et fluide une fois fondu. Verser alors un mince filet sur votre coupe en dessinant des arabesques. Il durcira en refroidissant.

    Maintenir au frais juqu'à dégustation. Un mélange plus que gagnant : mariage de la douceur et de l'acidité, du moelleux et du croquant...
     
    Ah oui, vous allez me dire : mais c'est pas un tiramisu, il n'y a pas de biscuits.... et bien, non je pense que ça alourdirait la préparation mais rien ne vous empêche de manger à côté un petit boudoir.
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    V'la quatre ans que j'blogue

    Lundi 30 Novembre 2009, 11:40 GMT+2par Eglantine
    V'la 4 ans que je blogue. Ce rendez-vous annuel est surtout pour moi l'occasion de faire un peu le bilan de mon expérience. Pour tout vous dire,  je suis très étonnée d'être encore là..

    Ce qui a changé en quatre ans :

    La panoplie de mes ustensiles s'est considérablement étendue souvent au détriment de mon porte-monnaie jamais au détriment de ma cuisine. Je n'ai aucun regret et je pense même que cet investissement me permet aujourd'hui de faire des économies : non seulement, je m'affranchis de plus en plus des produits préparés industriellement mais aussi je me sens plus libre dans le choix de mes réalisations...
     
    • La Machine à Pain est devenue indispensable : je pétris pain, viennoiserie, pâte à pizza et même pâte à ravioli dedans. Je ne saurais plus m'en passer. Elle me fait gagner un temps fou. Je n'utilise que le bouton pâte.
     
    Machine à pain
    • Le Robot Mixer-trancheur-râpeur tourne au quotidien, sans lui impossible de mijoter des plats un peu évolués le soir quand je rentre du boulot. Mais quand j'ai du temps, je coupe mes légumes à la main : non seulement, je prends plaisir dans ce geste mais je trouve que le couteau est beaucoup moins agressif que la lame du robot.
    • La sorbetière n'a servi que deux fois mais la 2e fois c'était un très grand bonheur : malheureusement je n'ai que trois bac dans mon congélo et ils sont toujours pleins....
    • Le Blender  me permet d'obtenir des sauces onctueuses avec trois fois rien. Je n'ai pas encore tout exploré car il permet aussi de piler la glace. C'est le dernier objet aquis. Je m'en sers de plus en plus souvent, il sera bientôt lui aussi indispensable...
    • Le thermomètre de cuisine, très basique, me permet de ne jamais rater une préparation à base de sucre : caramel, nougat....  je dois encore le tester avec la viande ou la confiture.
    • La feuille de cuisson durable dénichée pour 3 fois rien chez Aldi est une vraie découverte et un excellent investissement. La même me sert maintenant depuis plus d'un an pour la cuisson du pain. Jamais graissé, juste essuyé après usage, elle semble inusable...
    • J'ai un tas de moules en silicone, je ne m'en sers pratiquement jamais : je déteste ça ! j'aime mieux les moules rigides.... j'avais même oublié celui acheté pour les financiers...  Paradoxalement, ils sont absolument indispensables pour le jour ou....
    • Douilles, objets divers servant à la découpe, verres, coupelles... objets glanés ça et là restent souvent dans les tiroirs mais je suis vraiment heureuse de les retrouver lorsque j'en ai besoin.
    • Le remplacement de mon ancienne plaque de cuisson n'était pas une envie mais une réelle nécessité. Je ne regrette pas d'avoir choisi l'induction couplée à deux brûleurs gaz. Au quotidien j'utilise surtout le gaz mais j'apprécie tour à tour la vivacité ou la régularité de l'induction...
    Non, je n'ai pas tout et j'ai encore des rêves  :
     
    • Mon four très basique a plus de trente ans. Il n'a aucune particularité, il chauffe c'est tout, il n'est même pas hermétique.
    • Je n'ai pas de cocotte minute : je déteste aussi ! j'aime les choses qui mijotent et qui embaument la pièce.
    • Mes cocottes en fonte ont plus de 50 ans
    • Mon cuit vapeur est en bambou 1er prix
     
    cuit vapeur en bambou
     
    • Je me sers toujours d'un biberon pour les mesures de précision. Le biberon est aussi un excellent étui pour les gousses de vanilles. J'affectionne les mesurettes trouvées dans les médicaments ou divers articles de jardinage. Pour doser de petites quantités,  c'est l'idéal...
     
    biberon mesure
     
     
    pain tradition
     
    Notre quotidien a changé. Je me suis affranchie des grandes surfaces ou je zappe de multiples rayons. Seuls les produits basiques m'intéressent et je me tourne de plus en plus vers les produits locaux et de saisons par conviction écolo. Y'a des exceptions  : comment arriver à me passer du café colombien, des pâtes chinoises ou des épices ?. C'est donc un principe que j'applique surtout aux produits frais. J'ai d'ailleurs une tendresse particulière pour le rayon épices (qui servent très longtemps) et je ne mets plus les pieds dans le rayon boulangerie patisserie sauf pour acheter ma levure que j'aime fraîche. Je zappe régulièrement le rayon plats préparés et petits gâteaux en tout genre. Au final, je ne perds pas énormément de temps, car celui perdu en cuisine est celui gagné dans les magasins....
     
    • Avant, je cherchais ce que j'allais faire à manger puis je sortais faire mes courses m'inquiétant très peu du contenu de mon frigo. Maintenant, j'ouvre mon frigo et je regarde : je me dis, qu'est-ce que je peux faire avec ça... ce qui m'épate, c'est la somme de ce qu'on peut faire de bon avec trois fois rien. Paradoxalement, alors que j'achète beaucoup moins, mon frigo semble toujours plein. Ca prend de la place les produits frais.
    • Avant j'avais toujours besoin d'une recette écrite pour cuisiner. Maintenant j'improvise de plus en plus souvent : j'arrive de plus en plus facilement à marier des saveurs mais j'aimerais aller beaucoup plus loin....
    • Avant, je cuisinais toujours la même chose, c'était bon mais pas varié... maintenant, c'est presque tous les jours différent (un peu moins en semaine que les week-end) et nous nous régalons toujours autant avec un steak frites.... 
    • Avant quand il me manquait quelque chose, j'étais capable de perdre des heures entières à la recherche de l'ingrédient. Maintenant, je pratique la substitution et quand je n'ai pas, si je peux, je fais (biscuits apéro, feuilles de brick, biscuits à la cuiller, chapelure...).
    Contrairement aux idées reçues, la bonne cuisine, n'est pas forcément onéreuse : on peut faire des merveilles avec du potiron ou même du steack haché ici, ici, et encore : ici, ici, ici.... Finalement, nous mangeons mieux et pour beaucoup moins cher. Oui, parfois, je manque cruellement d'inspiration, oui le soir, quand je rentre du boulot, je n'ai pas toujours envie de me mettre aux fourneaux ! Alors, comme tout le monde j'ouvre une boîte (heu, mais c'est vraiment très rare... je préfère cuire quelques légumes et les mixer que d'ouvrir une boîte) ou j'appelle SOS pizza ... mais une chose est certaine, je prends toujours du plaisir à cuisiner, tant et si bien que je n'arrive absolument pas à tout transcrire sur ce blog même les meilleures découvertes.... Ainsi, ce week-end par exemple ce n'est pas moins de 6 nouveautés qui ont été introduites dans la maison : certaines de ces nouveautés ne sont que des variations d'autres préparations, d'autres ne sont pas vraiment  top,... mais n'est ce pas souvent ça la cuisine ?
    Au vu de ce bilan, je repars donc pour une cinquième année avec vous. La nature de ce blog a évolué. Aujourd'hui, il est pour moi le support d'une longue réflexion personnelle sur l'alimentation mais plus que celà c'est un livre d'expérience, une mémoire de ce que nous avons aimé et partagé, une transmission pour ceux qui apprécient : amis, famille, blogueur de passage.... Je compte bien reprendre un jour l'écriture qui le caractérisait à son début; écriture que je n'ai pas abandonné mais suspendu pour des raisons que je ne souhaite pas exposer publiquement car elles n'appartiennent qu'à ma réalité...

    Ne m'en veuillez pas si je suis de moins en moins présente sur vos blogs. Je m'y intéresse toujours autant mais c'est un fait que travail et vie de famille ne sont pas toujours très compatibles avec une vie de blogueuse intense. En tout cas, soyez surs que chacun d'entre vous a eu à un moment ou un autre une influence sur mon alimentation: idée d'une épices, d'une présentation, d'un mets, d'un produit.... façon de faire, expérience vécue ou petit truc... , regard plus acéré et plus attentif sur ce que nous mangeons...., apprentissage de technique, leçon de vie, leçon d'humour....  etc... Je ne cite personne de peur d'en blesser quelques uns.
     
    Au final, je dirais à celui qui se lamente de ne pas savoir cuisiner de ne pas perdre courage. Qu'il se mette aux fourneaux et qu'il s'astreigne à faire enfin les recettes qu'il a découpé depuis de longues années dans les journeaux ou dans le dernier livre acheté.  Et puis, qu'il s'impose un minimum de recettes par semaine. S'il ne sait pas faire, qu'il se documente sur Internet (c'est fou ce qu'on y trouve). Enfin qu'il ouvre, son journal, son blog quoi.... au bout d'un an, il deviendra curieux, au bout de deux, il aura de la maîtrise, au bout de trois il commencera à inventer, au bout de quatre, il mesurera l'abîme de sa méconnaissance et combien de choses il lui reste à apprendre, au bout de cinq... heu, ça c'est pour l'année prochaine. Nous avons naturellement des limites qui nous empêchent d'avancer, mais une fois la première franchie, il  faut s'entraîner pour les autres. Peu à peu elles s'espacent et deviennent de plus en plus lointaines.

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    Tiramisu ananas, raisins et rhum

    Vendredi 20 Novembre 2009, 11:36 GMT+2par Eglantine
    Une boîte de mascarpone à terminer, des biscuits cuillères à essayer, un ananas qui attend impatiemment d'être mangé, il y a des jours ou les éléments se conjuguent avec bonheur pour votre plus grand plaisir. Voici un tiramisu spontané et revisité. Je n'ai préparé que 4 verrines gardant le reste de la préparation au mascarpone pour une autre expérience gustative.

    Tiramisu à l'ananas

    Pour 8 verrines

    250 gr de mascarpone
    90 gr de sucre
    3 jaunes d'oeufs
    3 blancs d'oeufs
    sucre vanillé
    Une  poignée de raisin
    Une tasse de rhum
    Ananas frais.
    Biscuits à la cuiller

    40 gr de beurre
    2 cuillères bombée de sucre
    1 étoile de badiane
    Cannelle (facultatif)

    Mettre les raisins dans le rhum et laisser mariner au moins une heure. Mélanger au batteur mascarpone, sucre (70 gr), sucre vanillé et jaunes d'oeufs jusqu'à obtention d'un mélange crémeux et lisse. Battre en neige ferme les blancs d'oeufs, les serrer avec les 20 gr de sucre restant. Lorsque les blancs sont lisses et brillants, incorporer le tout délicatement à la précédente préparation.

    Egoutter les raisins en prenant soin de garder le rhum et mélanger les à la crème au mascarpone. Couper le rhum avec de l'eau. Tremper des biscuits cuillères dedans et tapisser le fond d'une verrine avec.

    Mettre une couche de la préparation mascarpone raisin. Recouvrir de quelques dés d'ananas finement détaillés. Recouvrir d'une nouvelle couche de biscuits cuillères imbibés du mélange rhum eau. Recouvrir d'une nouvelle couche de mascarpone-raisins.

    tiramisu ananas preparation

    Mettre le beurre dans une poêle avec les cuillères de sucre et l'étoile de badiane. On peut aussi mettre un peu de cannelle pour ceux qui aiment. Ajouter des dés d'ananas et faire chauffer jusque caramélisation. Eclaircir avec un peu d'eau (très peu, le caramel doit rester épais). Laisser refroidir (personnellement, j'ai déposé l'annas un peu tôt ce qui a fait fondre un peu le mascarpone.) et déposer sur chacune des verrines quelques dés d'ananas et un peu de sauce.
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    Biscuits à la cuiller

    Lundi 16 Novembre 2009, 11:21 GMT+2par Eglantine
    Une boîte de mascarpone à terminer mais pas de biscuits cuillère dans mes placards, l'occasion de tester une recette piquée sur le site le meilleur du chef. J'ai un peu modifié les proportions car les proportions données à l'origine sont beaucoup trop importantes pour mon four. D'autre part j'ai utilisé du sucre normal et non du sucre glace pour incorporer dans la pâte.

    J'ai été très bluffée par le résultat : ces biscuits sont vraiment excellents, aérien, pas trop sucrés... bref comme des vrais.

    Biscuits à la cuiller
    • 3 jaunes d'œufs
    • 75 g de sucre
    • 75 g de farine
    • 60 g de sucre
    • 14 à 15 cl de blancs d'oeufs (important, ça représente environ 3 à 4 blancs)
    • sucre glace
    Préchauffer le four th. 180°.

    Mélanger les jaunes d'oeufs et  40 gr de sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Incorporer alors la faine tamisée.

    Monter les blancs d'oeufs en neige ferme. Incorporer le reste du sucre et battre jusqu'à ce que les blancs soit bien serrés. Incorporer délicatement à l'autre préparation jusqu'à obtenir une pâte homogène (utiliser une maryse).

    Mettre dans une poche à douille sans douille et étaler en forme de boudoir sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Penser que le biscuit va gonfler à la cuisson. Tamiser généreusement le dessus de sucre glace. Cuire aussitôt. (entre 10 et 15 mn).

    Biscuits à la cuillère

    Essayer de tout cuire à la première fournée. Si vous devez faire une deuxième fournée, les gâteaux seront bon mais leur montée sera beaucoup moins spectaculaire.
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    Keftas ou Tajine de boulettes de viande

    Lundi 9 Novembre 2009, 14:55 GMT+2par Eglantine
    Certainement du au retour de notre voyage du Maroc mais il est incontestable que ces derniers temps, nous avons subi une forte influence maghrébine dans notre façon de nous alimenter. Les keftas faisaient partie des préparations qui nous ont été le plus souvent présentés lors de notre séjour. Aussi, c'est tout naturellement que j'ai eu envie de composer ce plat, pas très compliqué, pas très onéreux, absolument pas photogénique mais au combien délicieux !

    kefta

    Pour 4 à 6 personnes

    Pour les keftas

    500 gr de viande haché (j'utilise du boeuf)
    1 gros oignon
    1 gousse d'ail
    1/2 bouquet de persil
    1/2 bouquet de coriandre
    1/2 cuillère à soupe de piment doux (paprika)
    1/4 cuillère à café de piment fort (facultatif)
    1/2 cuillère à café de cumin (on peut forcer la dose)
    1/2 cuillère à café de cannelle
    1/4 de cuillère à café de gingembre
    1/4 de cuillère à café de sel
    (on peut ajouter à la préparation 50 gr de graisse de boeuf - le plat étant riche, je fais sans)

    Hacher oignon, ail, persil et coriandre. Ajouter viande, épices, herbes et éventuellement graisse puis continuer à hacher ou malaxer avec les mains jusqu'à ce que tous les éléments soit intimement mêlés. Laisser reposer au minimum 30 mn puis confectionner des boulettes de la taille d'une très petite noix.

    tajine de boulettes de viande

    Sauce pour le tajine

    50 gr de beurre
    1/2 kg de tomates pelées, épépinées et coupées en dés
    1 poivron 1/2 épépiné et haché grossièrement
    1/2 cuillère à soupe de piment doux (paprika)
    1/4 de cuillère à café de cumin
    1/2 bouquet de persil (haché)
    1/4 de cuillère à café de cannelle
    1/2 verre d'eau
    Sel

    Mettre tous les ingrédients dans un plat rond pouvant aller sur le feu. Faire cuire environ 10 mn (le temps que tomates et poivrons s'assouplissent) puis ajouter les boulettes (elles ne doivent pas se superposer) et continuer la cuisson 5 à 10 mn sans couvercle.

    En fin de cuisson casser un oeuf (un par convive) sur le bord du plat et laisser sur le feu jusqu'à ce que l'oeuf  soit cuit (tout au moins le blanc)..

    Ce plat est toujours très apprécié cependant je n'ai jamais réussi à en faire une présentation artistique et pour cause : traditionnellement, il est présenté dans un plat à tajine, plat que je ne possède malheureusement pas.

    La tradition veut aussi qu'il soit servi sans autres légumes. Personnellement j'ajoute toujours à côté quelques petites pommes de terre vapeur et ce jour là, comme on peut le constater sur la photo, quelques légumes variés.
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    Quand noisettes et saint-jacques dansent autour du potiron

    Lundi 19 Octobre 2009, 11:00 GMT+2par Eglantine

    Eglantine n'est pas joueuse sauf quand dans sa tête ça fait "clic". Il y a d'abord eu sa fille qui lui a lancé vertement que sa "bouffe" était bonne mais pas assez créative et qu'ainsi dans "un dîner presque parfait", elle ne gagnerait jamais. Et puis, il y a eu un petit passage chez "Dominique" ou elle a constaté qu'il y avait un petit robot sympa à gagner : comment, et bien tout simplement en cuisinant quelque chose autour du potiron.

    Or Eglantine adore le potiron (il y a quatre ans, elle en ignorait même le goût) et puis Eglantine adore aussi les noisettes et elle sait que ça se marie fort bien avec le potiron. Dans sa tête, toute la semaine, ça bouillonnait et voici le résultat ! Eglantine gagnera, gagnera pas... ce que je peux vous dire, c'est qu'aujourd'hui, on s'est régalé dans sa maison.

     

    potiron et saint-jacques

     

    Pour 3 personnes

    Les tuiles : pour 4 à 5 tuiles

    1 cuillère à café légèrement bombée de farine
    1 cuillère à café rase de miel
    1/2 blanc d'oeuf
    1 cuillère à café bombée de crème fraîche
    1 poignée de noisettes torréfiées au four, débarrassée de leur eau et concassées
    Sel


    On mélange tous les ingrédients ensemble. On n'oublie pas de saler car le sel doit l'emporter sur le miel. On étale un max la préparation en petite plaque sur une tôle à four et on cuit à tempérture très modérée : 180°. C'est cuit lorsque le tour commence à roussir.

    Le flanc

    Il est composé de deux parties

    Partie fromage

    60 gr de crème fraîche
    1 jaune d'oeuf
    10 gr de râpé
    1 pincée de clou de girofle en poudre (très légère)
    Sel, poivre


    On mélange tous les ingrédients puis on verse dans un ramequin soigneusement beurré. On met dans le four th 180°. On retire du four lorsque la préparation se fige.

    Partie potiron

    100 gr de purée de potiron  (cuisson au micro-onde dans une boîte plastique, extraire ensuite un maximum d'eau. prévoir à la base au moins le double de potiron)
    75 gr de crème fraîche
    2 oeufs
    Sel, poivre
    1 peu de 4 épices (mais pas trop afin de bien garder le goût du potiron)


    On passe au blender potiron et crème fraîche (attention mettre un peu plus car le blender en garde une partie). Ajouter alors oeufs, sel, poivre, épices. Verser dans les ramequins sur la précédente préparation.

    Mettre au four th 180°. C'est cuit lorsque l'appareil monte et se fige.

    Sauce noisette

    80 gr de lait
    1 oeuf
    20 gr de noisettes torréfiées et débarassées de leur peau.
    Sel
    Beurre

     

    autour de la saint-jacques et du potiron

     

    On prépare une crème anglaise non sucrée. Pour une fois, si on la laisse un peu trop cuire, c'est pas dramatique. On met le tout dans le blender avec les noisettes et on mixe jusqu'à ce que les noisettes soit totalement broyées et incorporées à la crème.
    On filtre le tout. On pèse et on prépare la même quantité de beurre que la substance restante. On incorporera ce beurre à la fin lors du service et on ajustera le sel.

    Cette sauce est un véritable délice.

    Garniture

    Une pomme
    Une poignée de noisettes torréfiées, débarrassées de leur peau et concassées
    40 gr de miel
    Jus de citron


    On fait revenir la pommee détaillée en petits morceaux jusqu'à ce qu'elle s'amolisse. On ajoute alors le filet de citron et les noisettes.

    Phase finale.

    C'est le plus délicat car tout doit être chaud. On commence par démouler les flans qu'on met sur une assiette et qu'on tient au chaud pendant le reste de l'opération. (Dans le four éteint mais encore chaud après la cuisson des flans.)

    On cuit les Saint-Jacques à l'unilatérale (Prévoir 3 à 4 saint-jacques par personne). Pendant ce temps, on fait chauffer la crème à la noisette et puis on incorpore le beurre petits morceaux par petits morceaux. On ajuste le sel et on maintient au chaud sans faire chauffer. (chez moi : plaque à induction, puissance minimale).

    Reste plus qu'à dresser : sortir l'assiette du four. Poser une tuile, un peu de sauce, les saint-jacques et par dessus les saint-jacques un "chouya" de préparation aux pommes histoire de donner un peu de tonus au tout.

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    Maamouls

    Vendredi 16 Octobre 2009, 11:29 GMT+2par Eglantine
    tabi
    Il me fallait  l'essayer ce joli objet que j'avais ramené du Maroc. C'est sur un coup de tête que je l'ai acheté. J'ai tout simplement trouvé qu'il était joli....  Le vendeur souriait sur qu'il allait faire une bonne affaire.

    Tabi ou empreintes à maamoud ou moule en bois
     
    - Combien cet objet ?
    - 10 dirhams la sculpture !
    - Heu, c'est pas un peu cher (on m'a toujours appris que dans les souks faut marchander surtout à Marrakech où les prix à la vue du touriste sont systématiquement multipliés par trois et même plus...)
    - Non, non, c'est le prix. C'est du travail artisanal ça, regarde c'est sculpté à la main. Mais si tu veux, j'en ai des plus petits avec 1 ou 2 sculptures
    - Oui mais quand même... 5 sculptures c'est bien, c'est même nécessaire... tu peux pas faire un petit effort...
    - Si tu préfères, tu peux prendre celui là, il est beaucoup moins cher (il m'en présente un en plastique)
    - Pfffffff, moins cher mais beaucoup moins joli....
    - Il est en bois de citronnier, tu fais une bonne affaire habituellement, c'est 10 Dirhams de plus pour le bois

    Je balaye la boutique d'un regard résigné (y'en a drôlement beaucoup des choses que je pourrais acheter la dedans).... il a bien vu le boutiquier que dans mes yeux y'avait une grande lueur avide (mais chose qui ne lui a pas échappé, une lueur non désespérée).... il sait aussi qu'en France, j'aurai du mal à trouver un tel produit.... je ne résiste pas bien longtemps : au diable l'avarice, quelques secondes plus tard, l'objet est dans mon sac prêt à s'envoler pour la France.... j'aurais du lui prendre aussi quelques gaufriers... je sais pas ce qu'ils font dedans mais la forme est sympa...  très bien l'idée de partir en vacances avec un sac à dos mais pour les emplettes, c'est pas top.....

    C'est bien joli d'avoir un superbe moule en bois mais maintenant, il faut passer aux exercices pratiques. D'abord une recherche Internet : tiens ça s'appelle un tabi. Ca sert à faire des maalouds.... mais c'est libanais ça, c'est pas marocain !!!.

    Un petit tour chez Cake and the city et hop, voilà le résultat.

    maamoul faits avec empreinte en bois ou tabi

    Ils ont de l'allure maintenant mes petits gâteaux. Finalement, je crois que j'ai fait une très bonne affaire : la sagesse dit, le juste prix, c'est celui que tu es prêt à mettre !

    La pâte

    J'ai diminué les proportions de moitié :
    250 g de semoule fine
    15 g de sucre en poudre
    1/2 c à c de levure chimique
    125 g de beurre très très mou
    3 cl de lait
    3 cl d'eau de fleur d'oranger

    Mélanger semoule, sucre et levure. Ajouter le beurre ramolli et travailler du bout des doigts pour obtenir un mélange sablé. Ajouter enfin le lait et l'eau de fleur d'oranger. Pétrir la semoule pendant une minute et former une boule de pâte que vous laisserez reposer pendant 1 heure.

    Garniture aux noix

    75 g de noix
    2  cuillère à soupe légèrement bombée de sucre en poudre
    1 cuillère 1/2 à soupe d'eau
    Camille y ajoute des zestes d'orange, moi j'y ai mis quelques morceaux d'orange confite.

    Mixer ensemble sucre, noix, zeste d'orange. Lier le tout avec l'eau.

    Garniture aux dattes (préparation au feeling)

    Pâte de dattes
    Sucre
    Fleur d'oranger
    Un peu de cannelles

    Ici, la façon de faire est plutôt au feeling. Le but est d'obtenir en mélangeant tous les ingrédients une pate un peu molle suffisamment sucrée et parfumée. Je n'ai pas pesé mes ingrédients.

    Le façonnage

    On prend un peu de pâte qu'on étale avec un rouleau. Puis on découpe un morceau au milieu duquel on dépose un peu de pâte. On referme bien la pâte sur le tout afin d'obtenir une petite boule. On met dans le tabi pour donner une jolie forme au tout et une fois l'empreinte dessinée, on met sur une plaque. On peut aussi faire une boule ronde qu'on fourre et qu'on referme.

    Enfourner pendant environ 15 mn dans un four th.. 160°C. Les maamouls sont prêts lorsque les bords commencent à colorer. Laisser refroidir avant toute manipulation. La chose est fragile Saupoudrer de sucre glace.
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    Le gâteau de pommes de terre ou comment sublimer un ingrédient ordinaire

    Vendredi 9 Octobre 2009, 11:15 GMT+2par Eglantine
    Voici donc le fameux gâteau de pommes de terre. Le première fois que j'ai goûté ce type de préparation, c'est lorsque j'ai testé ma fameuse patata aux aubergines. Ce fût un coup de foudre surtout en ce qui concerne la cuisson des pommes de terre. Depuis, j'en fais régulièrement remportant toujours le même succès.

    Au début, je posais mes pommes de terre sur une plaque huilé mais c'était galère pour le service. Puis j'ai perfectionné la technique au fil du temps jusqu'à réussir à obtenir un véritable gâteau. C'était si simple : suffit de placer les pommes de terre dans un plat à tarte puis de démouler au moment du service ! Attention, faut être rigoureux lors de la pause....

    Gâteau de pommes de terre

    Les ingrédients :

    Pommes de terre en bonne quantité (ratte de préférence mais toute autre espèce à chair ferme fera l'affaire)
    Huile d'olive
    Sel
    Herbes : thym, romarin, basilic

    Le secret de la réussite, c'est de couper en très fines tranches les pommes de terre. J'utilise pour celà un robot en utilisant la lame la plus fine.

    Ensuite, on dispose au fond d'un plat à tarte huilé les pommes de terre en les faisant se chevaucher légèrement (pas de papier sulfurisé surtout, il attacherait après les pommes de terre). Après la première couche, on badigeonne d'huile avec un pinceau, on sale et on met un peu de thym.

    On fait une deuxième couche tout aussi fine, on badigeonne d'huile avec un pinceau, on sale, on met un peu de romarin.

    On fait une troisième couche tout aussi fine, on badigeonne d'huile avec un pinceau, on sale, on met un peu de basilic.

    On fait une quatrième couche tout aussi fine, on badigeonne d'huile, on sale, et STOOooop, on ne met plus rien.

    Gâteau de pommes de terre - détail

    On  enfourne (t 210°) environ jusqu'à ce que ca commence à dorer et qu'une fourchette puisse traverser le tout sans aucune résistance. On démoule et on sert. Rien que d'écrire tout ça, j'en ai l'eau à la bouche !

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    Une si longue absence et impressions du Maroc

    Lundi 7 Septembre 2009, 11:09 GMT+2par Eglantine
    Un certain temps sans écrire sur ce blog. A cela plusieurs raisons : tout d'abord,  après plus de trois ans de blog peut-être le besoin de prendre un peu de recul, un peu moins l'envie de photographier toute la nourriture que j'ingurgite ou de rédiger... 

    Mais pas seulement ça, une fin d'année scolaire chargée : les enfants, les études, le travail... un peu d'ordre, ici et là, dans la maison et le jardin... et puis les vacances :  un grand break, un voyage dans un pays merveilleux, le Maroc : des images plein la tête, des tajines plein le ventre, nous ne sommes pas encore totalement revenus.

    Le post d'aujourd'hui sera dédié aux situations les plus marquantes mais non exhaustives de ce séjour ! une mention particulière à toutes les personnes que nous avons rencontré, que nous avons aimé et qui se reconnaîtront.

    C'est à Marrakech que nous avons choisi d'atterir et c'est chez Nicole que nous avons choisi de passer les deux premières nuits. Le hasard fait merveilleusement les choses. La maison de Nicole est reposante, bien tenue, coquette, décorée aux couleurs du pays mais sans en faire trop. Au centre de son petit patio, un magnifique avocatier : un havre de paix que nous conseillons vivement aux voyageurs un peu à l'écart des rues animées de la torride Marrakech. En plus Nicole connait le Maroc et donne généreusement quelques tuyaux afin de se fondre très vite dans le paysage. Tous les renseignements à cette adresse (clic) ou encore là (clic)
     
    avocatier

    La bas nous avons visité, l'école coranique ou medersa Ben Youssef

    ecole coranique


    Le musée ou palais Dar M'Nebhi

    musee

     
    Le palais El-Badi

    Palais el-badi


    Puis les jardins de Majorelle un lieu cher à Yves Saint-Laurent
     
    jardins de majorelle


    Nous avons évidemment déambulé à travers les rues

    rues de marrakech

    souk de marrakech

    place jemaa-el-fna

    avant de partir pour un petit périple à travers le pays.

    Nous avons voulu voir Ait-Benhaddou, un lieu ou de nombreux films ont été tournés. On croirait un immense château de sable. C'est de l'entretien un lieu pareil car chaque année vent et pluie s'acharnent à détruire l'édifice en pisé   et il faut le reconstruire patiemment mais c'est si beau ! en haut, une vue à 180° sur le désert. Magnifique !

    ait benhaddou

    vue à 180°

    Quelques jours plus tard, et quelques kilomètres plus haut, c'est à  Tineghir que nous nous sommes reposés chez Aissa et ses fils

    chez aissa
     
     
    Ci-dessous, l'aîné, Mohammed qui nous a accueilli avec un thé à la menthe : un lieu d'accueil reposant

    Mohammed


    La encore, une petite maison à l'écart du tumulte. Certes, pas de climatisation mais partout des endroits aérés et frais ou des salons pour se reposer à toute heure de la journée ainsi qu'une terrasse pour dormir la nuit si on le souhaite. Et puis, chez Aissa, on mange bien, on mange authentique et frais... tajines, kefta, soupe, thé à la menthe...... L'accueil est simple, juste ce qu'il faut.... on perçoit la vie marocaine. On saura vous conseiller sur les promenades à faire. Si vous avez besoin d'un guide pour faire du trekking et bien vous le trouverez sur place : c'est en partie leur job ! : Pour plus de renseignements (clic)

    Près du vieux quartier juif de Tineghir, nous avons aussi rencontré le sympathique Abdou. Abdou vend des bijoux en argent, des plateaux, coffres, tapis et autres objet marocains.
     
    abdou le bijoutier

    Chez lui, nous avons découvert l'hospitalité. A chaque fois que nous sommes passé le voir, il nous a gracieusement offert le thé à la menthe nous entraînant dans de longues conversations sur le Maroc. Alors, si vous passez près de chez lui, n'hésitez pas à aller lui dire bonjour.
     
    Devant la paix qui se dégage de cet endroit, nous avons décidé de poser nos valises pour 3 nuits histoire d'avoir le temps de descendre à pied les 15 km de palmeraie qui vous emmènent aux gorges du Todgha. C'est fou ce qu'on découvre dans une palmeraie outre les plantations traditionnelles : tomates, choux, légumes divers et variés.

    Un petit porteur

    un âne dans la palmeraie

    Des paysans travaillant la luzerne pour alimenter le petit porteur

    paysans à l'ombre de la palmeraie

    Des canaux d'irrigation

    l'irrigation dans la palmeraie

    Des paysages somptueux : palmiers aux milieu de champ de maïs entre deux barrières de rochers ocres

    enfin des palmiers



    palmiers devant rochers

    Des dattiers
    avec des dattes dessus

    Palmier dattier

    Et même de petites forêts dans lesquelles on peut se perdre !

    Un endroit très ombragé
     
     
    Des grenadiers

    grenade

    Des figuiers


    figue

    Si on sort de la palmeraie et qu'on grimpe un peu, la vue est superbe

    la palmeraie vue de la route
     
    En reprenant la palmeraie, juste avant d'arriver aux gorges, on longe une petite rivière

    l arrivee aux gorges
     
    Enfin la récompense : les gorges du todgha : les photos sont loin de rendre la beauté du lieu. Figurez vous que trois films au moins ont été tourné dans cette région : Laurence d'Arabie, la poudre d'escampette et cent mille dollars au soleil.

    les gorges du todgha

    la riviere

    Après un bref séjour à Ouarzazate ou nous avons rencontré une cigogne perché sur une des tours de la kasbah de taourirt,
     
    cigogne
     
    nous avons repris le chemin du Sud afin de rejoindre les montagnes autour de Tafraoute.  Juste à côté de Tafraoute, un petit village au joli nom d'Oumesnat. C'est dans la maison traditionnelle, adossée à le montagne que nous avons choisi de nous poser pour deux nuits afin de pouvoir profiter un maximum de ce magnifique lieu de plénitude : un silence impressionnant, des paysages à vous couper le soufle, une atmosphère envoutante : nous avons beaucoup beaucoup aimé.

    oumesnat

    au pied des montagnes, la maison traditionnelle

    la maison traditionnelle

    au pied des rochers

    A la tombée du jour les paysages s'habillent d'une palette incroyable d'ocres
     
    ballade

    un paysage à couper le soufle

    les ocres d'oumesnat

    quelques rochers autour d'oumesnat

    Reconnaissez vous la figue de barbarie ?

    la figue de barbarie
     
    vallée autour d'oumesnat
     
    Au petit matin, nous avons eu la joie de découvrir l'amlou et pour cause, nous étions dans le pays des arganiers. Quelle bonheur cette pâte à tartiner faite de miel, d'huile d'argan et d'amandes torréfiées qui peut se tartiner sur un gâteau au chocolat, du pain ou tout simplement se déguster comme je l'ai fait à la petite cuillère. Un petit goût de Nutella mais sans le chocolat et en bien meilleur.

    amlou
     
    L'huile d'argan culinaire est préparé grâce à un savoir faire millénaire à partir d'une petite amande amère et immangeable produite par l'arganier. Avant traitement, elle est torréfiée. La noix d'Argan ne s'abime pas avec le temps aussi traditionnellement, elles sont stockées et l'huile est faite au fur et à mesure des besoins.
     
    arganier

    noix d'argan

    les amandes de l'arganier

    la machine a faire de l'huile d'argan

    Evidemment, nous n'avons pas mangé que de l'amlou dans cette auberge. La cuisinière était excellente. Un soir, elle nous a servi une petite soupe de concombre-orange surprenante et délicieuse : un secret qu'il faudra que je découvre. Avant de quitter Oumesnat notre hôte nous a fait visiter une maison traditionnelle encore intacte, c'est si rare de trouver cela au Maroc :

    Quelques ustensiles
    qu'on aimerait beaucoup posséder même aujourd'hui !

    objets traditionnelles

    Une superbe meule
    à farine : vous vous voyez faire ça tous les jours avant d'utiliser votre MAP ???

    meule à farine
     
     
    Le salon

    le salon de la maison traditionnelle
     
    Si vous visitez, le Maroc et plus particulièrement la région, franchement cette auberge est parfaite. Si vous êtes un peu curieux, vous pourrez y apprendre un tas de choses sur les coutumes locales et puis ce n'est pas très cher en regard de la qualité des services offerts : Plus de détails ici (clic)

    Nous n'avions pas envie de quitter le Maroc sans voir la mer. Nous sommes donc remontés sur Essaouira anciennement baptisé Mogador par les portugais. Une ville de toute beauté aux portes merveilleuses, une ville toute de bleu revêtue... une fois encore un enchantement des yeux !

    une porte à essaouira

    maisons d'essaouira

    rue d'essaouira

    une autre rue d'essaouira
     
    les tapis
     
    bateau et remparts



    pêcheurs et filets de pêche à essaouira
     
    les remparts

    La criée

    Les mouettes

    la mer

    Une dernière virée à Marrakech, un dernier repas sur la place jemaa el fna
     
    la place Jemaa el fna

    un petit aurevoir à Nicole et puis le retour qui fut assez difficile. Pas évident de passer de 40° à 12° de température extérieure, d'une vie de nomade à une vie sédentaire derrière un bureau.....

    Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures, culinaires cette fois !
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    welsh rarebit et succès aux framboises

    Lundi 15 Juin 2009, 11:40 GMT+2par Eglantine
    La grisaille me déprime, heureusement quelques petites douceurs de temps en temps font le plus grand bien !

    Ce qui m'a frappé lors de mon arrivée dans le Nord, c'est qu'on y servait les frites avec de la mayonnaise. Une vraie abhération diététique pour moi. Bien des années plus tard, toute la famille s'est mise aux frites-mayo (je résiste toujours...). Aujourd'hui, je vous présente un autre plat comme on les aime ici. En effet, le welsh rarebit est une vraie vedette sur les tables de nos brasseries. Je n'en suis habituellement pas très fan (le cholesterol y est pour beaucoup). Voici une version un peu personnelle. Cette fois j'ai craqué et je me suis franchement régalée... nous devions être trois, nous n'étions que deux, chacun deux parts...

    welsh rarebit

    Pour 4 personnes raisonnables ou deux goinfres

    10 cl de bière brune
    200 gr de cheddar
    15 gr de beurre
    4 tranches de Pain complet (ici pain  à la farine complète) toasté et légèrement tartiné de moutarde
    Du jambon (ici serrano)

    Sauce worcestershire : enfin presque
    (inspiré de cette recette : clic)

    1 cuillère à café de mélasse
    1 cuillère à café de sauce soja
    1 cuillère à café de vinaigre
    1 mini pincée de cannelle,
    1 mini pincée de piment
    1 mini pincée de gingembre
    1 mini pincée de curry
    2 mini pincée d'ail haché
    1 clou de girofle
    Quelques graines de moutarde
    Quelques graines de cardamone
    1 pincée de poivre
     
    Laisser macérer 10 à 30 mn.

    Faire toaster le pain. Le couvrir légèrement de moutarde et placer chaque tranche dans un plat (pour moi un ramequin) pouvant aller au four. Couvrir d'une tranche de jambon fin type serrano.

    Faire fondre le cheddar et le beurre à feu doux dans 10 cl de bière brune auquel vous aurez ajouté une à deux cuillères à café du précédent mélange. Evidemment vous remplacez par la sauce worcestershire si vous avez déjà investi dans ce produit.

    Une fois bien fondu, répartir équitablement dans les ramequins et mettre soit à four très chaud, soit au four sur position grill.

    welsh rarebit frites

    A manger aussitôt chaud et bouillonnant, sans modération avec un oeuf ou des frites ! si, si.... faut oser mais pas abuser...

    Et puis, le croiriez vous ? derrière nous avons mangé ça !

    succes aux framboises

    Une recette prise chez Fabrice et ramenée à des proportions raisonnables. Bon, je crois bien qu'après un tel festin je repars en hibernation pour quelques mois... surtout si le soleil revient !
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