Le Placard d'elle

Crosnes : j'ai testé pour vous

A force de côtoyer des gens qui me présentent des produits extraordinaires, j'en arrive à faire des choses un peu folles.

Jugez un peu, l'autre jour, en me promenant, je croise une étiquette sur un étal "crosnes" au prix astronomique de 25 € le kilo. A ce prix là, on réfléchit en deux fois avant de faire l'achat mais piquée par la curiosité, je décide quand même d'en acheter une poignée. Faut pas mourir idiot.... et surtout inculte.

Après un court parcours de la blogosphère, je tombe sur le blog de JP qui dit qu'il faut les mettre avec du gros sel dans un chiffon, les secouer et ensuite bien les laver. Ni une ni deux, je m'empresse de faire cela. Et puis, quitte à tester un produit, testons le bien. Je sépare les crosnes en deux  pour pouvoir faire 2 préparations.

Je ressors mon vieux grimoire ou il me semblait avoir vu une recette de crône. Oui, il y a 100 ans, c'était pas la même orthographe. De nos jours, on a préféré retirer l'accent circonflexe et mettre un s. Pourtant pour l'hôpital, on a fait l'inverse. Allez y comprendre quelque chose à la langue française. Pour la petite histoire, sachez quand même que le crosne a été acclimaté en France en 1882 par un membre de l'association français du nom d'Auguste Pailleux à Crosnes en banlieue parisienne. Il eu à l'époque un petit succès, mérité je dois l'avouer.

 

crosnes

1ère recette :

Faire bouillir 15 mn de l'eau avec un petit oignon, une échalote, un clou de girofle, 1 feuille de laurier. Au bout de 15 mn, jeter les crosnes dans l'eau bouillante et faites cuire 10 mn à 12 mn environ : pas plus, ils doivent rester croquants. Egoutter, ajouter un petit morceau de beurre et servir. On peut aussi y mettre du jus de viande.

 

beignets de crosnes

2e recette :

Les faire cuire puis faire une pâte à beignets (farine, oeufs, lait, sel, poivre). Tremper les crosnes dedans et faire frire.

Résultat : ce n'est pas mauvais du tout, un petit goût d'artichaut mais plus fin à mon sens. Je préfère la version beurre et je verrais très bien ça en accompagnement d'une petite viande (bien trop cher pour en faire un plat complet). Quant aux beignets, c'est très sympathique et je les servirais assez facilement avec un petit apéritif mais c'est peut-être un peu gâcher la marchandise, la friture couvrant trop le légume.

Une bonne expérience. Cette recette ira, bien sur, alimenter la page que je réserve aux recettes d'il y a 100 ans  et + pour le jeu que j'ai ouvert.

Pages 739 et 283 : "l'art du bien manger"

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Nouveau Jeu : et si on remontait dans le temps !

Tout d'abord, un grand MERCI pour tous les sympathiques commentaires que vous m'avez laissés pour mon bloganniversaire.... Ca fait vraiment chaud au coeur et ca booste, et puis pour ma 2e année... 
 
Entre ce billet et l'avant-dernier, il m'est venu une idée saugrenue. Il s'avère que je trouve que le livre présenté dans le ledit post est un livre de qualité avec des recettes parfois exceptionnelles et en plus gratos. Alors voilà  j'ai décidé de lancer un nouveau jeu qui risque peut-être d'être le plus grand FLOP des jeux blogosphériques, celui de faire revivre ce vieux livre qui à l'époque, je vous l'apprends sans doute, avait été adopté par le Ministère de l'Instruction publique pour garnir les bibliothèques des lycées, des collèges et des écoles normales de jeunes filles. Brrrrrrrrr.... pas rassurant tout ça !
 
Dans cet esprit, j'inaugure une nouvelle rubrique au titre on ne peut plus parlant : Elles ont déjà 100 ans et +. 
 
Vous savez tous que j'aime les vieilles choses même si c'est pas tendance et Il me plait moi, ce  livre ! Certes il est pas très mode et c'est un pavé d'environ 990 pages (suffit de commencer par l'Index) mais c'est aussi un condensé de saveurs françaises et régionales, recettes qui pour beaucoup ont traversé allègrement le XXe siècle.... et qui ont même contribué à accueillir joyeusement  le XXIe.... D'ailleurs, sans le savoir, beaucoup de blogueurs nous présentent déjà les recettes de ce livre : Kougelhoff, couscouss, quiche, saucisson au chocolat, gaspacho, meringues, îles flottantes, poires belle-hélène (Josette au siècle dernier), brioche parisienne, soufflé au fromage, caramel mou, crêpes de sarrazin, poulet au Kary, pot au feu, aubergines farcies, frites, gigot de sept heures, rizotto, clafoutis, garbure, chaussons, mousse au chocolat, vin chaud (Existait déjà en 1721 sous le nom de soupe au vin, Philippe V adorait).... Vous serez étonnés du nombre incroyable de recettes qui ont traversé les ans et qui sont encore aujourd'hui sur nos tables ou dans nos restaurants.....
 
 
L'art du bien manger
 
Il n'y a rien à gagner. En participant, vous contribuerez à alimenter une rubrique de mon blog, entièrement consacrée aux recettes recueillies par Edmond Richardin. Le but : comment sont aujourd'hui perçues ces recettes âgées de plus de 100 ans. Que reste-t'il dans nos assiettes de la nourriture "d'hier". Et pour cela, bien sur, avoir des recettes diversifiées, donc ne pas sytématiquement flasher sur la mousse au chocolat.... je connais vos mauvais penchants...
 
Les exigences : 
  • la recette doit être extraite du livre téléchargeable plus bas (la version Word permet la recherche par mots, plus facilement exploitable),
  • elle ne doit pas avoir été modifiée et avoir été réalisée, dans la mesure du possible, selon les méthodes de l'époque (ex : respect des temps et des modes de cuisson). 
Seront toutefois autorisés, le remplacement  des vins par des vins approchant : de nos jours, il devient difficile de cuisiner au château Yquem.  Je fermerai les yeux, si vous ne mettez pas la bonne quantité de truffes....
 
Pour chacune de vos propositions, j'insèrerai une photo et un lien vers la recette éditée sur votre blog. C'est un jeu permanent, sans délai avec mise à jour constante et de temps en temps un post pour annoncer l'actualisation.
 
J'aurais bien fait toutes les recettes moi même, mais 1600 quand même.... et puis il y a des choses que je ne cuisine pas... alors avec vous, c'est plus facile !
 
 
 
Et tout d'abord, l'Index à télécharger pour avoir une idée du contenu du livre : Attention, il y a quelques erreurs de pagination (y compris dans l'index original) mais les recettes existent.
Télécharger
 
Si vous êtes intéressés, vous m'enverrez  :  
  • une photo qui ne dépasse pas 400 pixels en largeur,
  • votre pseudo
  • le nom de votre blog
  • l'adresse de votre article
  • la page du livre (pagination d'origine) où vous avez trouvé la recette.
  • Votre article devra donner l'avis bon ou mauvais mais surtout objectif sur la recette testée.
pour m'écrire

Les non blogueurs peuvent participer en m'envoyant : 
  • une photo qui ne dépasse pas 400 pixels en largeur
  • le pseudo choisi
  • la page du livre (pagination d'origine) où vous avez trouvé la recette
  • éventuellement, un texte personnalisé (autrement je le recopierai à partir du livre).
  • votre avis bon ou mauvais mais surtout objectif sur la recette testée.
pour m'écrire


J'attends donc avec impatience que quelqu'un m'envoie la photo de son pied de cochon à la ménéhildienne, de sa tête de veau ravigote, de son gigot de sept heures, de son fard breton lard et sarrazin...... de sa sauce grand-veneur, de son beurre d'écrevisse, de ses topinambours au gratin, de son veau marengo, de ses tournedos rossini....... de son cassoulet toulousain, de son cassoulet alsacien, de sa choucroute, de sa bouillabaise des pêcheurs, de sa poule au pot du bon roi Henry.....

Vous trouverez aussi mille façon de cuisiner les oeufs et de faire des omelettes. Les végérariens trouveront de quoi accommoder légumes et céréales et les bouches sucrées, quelques recettes de gâteaux ou bien encore quelques façons de servir les fruits : les beignets d'oranges, le sorbet à la fraise, le gâteau aux marrons, le pudding d'Auvergne choco-marrons, la mousse au chocolat praliné, les bonbons meringués ou encore le saucisson au chocolat parfumé à la cannelle et au clou de girofle, la soupe de cerises, la crème de fleurs.... plein de recettes avec des pommes.........  le choix est vaste.

Deux curiosités : qui osera ? (je suis loin d'avoir tout lu) :

    - la caille à la talleyrand
    - la salade japonaise (avec château Yquem, Champagne et truffes)

En attendant, je vous laisse avec André Theuriez mais vous rappelle auparavant que pour télécharger le livre, c'est :

Sur ce site même (clic) - format Word et zippé (fonction recherche possible)
Sur Gallica. Cliquer sur l'option "Rechercher" (bouton rouge en haut). Taper Richardin dans "la zone Auteur". Choisir le N° 1, la cuisine française : l'art du bien manger. Vous arriverez sur un aperçu. Il faut ensuite Cliquer sur télécharger (en haut).Une page vous demandera le format choisi et vous construira le livre. C'est seulement à la fin de cette opération que le téléchargement sera possible.
 
*************

Cette préface diablement bien écrite et datant d'il y a  un siècle est toujours d'actualité. Elle aurait pu être écrite, à mon sens, à l'aube de notre XXIe siècle. C'est fort agréable à lire et ça montre fort bien qu'il y a un siècle on se préoccupait déjà fortement de la malbouffe ...
 

LETTRE-PRÉFACE "de l'Art de bien manger"

Mon cher Richardin,

Vous me demandez une préface pour votre Art du bien manger. Quoique indigne, je m'exécute d'autant plus volontiers que votre livre arrive à point pour remettre en honneur une «gaye» science qu'on est en train de désapprendre depuis tantôt une trentaine d'années. L'aube du XIXe siècle avait éclairé la pleine floraison de ce bel art gastronomique, dont Brillat-Savarin formulait les précieuses lois dans un code autrement récréatif et savoureux que le Code Napoléon. En ce temps-là, Paris abondait en restaurants fameux : Véry, Véfour, les Frères Provençaux et tant d'autres, où, de tous les coins de l'Europe, on venait faire bonne chère. Les maîtres-queux des cuisines aristocratiques ou bourgeoises rivalisaient avec les chefs de ces établissements renommés. En matière de gourmandise, la province ne restait pas en arrière. Elle entretenait soigneusement le feu sacré sur les fourneaux de ses hôtelleries et dans les larges cheminées à tourne-broches des notables cuisines de la ville. Chaque canton de notre pays de France possédait alors la spécialité et le secret de quelque friande gueulardise, préparée dévotement délicatement, avec amour, qu'on ne pouvait trouver que là et qu'il fallait. même parfois venir déguster sur place. Ainsi, pour ne parler que de nos régions de l'Est, Strasbourg avait ses pâtés de foie gras, Metz ses mirabelles, Nancy son boudin et ses macarons, Remiremont ses pâtés de truite ; Saint-Mihiel se glorifiait de ses écrevisses, Commercy de-ses madeleines et Bar-le-Duc de ses confitures de groseille. Comme l'a dit excellemment votre spirituel collaborateur, Fulbert-Dumonteil : « Quel tour de France incomparable, original et gastronomique on pouvait faire jadis, quand nos provinces et nos villes offraient à la fourchette des voyageurs un plat traditionnel, une friandise locale et fameuse... »

Aujourd'hui, la renommée de ces créations et spécialités locales subsiste encore, mais ce n'est, le plus souvent, hélas ! qu'un reste de grandeur déchue, qu'une gloire purement nominale. L'industrie s'est emparée de la fabrication de toutes ces bonnes choses, dont on gardait jadis le secret dans les familles, qu'on ne servait qu'à des initiés et à des amateurs de choix. Le commerce maintenant les répand un peu partout ; mais la quantité fait tort à la qualité; à mesure qu'elles se vulgarisent, elles perdent de leur finesse et de leur rare saveur.

Au temps de mon enfance, c'était, dans ma petite ville, une grosse affaire que de donner à dîner à ses amis. On s'y préparait des semaines à l'avance, on se disputait les cordons bleus en renom. Les maîtresses de maison ne rougissaient pas de mettre la main à la pâte, afin de servir à leurs convives un repas exquis, artistement cuisiné et propre à réjouir leurs yeux, leur palais et leur cœur. Aujourd'hui, nos belles dames sont trop affairées et trop mondaines pour s'occuper elles-mêmes du. plaisir de leurs invités. Les bonnes ménagères deviennent aussi clairsemées que les bonnes cuisinières. On se contente de commander le dîner à un traiteur en vogue, et l'on obtient ainsi un menu banal et prétentieux, une cuisine médiocre, sans originalité ni saveur.

Votre livre, mon cher Richardin, paraît donc à propos pour rapprendre aux générations du. XXe siècle l’art trop oublié de la bonne chère. Et ce livre, destiné à remettre en valeur la science culinaire, est lui-même une oeuvre savamment et amoureusement exécutée. Vous l'avez composé ainsi qu'une symphonie gastronomique où l'utile et l'agréable, la théorie et la pratique, l'érudition et la sensualité gourmande se mêlent harmonieusement. C'est, comme l'eût dit Rabelais, « un livre de haulte gresse ». Il s'ouvre par une série de monographies où le maître Fulbert-Dumonteil a décrit avec une verve pleine d'amour et de poésie les principaux plats qui lui paraissent dignes de figurer sur la table d'un amateur de bonne cuisine. Et de fait, en cette galerie de croquis humoristiques et suggestifs, les gastronomes trouveront de mirifiques recettes qui leur feront venir l'eau à la bouche. Vous ne vous êtes pas contenté de cette alléchante préface, vous avez demandé à vos amis les gens de lettres une consultation sur leurs plats favoris, et chacun d'eux, de façon fort piquante, vous a livré son secret pour cuire un lièvre à la royale, assaisonner une curieuse salade, faire mijoter une garbure. ou confectionner une mousse au chocolat. Vous-même, mon cher ami, dans un récit de plein air, tout embaumé de l'odeur des forêts natales, vous avez évoqué un cher souvenir de notre pays lorrain et initié vos lecteurs parisiens aux succulents mystères du gigot rôti à la ficelle, et aux formules de nos plats renommés.

Ce n'est pas tout. Après avoir consulté les amateurs, vous avez fouillé de poudreuses archives gastronomiques ; vous y avez retrouvé les formulaires des braves cuisiniers d'autrefois, et vous nous avez exhumé de précieuses recettes inédites ; grâce à vous, nous connaissons la formule de « l'Hostel des Trois Barbeaulx » pour cuire le barbeau à la mode de Touraine ; la préparation de la langue de bœuf en paupiettes, comme on la cuisinait au « Cabaret de la Lamprove à Chinon ou de la fraise de veau à la française, telle qu'on la fricassait à « l'hostellerie de la Fleur de Lys » à Blois. Vous nous avez révélé les secrets des grands maîtres-queux dont les noms brillent au Livre d'or de notre art culinaire, les Tivollier, les Grisch, les Caillat, les Montagné, les Sevin, etc.

Enfin votre livre se termine par un copieux recueil de recettes pratiques, un véritable compendium de la substantielle, savoureuse et saine cuisine bourgeoise, telle qu'on l'entendait naguère dans les hospitalières maisons de la province et dans les grands restaurants parisiens où l'on conservait le culte de la bonne chère.

Cet ouvrage, dont je viens  d'indiquer l'ordre savamment et artistement composite, rendra donc un inestimable service aux gourmets, et demeurera comme un monument élevé à l'honneur de la cuisine française. Qu'il soit le bienvenu à l'aube du XXe siècle, de même que La Physiologie du goût, de Brillat-Savarin, le fut au début du XIXe siècle.  Je lui souhaite, chez nos contemporains, le grand succès qu'il mérite. Au nom de ceux qui aiment encore à réunir de joyeux amis pour déguster des plats excellemment cuisinés, je vous envoie mes affectueuses félicitations, et j'y joins l'expression de la reconnaissance la plus sincère et la plus persistante,  celle de l'estomac.

ANDRÉ THEURIET
Bourg-la-Reine, 29 février 1904

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V'la deux ans que j'blogue

Et oui, deux ans déjà....

Tout au début, une curiosité, puis peu à peu une vraie frénésie, en cours de route quelques doutes....

Et puis, au cours du temps,

Une certaine forme de reconnaissance :  la surprise mais aussi la joie de voir un lien vers mon blog sur des sites ou blogs dont j'ignorais l'existence même. La joie aussi de voir que mes recettes ne s'arrêtent pas une fois qu'elles sont publiées mais que des lecteurs les testent et les apprécient.

Des commentaires parfois émouvants : un lecteur qui grâce à mon post replonge dans son passé redécouvrant le poème de son enfance,  retournant sur les pas d'un amour de jeunesse, poursuivant lui aussi les traces de ses souvenirs, d'autres qui sont complémentaires à l'article édité...

Des dialogues et des échanges avec des passionnés de cuisine, des conseils et même des recettes....

Un véritable enrichissement personnel :
  • vous lire me permet de découvrir chaque jour de nouveaux horizons que ce soit dans le domaine culinaire, à travers vos histoires ou à travers votre région.
  • alors que je pensais connaître la cuisine, j'ai appris à cuisiner. Avant, je copiais, maintenant j'improvise très souvent des recettes à partir des ingrédients que je trouve dans mes placards. 
  • je suis curieuse et j'ai envie de découvrir de plus en plus de nouvelles saveurs.
  • écrire des histoires familiales, replonger dans mon passé m'oblige à un réel travail de réflexion et de recherche. Ainsi je redécouvre ou plutôt je découvre un univers qui à la réflexion m'était inconnu..
Pour toutes ces raisons donc, je serais encore quelque temps avec vous.....  mais
je vois aujourd'hui le blog différemment :
  • C'est une sorte de journal à la fois intime et non intime : intime parce que ceux qui ont vécu ce que je raconte s'y reconnaissent, non intime parce que je le rend public.
  • C'est aussi un formidable livre de cuisine pour moi-même parce que se trouve réuni là, tout ce que je pratique au quotidien et que j'ai aimé : c'est réellement ma façon de nous alimenter. D'ailleurs, nos repas se sont considérablement améliorés et enrichis. Je retourne souvent sur ce livre virtuel pour y refaire les recettes que j'ai découvertes.
  • Le blog, c'est une formidable école culinaire...
 Ce blog restera, vivra au rythme de son auteur tant qu'il ne lui sera pas un fardeau.

Un grand merci à tous ceux et celles qui me suivent, blogueurs ou simples lecteurs et que je ne citerai pas de peur de blesser ceux que j'aurais forcément oublié, un grand merci à tous ceux chez qui au quotidien je puise des idées...

A très bientôt pour de nouvelles histoires et recettes !.


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L'art du bien manger

Pour participer au jeu lié à ce livre, c'est ici (clic) 
 
l'art de bien manger


Non, contrairement aux apparences, ce n'est pas un post pour vous éduquer à l'art de la bonne table, je n'ai pas cette prétention. Plus simplement, c'est le titre du mystérieux livre dont je vous ai parlé ces dernier temps.

Certains et certaines d'entre vous connaissent certainement le film, le festin de Babette. Moi j'ai eu un véritable coup de foudre pour ce film et si vous êtes comme moi, je pense que vous ne devez pas rater ce livre "l'Art de Bien Manger". Je crois que Babette, elle même, l'aurait lu avec délectation.

Amateurs de livres à images, fuyez : très peu d'illustrations ou alors monochromes et un rien désuettes. Amateurs de jolis textes, chaussez vos lunettes : des textes écrits avec un réel talent, amour, humour, poésie et fantaisie, et à eux seuls, ils sont un festin.

Dans une première partie, Jean-Camille Fulbert-Dumonteil (écrivain et gastronome périgourdin, 1831-1912) nous dresse de succulentes et parfois truculentes chroniques gourmandes. Lorsque je les lis, je ne peux m'empêcher de penser à Estèbe ou Patrick, amateurs de bonne chère et de bons mots.  Je crois qu'à notre époque Fulbert-Dumonteil aurait fait un excellent blogueur et que ça l'aurait fort amusé... Lisez la description du brochet ou l'histoire de l'omelette sans oeufs, vous en serez convaincus.....

Au dela des bons mots glissés dans ses croquis, Fulbert-Dumonteil n'oublie en rien la gastronomie et nous présente sur un plateau d'argent des recettes  mythiques telles que les ortolans en cercueil (ATTENTION, animal victime de son succès et en voie de disparition, très fortement et heureusement protégé), les cailles à la talleyrand, les tournedos rossini, le gigot de sept heures, la bouillabaise des pêcheurs, les pieds de mouton à la ménéhildienne, les poires "Suzettes"(Belle-Hélène) les escargots à la mode bourguignonne (sous forme de drame culinaire) ou Provençale, le couscous, le gaspacho..... C'est savamment raconté ou plutôt conté. C'est passionnant et on y apprend des tas de choses.

rotisseur


Dans une seconde partie, écrivains, artistes et amateurs nous livrent leurs meilleures recettes, le tout émaillé d'anecdotes. On y apprend plein de choses, notamment que Claude Monet avait fondé un dîner le vendredi chez Drouant. La-bas se retrouvaient régulièrement autour d'un  bon repas des convives plus ou moins célèbres auxquels se mêlaient de temps à autres des personnalités telles Rodin, Lautrec, Clémenceau ou Edmond Goncourt. Chauvinement, j'ajoute que ce dernier aurait proclamé à son pote Richardin que la Lorraine était le premier pays de cuisine du monde parce que c'est dans ce pays qu'on a inventé deux grandes choses: le beurré d'écrevisses et le pâté de foie gras.

Puis viennent les recettes d'Edmond Richardin (l'initiateur du livre), des recettes lorraines, bretonnes (le fard qu'on cuisine dans une soupe de lard) et enfin quelques recettes ardennaises.  Brillat-Savarin nous offre un petit interlude réjouissant avec ses aphorismes. En dernier, les grands maîtres cuisiniers de l'époque nous livrent leurs plus belles et mystérieuses recettes ainsi que leurs petits secrets. En parcourant ces pages, on y apprend entre autre que le plum-pudding serait un descendant du fare breton, que rosbif s'écrit roast-beef.... etc....

a table
Quant à la dernière partie du livre, elle est classique, un livre de recettes tout simplement. On apprend avec surprise qu'il y a un siècle, on utilisait déjà  les fleurs en cuisine dans les salades et dans les boissons. Vous y trouverez certainement la recette de votre grand-mère que vous cherchez depuis longtemps ainsi que toutes sortes de sauces aujourd'hui un peu oubliées : ... sauce aux huitres, Béarnaise, Périgueux, Madère, Ravigote, Chateaubriant, Grand-Veneur,.... beurre d'écrevisses, fond de poisson, gelée de poisson... et j'en passe.  Et puis si quelqu'un est attiré par l'art de la cochonaille ou des parties aujourd'hui désuètes des animaux, il trouvera là, l'art d'accommoder, têtes, queues, oreilles, pâtes, sang..... ce que pour ma part je vous laisserai bien volontiers.

Le dernier clin d'oeil que nous fait l'auteur est de nous livrer les plus grands menus de l'époque et là, on se prend à rêver... voilà un exemple :

MENUS MODERNES No 4. 25 janvier 1900,
40 couverts. — Souper. — Comtesse N...

ZAKOUSKI.
Canapés au Caviar.
Canapé au Saumon fumé.
Canapé aux Jerchis.
Canapé aux Oeufs.
Argoursis à la glace. — Betteraves marinées. Anchois à la Niçoise. — Harengs à la Livonienne. Puits pains à la Varsovienne.
Croûtes au Fromage.

VINS ET LIQUEURS.
Porto doré.
Eau-de-vie blanche.
Arak.
Kum el.
Cumin.
Genièvre de Hollande.
Pain noir. — Pain bis. — Pain blanc.

N.-B. — Zakouski était servi dans un salon attenant à la grande salle où avait lieu le souper.

SOUPER
Consommé glacé à la Madrilène.
Consommé chaud à la neige de Florence.
Truite saumonée au vin de Champagne.
Cuissot de Chevreuil sauce Cumberland.
Cassolettes de ris d'Agneau au Paprika.
Cailles à la Bohémienne.
Filets de Poulet aux pointes d'asperges.
Mousse d'Écrevisse à la gelée.
Sorbets à l'Alicante.
Gélinottes rôties flaquées d'Ortolans.
Salade Algérienne.
Truffe à la cendre.
Biscuits glacés Dauphinois.
Gâteau Monte-Carlo.
Friandises.
Desserts.

(RESTAURANT HELDER-ARMENONVILLE, Nice)

Olif aurait bien du travail pour trouver les vins ! hein Mamina ! Et bien voilà un autre menu avec les vins, on ne se laissait pas abattre au siècle dernier

HOTEL RITZ
Menu d'été.

Melon Cantaloup.
Consommé Rossini. Crème de Champignons
Timbale de Soles Carlton
Suprêmes de Volaille au beurre noisette.
Fonds d'Artichauts fines herbes.
Selle de Chézelles en broche.
Pommes Savoisienne.
(Froid.) Canard de Rouen Vendôme.
Cœurs de Romaine.
Asperges d'Argenteuil, sauce mousseline.
Pêches Melba.
Friandises.
Corbeilles de fruits.

VINS.
Amontillado.
Berneastler Doctor 1884 (rafraîchi).
Château Léoville Poyferré 1878.
Magnums Moët Chandon 1889 (cuvée 36).
Château Mouton Rothschild 1875.
Château Yquem (Tête) 1869 (rafraîchi).
Grandes liqueurs.
 

La plupart des recettes de ce livre sont accessibles. La cuisine est faite à partir de produits locaux. Elles sont le plus souvent bon marché mais peuvent se révéler parfois très onéreuses pour notre porte-monnaie contemporain surtout quand elles font une part belle à la truffe. Il semble qu'en 1900, c'était un accompagnement courant. Sans doute qu'elle n'avait pas atteint sa pleine notorioté et qu'on ne se la disputait pas encore sur les marchés. Dommage pour nous !!!!!

C'est gratuit et téléchargeable sur gallica, espace numérique de la blibliothèque de France: Cliquer sur l'option "Rechercher" (bouton rouge en haut). Taper Richardin dans "la zone Auteur". Choisir le N° 1, la cuisine française : l'art du bien manger. Vous arriverez sur un aperçu. Il faut ensuite Cliquer sur télécharger (en haut).Une page vous demandera le format choisi et vous construira le livre. C'est seulement à la fin de cette opération que le téléchargement sera possible. Cette version est difficilement exploitable : plus de 950 pages, pas de possibilités de recherche. Pour vous faciliter la vie, et la mienne, je l'ai transformé grâce à un outil de reconnaissance de texte en format Word. Evidemment, je n'ai pas fait totalement la correction orthographique et vous n'y trouverez pas d'images. La reconnaissance de texte étant capricieuse, la mise en forme l'est aussi, mais l'avantage, c'est que vous pouvez faire une recherche par mot et utiliser le copier-coller..., chercher un numéro de page et par une recherche de caractères, arriver dessus.

Téléchargement : Version Word, format zippé de l'art de bien manger


Voici la liste des recettes testées venant de ce livre :
J'en ai fait d'autres mais je n'ai pas eu le temps de  tout rédiger... A bientôt !


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Flan de pommes à la Goumeau

Eh oui, encore des pommes et quel titre me direz vous..... et c'est qui ce Goumeau (réponse en fin d'article) ?..... Encore une recette prise sur mon mystérieux livre... bientôt vous en connaîtrez le secret...  !!!

Ce que je peux vous dire, c'est que ce flan, je l'ai adoré. Il est léger, frais et se mange tout seul.

Tarte flan aux pommes

Une pâte brisée faite avec :

250 gr de farine
125 gr de beurre
5 gr de sel
15 cl d'eau

Pour le flan

5 pommes type reinette
125 gr de sucre en poudre
4 oeufs entiers
1/4 de bâton de vanille
4 dl de lait

Faire la pâte brisée et laisser reposer une heure puis foncer un moule à tarte (minimum 25 cm de diamètre) avec.

Eplucher les pommes et couper les en huit. Disposer les en rosace au fond de la tourtière.

Faire bouillir le lait avec la vanille. Dans une terrine, travailler ensemble oeufs et sucre. Verser le lait chaud dessus et passer au tamis fin afin d'enlever toute impureté.
Mettre sur les pommes. Enfourner pendant une heure à th. doux : 180°. La réussite de ce dessert tient à la cuisson douce. On peut donner un petit coup de chaud en fin de cuisson afin de faire un peu blondir la pâte.

Afin de la rendre plus jolie, on peut saupoudrer de sucre fin cette tarte, mais au niveau du goût, ça ne lui apporte rien de plus.

Moi qui suis fan des tartes aux fruits nus, j'ai adoré ce dessert somme toute simplissime !
 
Après quelques recherches, il s'avère que le terme Goumeau est franc-comtois et désigne un mélange oeufs, crème ou lait, sucre. 
 
Et avec des pommes : 

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Tarte recouverte de Sylviane accompagnée de la crème de Jean-Claude

Après la tarte aux pommes de Jean-Claude, j'ai eu envie de vous faire découvrir une autre recette de lecteur, celle de la tarte recouverte de Sylviane et puis comme Jean-Claude m'a livré le secret de sa crème, j'ai fait un doublé. Je l'ai servi avec la tarte. C'était absolument délicieux. Quelle merveilleuse idée cette petite touche poivrée, Sylviane !

 

Tarte recouverte de Sylviane

 

La tarte recouverte de Christiane

Une pâte brisée
Des pommes à tarte
Du sucre
Du  poivre
Du jaune d’œuf mélangé à un peu de lait (pour dorer)

Je laisse parler Christiane :

"ma mère avait une spécialité, on l'appelait la "tarte recouverte", elle faisait une pâte brisée mettait les morceaux de pomme comme une tarte normale, un peu de sucre et du .. poivre, puis elle recouvrait le tout d'un second disque de pâte. hum!!! j'en sens encore l'odeur au sortir du four, les pommes cuisaient à l'étouffé et c'était un régal!!"

J'ai adapté la recette de Sylviane : j'ai coupé les pommes en lamelles un peu épaisses, j'ai saupoudré de poivre et de sucre et ai glissé le tout entre deux disques de pâte brisée dans un moule à tarte. J'ai saupoudré le dessus d'un mélange crème oeufs qui me restait d'une préparation précédente (mais qu'on peut facilement remplacer par un mélange jaune d'oeuf-lait) et ai recouvert le disque supérieur d'un peu de sucre. J'ai fait cuire 15 mn à th. 250° environ 25 mn à th. 180°, le temps qu'il faut pour que les pommes soient fondantes.

Tarte aux pommes recouverte


La crème de Jean-Claude


Elle est toute simple, en fait une Chantilly agrémentée de Calvados et de jus de pomme et très légèrement sucrée. J'ai remplacé le calvados par la gnole de papa et comme je n'avais pas de jus de pomme, j'ai cuit une pomme que j'ai pressé à travers un tamis.

Essayez, servez la tarte tiède accompagnée de cette crème, les deux ensemble, c'est un délice !

 

Autour de la pomme

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KKVKVK#22 - Soufflé au Saint-Agur

Lorsque j'étais enfant, je détestais le soufflé au gruyère. Dès que ma mère amenait la cocotte sur la table, je tournais dédaigneusement la tête en disant que ce n'était pas bon sans autre forme de procès. Et puis un jour, je suis allée chez ma tante et devinez ce qu'elle m'a servie......

Depuis je suis devenue une inconditionnelle de ce plat mais chez moi le soufflé au gruyère n'a pas la côte. Pourtant, c'est un plat que je n'ai aucun mal à réussir, je n'ai même pas besoin de recette pour le faire, je le fais d'instinct. Alors, je me suis dit qu'il faudrait peut-être que je le diversifie : une fois au foie gras, une fois au poisson, une autre fois au potiron et puis aujourd'hui parce que j'avais du Saint-Agur dans mon frigo, au fromage. C'est une recette  pour le KKVKVK de Mariond'après l'idée génialissime de Manue.

Une belle cuillère de farine (bien bombée)
50 gr de beurre
Du lait
4 oeufs
80 gr de Saint-Agur
30 gr de gruyère
Sel, poivre

soufflé au saint-agur

Indispensable : on  préchauffe le four th. 200° et on beurre une cocotte. Pour moi, elle est en fonte.

On commence par faire une sauce béchamel en faisant fondre le beurre dans une casserole puis en jetant la farine dedans. On remue et on ajoute d'un seul coup la valeur d'un verre de lait chaud. On laisse sur le feu et on touille vivement. On complète ensuite avec du lait jusqu'à obtention d'une sauce un peu épaisse. On ajoute alors le Saint-Agur en morceaux et on fait fondre puis 30 gr de gruyère.

Un à un on ajoute les jaunes d’œufs à la préparation précédente, on remue bien. On bat les blancs en neige ferme. On les incorpore délicatement à la préparation. On ajuste sel et poivre. On verse dans la cocotte en fonte et on met au four. C'est prêt lorsque le soufflé est bien monté et le dessus bien doré.

Le plus dur n'est pas de faire le soufflé mais de faire la photo. On a pas droit à l'erreur si on le veut bien haut. Retombé, il n'est pas particulièrement photogénique. Vous ne la trouvez pas un peu trouble ma photo ? mais je n'ai que celle là.

 Un soufflé pour les fêtes  :

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Gateau aux pommes sans farine

Amateurs de pâtes de fruits, cette recette vous comblera. Un dessert  parfumé, des morceaux de pommes qui croquent et fondent dans la bouche, surprenant et bon mais à consommer avec modération, très sucré...

500 gr de pommes épluchées (reinettes)
500 gr de sucre
Parfum (vanille, citron....)
Rhum
Beurre

Gateau aux pommes

Epluchez des pommes afin d'obtenir 500 gr de chair. Ajoutez en quantité égale le sucre et faire cuire à feu doux jusqu'à ce que les pommes soient réduites en purée très fine. En fait, le mélange devient transparent.

Beurrez un moule ou des ramequins, versez la purée dedans et arrosez de rhum. Cuire au bain-marie pendant une heure à température de 200°. Démoulez et servez avec une crème vanille légèrement sucrée.

Note : ce dessert est très sucré mais n'est cependant pas plus calorique qu'une tarte car il n'y a aucune graisse qui entre dans sa composition. Si vous faites des ramequins, ne les remplissez qu'à moitié. Ce dessert se déguste en petites quantités. Ne sucrez que très légèrement la crème anglaise ou à la vanille qui l'accompagnera. Et puis, lors de la cuisson, ne laissez pas le dessert croûter. Il doit absolument être entièrement moelleux lorsque vous le mangerez. Pour tout vous dire je verrais très bien cette préparation comme fond d'un autre dessert.....
 
Ma source : allez, encore un peu de patience, l'heure n'est pas encore venue de vous la révéler.... 
 

Autour de la pomme

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Crème à la vanille : alternative à la crème anglaise

Certains ajoutent parfois de la maïzena à leur crème anglaise afin d'être sûrs de ne pas la rater et qu'elle aie un peu de consistance. Voici une alternative à la maïzena. La crème ne devra pas être amenée à ébullition mais elle aura un peu plus de consistance qu'une crème anglaise normale sans en altérer le goût.

1/2 l de lait
4 jaunes d'oeufs
1 blanc d'oeuf  monté en neige (on en utilise seulement la moitié)
1 gousse de vanille
125 gr de sucre

Mettre à bouillir le lait auquel vous avez ajouté gousse de vanille et sucre. Laisser infuser une quinzaine de minutes.

Battre les jaunes d'oeufs ensemble. Monter le blanc d'oeuf en neige ferme et les incorporer délicatement aux jaunes (l'autre moitié ne servira pas). Bien mélanger.

Verser dessus le lait bouillant en tournant sans arrêt. Remettre sur le feu et cuire à feu modéré en remuant  jusqu'à ce que la crème soit liée. La retirer au moment où elle va entrer en ébullition, verser dans un compotier et laisser refroidir.

Pas de photo pour cette recette, ce sera seulement sur le prochain post. Je vous révèlerai un jour d'où je tiens cette recette et celle qui va suivre. C'est un livre qui à lui seul mérite tout un article.

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Pizza sucrée pour Inoule, si, si, je vous assure....

Et voilà la réponse :  cynorrhodon, pommes, quetsches, crème, cassonnade..... Vous avez été nombreux à découvrir que c'était une pizza sucrée. Y'en a deux qui ont trouvé tous les ingrédients mais y'a fallu les aider un tout petit peu sur la nature de la confiture. Les grandes gagnantes sont donc Khala et Marie-Myrtilles.
 
Vous l'avez peut-être remarqué mais je ne suis pas très présente sur les jeux culinaires. La raison en est simple, comme beaucoup d'entre vous, je n'ai pas beaucoup de temps. Mais, voilà, cette année encore et malgré la difficulté, j'ai eu envie de refaire de la confiture d'Eglantine. J'ai obtenu deux petits pots. Quand je l'ai vu dans ma casserole

Confiture de cynorrhodon


je me suis dit que je devais répondre à l'invitation de Inoule pour son jeu "Quand le sucré s'invite chez le salé et vice-versa", jeu imaginé par Lolotte du blog "le blog-notes de Lolotte". Et ça a donné ça !
 

Pizza a la confiture de cynorrhodon

A s'y méprendre hein ! même les visiteurs de ma cuisine se sont laissés bernés lorsqu'ils l'ont vu dans le four.


La recette :


Pâte de fond de la galette des ardennes (clic pour la recette)
 
Confiture de cynorrhodon (clic pour la recette)
1 pomme
Quetsches
Crème fraîche
Cassonade

Avec un rouleau à pâtisserie, on étale la pâte finement en forme de disque et on la laisse un peu gonfler.

On fait chauffer la confiture de cynorrhodon avec un peu d'eau histoire de l'assouplir et surtout de diluer la teneur en sucre.

Le four doit être préchauffée à 230°

Puis, on étale les ingrédients : au fond la confiture de cynorrhodon, puis la pomme râpée (avec la râpe à gros trous), quelques quetsches pour garnir et un peu de crème fraîche étendue ça et là. Au dernier moment, on tapisse de cassonnade et on met au four. La cuisson est délicate, la pâte grille vite. Il faut bien surveiller.

part de pizza sucré

Etonnant comme la vue d'un plat vous en inspire souvent le goût mais ici c'est faux, les repères sont erronés. L'effet est saisissant. Mon homme a eu du mal à y goûter ! quoi une pizza en dessert, ça va pas non !!! Difficile en la voyant de penser que ça puisse être sucré. On hésite, on doute, on se laisse tenter et tout doucement on amène la première fourchette à la bouche et puis on se laisse séduire, on avale bouchée après bouchée, on aime... ! De l'avis général c'est même une réussite.  La texture de la pâte est adaptée, les saveurs se mélangent harmonieusement, la quetsche fond dans la bouche, le goût est original et plaisant, c'est boooonnnnn ! Je crois que cette confiture de cynorrhodon m'inspire fortement...
 
Merci Inoule de m'avoir permis de découvrir de cette façon la pizza sucrée, une pizza finalement toute aux saveurs de la Lorraine mais aussi et chauvinement, de l'Argonne.
 
sucresale

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