Le Placard d'elle

Tuiles aux amandes


Une petite gâterie qui accompagnera avec plaisir thé, café, tisane, glace ou entremet. Un petit moment de bonheur...

Nécessite une heure minimum de réfrigération avant cuisson  :

150 gr de sucre
130 gr d'amandes effilées
40 gr de farine
3 blancs d'oeufs
40 gr de beurre fondu

tuiles_aux_amandes

Mélanger ensemble sucre, amandes effilées et farine. Ajouter les 3 blancs d'oeufs non battus. Bien mélanger puis verser en tournant 40 gr de beurre fondu. Placer 1 heure minimum au réfrigérateur.

Au bout de ce temps, déposer de petits paquets assez espacés sur une plaque à l'aide d'une cuillère à café (les tuiles vont s'étaler). Avec le dos d'une fourchette trempée dans de l'eau froide, appuyer légèrement sur chaque petit tas pour les étaler un peu.

Cuire 8 à 10 mn à 180°. Surveiller bien, ça cuit très vite. Le centre doit être clair, le pourtour doré.

Les Décoller et les déposer ensuite sur un rouleau à patisserie pour leur donner une jolie forme. Chez moi, ce fut impossible, les tuiles étaient trop souples et trop fragiles. Nous les avons mangées non bombées mais soyez en certains, avec le même plaisir.

Si vous voulez les conserver quelques temps, laisser les sécher au moins deux heures avant de les enfermer. 

27 commentaires - aucun rétrolien

Poulet sauce aigre-douce

Moi qui auparavant regardait avec beaucoup de distance la cuisine asiatique, voilà que de plus en plus je suis attirée par elle. Peu à peu, je me suis vu utiliser de nouveaux ingrédients : gingembre, miel, chou chinois, sauce soja, vermicelle de riz.... Je viens même de m'acheter un cuit-vapeur, mais je ne l'ai pas encore utilisé.

Je cherchais en fait une recette de poulet laqué, mais de façon simplissime et rapide, histoire d'accommoder un morceau de poulet de façon moins ordinaire que d'habitude pour un repas du soir et changer un peu du traditionnel poulet au curry.

C'est la recette d'adélices qui a attiré mon attention. Je m'en suis donc directement inspiré pour mon repas du soir en apportant quelques modifications. Je vous invite toutefois à aller voir la recette originale.

poulet_aigre_doux

Proportions pour 3 convives  :

3 grosses escalopes de poulet
1 bouillon cube volaille
1 gousse d'ail finement hachée
1 cuillère à soupe rase de gingembre en poudre
1 pointe de curry
2 cuillères à soupe rases de miel liquide

Faire fondre le bouillon de volaille dans très peu d'eau afin d'obtenir une substance concentrée.

Mélanger tous les ingrédients : 3 cuillères à soupe de concentré de volaille, ail, gingembre, curry et miel ensemble. Découper la viande en petits morceaux et la faire mariner 15 minutes minimum dans la préparation précédente. Réserver.


Sauce aigre-douce à l'oignon

Là je n'avais pas de soupe à l'oignon déshydraté, j'ai donc du modifier la recette.

1 oignon
1 cuillère à café de gingembre frais
1 cuillère à café de miel
1 verre d'eau

Faire revenir l'oignon dans un peu de graisse jusqu'à ce qu'il ait une jolie couleur blonde et même un peu doré. Ajouter alors le verre d'eau, le gingembre, un peu de sel et poursuivre la cuisson jusqu'à réduction de l'eau. Ajouter alors le miel et laisser frémir encore 5 à 10 mn. Saler, poivrer, réserver.

Faire cuire le poulet à feu vif dans une poêle avec une cuillère d'huile. Lorsqu'il a pris une jolie couleur (c'est très rapide), faire chauffer la sauce aigre-douce et servir le tout ensemble.

poulet_sauce_aigre_douce

J'ai accompagné ce plat d'un riz basmati. C'était très bon, mon seul regret quelques morceaux un peu trop saisis mais la prochaine fois, ce sera parfait !

14 commentaires - aucun rétrolien

Le vin a t'il un sexe ? Merci Nuage de lait....


C'est Nuage de lait qui dans un excès de générosité m'a adressé ce petit questionnaire. Je vais  donc m'essayer à cet exercice pour moi un peu plus périlleux que les autres.

Autant vous le dire de suite, en la matière je suis une néophyte : si je suis capable au nom d'une AOC de situer à peu près les vins les plus classiques sur le territoire (et pas tous bien évidemment), je n'ai pas la connaissance ou si peu de cette science. C'est donc d'une façon totalement instinctive et sans prétention que je vais essayer de répondre le plus honnêtement possible. Commençons :

Selon vous, le vin est-il féminin ou masculin (et vous...) ?

Ca commence bien, car jusqu'à la lecture de ce questionnaire, je n'avais jamais vu le vin sous cet angle.  Faisons donc fi de la robe et du parfum qui après tout ne sont pas partout que l'apanage des femmes !

Dans notre vocabulaire, le vin est bien précédé d'un article on ne peut plus masculin. Quant au contenant, allez savoir pourquoi il est souvent  féminin, la bouteille, la barrique, la bonbonne, la coupe, la carafe, la cuve. J'omet volontairement et en toute mauvaise foi le tonneau, le foudre et le verre.

Si boire un verre de vin est pratiquement toujours élogieux, trop de verres nous rend rond comme une barrique, la coupe est pleine, une personne un peu large ressemble à une bonbonne...... et puis n'oublions pas que quand le vin est mauvais, lui-même se féminise  : il devient bibine, chopine, picrate,  piquette ou vinasse alors qu'au mieux de sa production, il est un bon cru, un nectar.... oui, oui on dit aussi la dive bouteille mais Rabelais est une exception !

Au delà de cette petite plaisanterie, je serais tenté de dire qu'à défaut de sexe, le vin aurait une âme, (d'ailleurs, y'a pas que moi qui le dis), l'âme de son terroir, l'âme de la personne qui a cueilli et sélectionné les fruits, l'âme de la personne qui l'a finalisé, l'âme de la personne qui nous l'offre et enfin l'âme de l'instant ou on le déguste. Encore faut-il qu'il soit élaboré et bu dans les règles de l'art !

Pour conclure, je dirais que lorsqu'on a la chance de rencontrer un passionné ou une passionnée qui avec des mots sait vous raconter le breuvage, c'est en général avec tant d'amour que finalement, on pourrait penser que l'objet de la discussion est une personne du sexe opposé. Je serais donc tenté de répondre que le vin a le sexe opposé à la personne qui en parle.....
 
Alors, pour moi, quel sexe a t'il, mais masculin bien entendu !

Etes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?

Sans hésiter je réponds rouge mais je ne peux exclure tout d'un coup les vins des autres couleurs. Certains vins blancs m'ont donné de réels plaisirs et j'ai bu des vins rosés aussi bien charpentés que des vins rouges. Vous n'aurez ni cru, ni étiquette, je suis incapable de mémoriser ce genre de chose !

Etes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?

Blanc de blanc, je fais confiance à mon entourage pour me fournir. J'ai horreur des champagnes dits verts. Et puis le Champagne, jamais en dessert ! Si je m'en délecte lorsqu'il est servi en apéritif ou sur un plat fin, je suis souvent incapable de boire la coupe offerte en fin de repas.

Quelle est votre "première fois" ?

Le sucre dans un petit verre de gnole. J'adore ça mais ça fait bien longtemps que je n'ai pas renouvelé ce plaisir. Mais ce n'est pas du vin ça ! Alors la petite coupe de Champagne qu'on a le droit de boire pour la première fois à sa communion.

Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ?

Le petit canard dans le verre de gnole des parents bien entendu. D'ailleurs j'adore les chocolats à l'alcool, quand l'alcool se répand d'un seul coup dans la bouche et je crois bien que ça vient du petit canard. Ah, on me l'a déjà dit, c'est pas du vin, bon....

Je me rappelle aussi d'un merveilleux Pouilly Fuissé (oui un blanc) bu dans un restaurant et qui avait une longueur en bouche extraordinaire... Y'avait un médoc aussi (un Patache d'Aux, celui là je m'en souviens)... C'est là que j'ai commencé à vraiment aimer le vin. 

Pour conclure, je dirais que l'émotion avec le vin, chez moi, c'est imprévisible. Je ne sais pas bien pourquoi mais tout d'un coup, une simple bouteille ouverte autour d'une table avec un mets précis devient divine l'espace d'un moment. A ce moment de magie, succède un grand moment de solitude si c'est la dernière bouteille de la cave. Ce que je sais aussi, c'est que la prochaine qu'on ouvrira n'aura pas forcément la même magie. C'est ce mystère, cette instabilité qui éveille ma curiosité. L'émotion suscitée chez moi par le vin est le fruit d'une rencontre globale. Vous l'aurez compris, impossible pour moi de boire seule !

Votre meilleure association mets/vin ?

Je dirais Chateauneuf du Pape et Poulet aux amandes. J'ai déjà essayé de mettre un autre vin mais rien à faire... Est-ce vraiment la meilleure de mes associations, pas sur du tout ! Autrement, c'est dans un grand restaurant de Lille, le fameux Pouilly fuissé avec une petite sole aux asperges sauvages.

Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?

Prévue, il n'y en a pas donc ce sera fantasmée. Le parleur a cessé de parler et m'emmène parcourir les caves.... il me raconte....

Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?

Et bien c'est moi. parce que je l'aime, moi, le vin : je ne résiste jamais, si on ouvre une bouteille,  ma curiosité est en éveil et je dois absolument la goûter.

Combien de vin avez-vous en cave ?

Une centaine de bouteilles.

Question subsidiaire :

Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ?

J'aurais beaucoup de mal : je lui dirais que le vin se déguste. C'est du gachis de croire autre chose.... et pour le vin et pour le jeune.... Bois avec modération, mais surtout que du bon.... et écoutes le, comme il te parle (si, si, je vous assure, parfois le vin, ça cause) ! Domines le toujours, et surtout n'en fait pas une habitude mais un plaisir !

Ne voulant encombrer personne avec ce questionnaire, je le laisse à qui le veut ou peut-être à Stephanie, Gracianne, et à Hélène (Becky&Liz) tiens. Si vous voulez lire quelques poèmes ou charmantes phrases sur la dive bouteille, c'est ici.

12 commentaires - aucun rétrolien

Petits flans triple couche


Ma fille rentre le midi et me voit entrain d'éplucher des carottes :

- Ah non hein tu vas pas faire des carottes. Tu sais bien que j'aime pas ! Pour une fois que je mange pas à la cantine.

- Mais tu aimes ma soupe à la carotte (qui est d'ailleurs celle de Clipoye). Alors tu vas aimer.

Dur, dur parfois de varier les menus, d'essayer de faire quelque chose d'un peu équilibré tout en préservant la variété. Voilà comment on en arrive à faire des petits flans à 3 étages :

flan_carottes

Pour 6 ramequins

Appareil à fromage

1 grosse cuillère de crème fraîche
du lait
1 oeuf
40 gr de gruyère
Sel, poivre

Mélanger le tout ensemble. Le lait doit permettre d'éclaircir un peu la crème. On l'ajuste donc en fonction de la consistance de celle-ci. Elle doit devenir souple mais pas liquide.

Appareil à carottes (directement inspiré de la recette de Clipoye)

6 à 7 carottes moyennes
1 petite cuillère à soupe de crème fraîche
1 filet de jus d'orange frais
Cumin, sel, poivre
1 petite cuillère à soupe de farine de riz
1 oeuf

Faire cuire à l'eau les carottes avec un peu de sel. Lorsqu'elle sont cuites, soit les passer au presse-purée, soit les passer à la râpe fine de votre Robot. Ajouter alors, jus d'orange, crème, oeuf et farine de riz. Parfumez avec un peu de cumin, ajouter sel et  poivre.

Appareil à riz

1 petit oignon
30 à 40 gr de gruyère râpé
Environ 60 gr de riz
Huile ou beurre
1/4 de bouillon de viande

Faire revenir un petit oignon dans un peu d'huile ou de beurre. Ajouter le riz, faire revenir quelques instants. Mouiller avec de l'eau (2 fois 1/2 le volume). Ajouter le bouillon de volaille. Couvrir et laisser cuire. En fin de cuisson, ajouter le gruyère râpé. Ajuster le sel.

sortie_du_four

Sortie du four

Huiler des petits ramequins. Mettre au fond, une couche d'appareil à fromage. Mettre à four chaud th. 220° jusqu'à ce qu'il se solidifie mais sans prendre couleur. Retirer alors du four. Ajouter la préparation aux carottes et en dernier lieu la préparation à l'oignon. Cette dernière ne recouvrira pas totalement  les ramequins mais ce n'est pas important. Finir la cuisson jusqu'à ce que le dessus soit légèrement gratiné.

Attention, dans cette préparation, c'est le dessous qui gratine et caramélise en premier. Donc ne pas chercher à avoir un dessus très gratiné d'autant que pour accompagner une viande, on les démoule et on les retourne.

flan_proche

Bilan : Ma fille "m'a interdit" de manger les deux autres. Réservés pour le soir m'a t'elle dit. Pfffffffffffff..... ces mômes.............

Autre recette à étage :

42 commentaires - aucun rétrolien

Panna cotta orange et pain d'épices, sauce orange


Après les Saint-Jacques, il me restait des oranges, de la crème et du pain d'épices. C'est donc tout naturellement que j'ai improvisé un petit dessert pour rester dans les saveurs de la soirée pain d'épices.

panna_cotta

Pour 3 petits ramequins

Panna cotta orange


10 cl de crème liquide
10 cl de jus d'orange
1 feuille de gélatine
20 gr de sucre

Panna cotta pain d'épices

10 cl de crème liquide
4 à 5 cuillères de poudre de pain d'épices
1/2 feuilles de gélatine
10 gr de sucre

NB : Je considère que la feuille de gélatine fait 2 gr par défaut.

Sauce à l'orange

1 orange
1 cuillère à soupe de sucre


panna_cotta orange


Les Panna cotta : Il faut faire la première et commencer la deuxième lorsque la première est déjà gélifiée. Le principe : on commence par faire ramollir la gélatine dans de l'eau froide puis on amène à ébullition la crème liquide sucrée et  parfumée soit avec le jus d'orange, soit avec le pain d'épice. On ajoute dans le liquide bouillant  la feuille de gélatine ramollie qu'on fait fondre. On verse le tout dans des petits ramequins.

Personnellement, j'ai commencé par celle à l'orange et j'ai fini par celle au pain d'épice.

La sauce à l'orange : On presse la moitié d'une orange. On met le jus dans une casserole avec la cuillère de sucre. On fait doucement chauffer. Pendant ce temps peler et détailler en petits morceaux la moitié d'orange restante puis déposer le tout dans la casserole de jus. Laisser frémir le tout une dizaine de minute et garder quelques heures au frais..

Reste plus qu'à démouler ou à servir dans les ramequins ou verrines (à votre choix) accompagnée de la petite sauce. C'est doux, c'est frais, c'est bon. Ma fille qui n'aime pas le pain d'épices a trouvé ce dessert excellent !


Autre recette de Panna cotta :

29 commentaires - aucun rétrolien

Soupière de Saint-Jacques au pain d'épices et à l'orange accompagnée de ses batonnets pain d'épices et foie gras


Ces derniers temps, je suis assez rare dans les jeux car je suis en manque d'inspiration et surtout surchargée par des affaires sérieuses qui n'ont rien à voir avec mes distractions culinaires. Et  puis voilà, Mamina a lancé pour le sucré-salé initié par Minouchka, un nouveau défi le pain d'épices et puisque c'est Mamina la Sérial-jacqueuse, je n'ai rien trouvé de mieux à lui offrir que des coquilles saint-jacques parfumées au pain d'épice et à l'orange et ses mouillettes de foie gras au pain d'épices.

Évidemment, je fais de l'esbroufe avec des noms à rallonge dignes des meilleurs cartes de restaurants alors que je n'ai que le matériel et l'imagination d'une petite blogueuse. Conséquences, une disproportion totale du contenant et du contenu. Mais le résultat fut quand même à la hauteur des mes espérances. Si ça continue ce n'est plus un livre qu'il va te falloir faire sur les Saint-Jacques, Mamina, mais une encyclopédie !

Là, j'ai fait un peu la paresseuse et j'ai utilisé un excellent pain d'épices que j'avais dans mes placards. Sinon on peut utiliser le fameux pain d'épice de Adélices que j'ai déjà testé.

Ensuite, il faut faire dessécher une petite tranche de pain d'épices à basse température (th. 1 à 2)  pour le réduire en poudre fine. Je l'ai laissé environ deux heures dans le four puis je l'ai broyé et tamisé. Attention, il doit devenir sec mais pas roussir sinon ce serait immangeable. Il perdrait toute sa subtilité.

pain_d_epices

Pour trois personnes 

1 belle échalote ou 2 petites
30 gr de beurre
12 cl de crème fraîche
Le jus d'une demi-orange
3 à 4 petites cuillères à café de poudre de pain d'épices
Pain d'épices frais
2 jaunes d'oeuf
Sel, poivre noir au moulin
1 rouleau de pâte feuilletée
Foie gras
4 à 5 coquilles Saint-Jacques par soupière

soupiere

Faire revenir quelques minutes les échalotes dans le beurre. Ajouter le jus d'orange et faire réduire. Ajouter la crème fraîche, 3 à 4 cuillères à café de poudre de pain d'épices (faut gouter pour bien ajuster le goût), saler, amener au premier bouillon et retirer du feu. Ajouter le jaune d'oeuf.

Au moment de servir, mettre la sauce dans des petites soupières et par dessus vos coquilles Saint-Jacques (4 à 5 par soupière). Parsemer de poivre noir moulu. Découper des cercles un peu plus grand que la soupière. Recouvrir et luter les soupières de ce couvercle. Dorer  avec un jaune d'oeuf allongé d'un peu de lait.

Avec le reste de pâte, former des rectangles. Au centre déposer une fine lamelle (1/2 cm sur 8 cm environ) de pain d'épices frais et dessus cette lamelle une lamelle de même épaisseur de foie gras. Rouler le tout pour faire un petit batonnet. Dorer le tout et décorer par de petites incisions

Mettre le tout à four chaud (th. 230°) une vingtaine de minutes jusqu'à ce que le dessus des soupières soit bien doré. Eventuellement retirer les soupières et laisser encore un peu les batonnets.

Pour manger casser le cercle et servez vous en comme mouillette. Déguster en même temps les petits batonnets garnis de foie gras et de pain d'épices. Bonne dégustation.

Assurément, c'est quelque chose que je referais et lorsque j'aurai des invités. A compter de ce jour, je considère le pain d'épices comme une épice à part entière. Ce soir, je peux vous le dire, ce blog m'a emmené et m'emmène encore dans de merveilleux voyages culinaires. 

PS : je ne mange pas de viande mais allez savoir pourquoi, j'aime beaucoup le foie gras, je sais, je sais, je vais faire hurler d'horreur les vrais végétariens mais je n'y peux rien, c'est comme ça, ça fait partie de mes contradictions.

PS N° 2 : En prime et avec ce qu'il me restait, j'ai improvisé un petit dessert sympa mais ce sera pour  le prochain post.......


Pour répondre à la demande de Tiuscha : je ne trouve pas la photo de coupe très photogénique. Les soupières sont démesurément grandes. Les coquilles Saint-Jacques au nombre de 4 sont coincées au fond. Il n'en reste pas moins que c'est très bon !

coupe

28 commentaires - aucun rétrolien

Mes années de 2 en 7


Gracianne m'a gentiment invité à participer à ce petit questionnaire. Une foule de souvenirs qui remonte, je trie, je classe, je mets dans les bonnes cases... Je ne suis pas toute jeune (mais pas toute vieille non plus) donc ça risque d'être un peu long ! Certaines l'ont fait côté musique, je le ferai côté lecture. Allez, zou.......

1957 : J'ai 3 ans, une santé fragile dans une maison peu ensoleillée. Une opportunité et nous voilà en Argonne, terre froide et austère pour l'étranger mais douce pour ses enfants. La ferme familiale, est dans un petit hameau à la lisière d'une longue forêt, le bout du monde..... nous en sommes à 2 km

Côté lecture : je sais pas encore lire.

1962 :  Nous sommes maintenant dans la ferme familiale mais pas agriculteurs. Je suis une enfant difficile, je n'aime rien.... sauf les pommes de terre, les pâtes, le riz et les lentilles. On veut me forcer à manger, tous les moyens sont bons. Je peux rester des heures entières à pleurer la bouche ouverte devant mon assiette, je ne cède pas. Je fais une résistance forcenée, on s'inquiète pour ma santé. Je ne veux pas de viande ou très peu, je veux du fromage. On veut me guérir, on m'envoie en colonie de vacances, même topo. Seule la Bénédictine, pas prévue au programme, trouve grâce en mon palais. Cette histoire me marquera à tout jamais et pendant des années je refuserai de goûter à toute nouveauté : promis, juré, je n'infligerai jamais ce supplice à mes enfants !

A côté de ça, je me sens libre comme l'air et heureuse. Je ne connais ni heures, ni  frontières. La campagne, ses chemins, ses champs sont à moi. Je connais toutes les maisons et tous les habitants, j'y suis toujours bien accueillie. Je passe des heures à la recherche des plaisirs sauvages, fraises, framboises, mures, noisettes, champignons, escargots.... et je maraude les fruits domestiques : noix, cerises... Je vis dans un pays bienveillant où les turpitudes des enfants ne sont pas un problème. C'est le paradis...

Je joue à la marelle ou à divers jeux de balles et de ballons sur l'axe routier principal qui sert surtout au passage des vaches. Les voitures sont encore rares ! J'ai aussi beaucoup de jeux dit de garçon, les billes et l'arc fait avec les branches de noisetier, les cabanes dans les bois.  J'adore la saison des foins. J'ai pour compagnons de jeux les enfants du village. Je joue à la dînette et m'amuse à faire manger des trucs infâmes à ma cousine : biscottes à l'eau, mousse de lessive colorée à la grenadine et présentée comme glace. Traumatisée, elle m'en parle à chaque fois que nous nous voyons. Je fais de temps en temps de la vraie cuisine mais surtout des petits gateaux.

Côté lecture : ce sont les aventures de Renart, Fripounet et Marisette, Spirou, Mandrake le magicien, les Pieds Nickelés, l'album des jeunes et Cochise l'indien.

1967 : trois mois de maladie, appendicite,  bronchite, broncho pneumonie ont eu raison de moi, je redouble ma sixième. Curieusement je garde un bon souvenir de l'hôpital ou j'avais de très joyeuses copines. J'aime aussi  le collège et apprendre mais ne me sens pas toujours à l'aise. Il y a comme un décalage entre la fille des champs et ceux de la ville. Je dévalise les épiceries qui vendent des bonbons.

Côté lecture : Je lis l'éventail de Séville, Henri Troyat, Sommerset Maugham, la vie devant soi, le petit prince, Aldous Huxley, Anne Frank, l'herbe bleue, la peau de chagrin... et les romans photos de ma soeur.... sans oublier pif poche et Tintin...(y'a pas d'âge pour ça)

1972 : Je m'éclate au lycée ou je suis en Internat. Avec mes copines nous passons des nuits entières à rigoler, à grignoter sous les draps en se racontant des trucs. L'ambiance est excellente. Dans ma campagne, pour une enfant de mon âge, c'est l'ennui alors je suis contente d'être là... J'ai  un excellent prof de français... Le bac approche, j'ai des ambitions....

Côté lecture : Après avoir écumé tout ce qui existe sur les extraterrestres, les incas, l'île de Pâques et les soucoupes volantes, je suis devenue un vrai rat de bibliothèque : je dévore Freud, Adler, Jung et Dolto en même temps que Sartre, Hermann Hesse, Tolkien et Kafka... Je me cherche...

1975 : J'ai eu le bac mais le reste a foiré, deux semaines d'hospitalisation pour une anémie mystérieuse et qui le restera à jamais contrarie mes projets de départ à l'étranger.  J'ai renié ma campagne....  Je voulais être instit, je travaille dans un bureau : tout plutôt que de rester dans mon bled paumé ou le Paradis est devenu Enfer. De toute façon, je suis persuadée que ce n'est pas pour la vie. J'habite un appart à Reims. C'est le début d'une vie de fêtes et de mes années folles : je vis à 100 à l'heure, sortir, recevoir, être invitée, organiser et participer à des fêtes, dépayser mes amis en leur faisant découvrir mon Argonne autour d'un feu de bois : oui j'aime retourner la-bas et mes amis conquis en redemande.... J'y suis tous les week-end et je finis mes soirées, avec des croissants, dans la boutique du boulanger philosophe amoureux de Brassens. Je suis une grande marcheuse, j'emmène mes amis en ballade nocturne au clair de lune et par grand gel.... j'ai plein de potes. On rêve ensemble de refaire le monde. Je souhaiterai ouvrir un bar sans alcool, pour les jeunes, un lieu de rencontre. J'ai peu de meubles, pas de table, un matelas au sol me sert de lit et je m'éclaire à la bougie parce que j'aime ça. J'invite mes amis à manger du cassoulet maison ou à boire du thé à la menthe assis en tailleur autour d'un tapis....

Le peu d'argent que je gagne, je le dépense en voyage avec mes copines et un sac à dos en guise de valise. Je réalise un vieux rêve, découvrir la Tchéquie, une histoire vieille de 50 ans. Suivrons le maroc et d'autres pays...   un véritable coup de foudre pour la culture orientale....  l'élargissement de mon esprit étriqué, une expérience forte.... Le fromage est rare dans les autres pays. Si je veux survivre, je dois accepter de nouvelles saveurs et ce n'est pas désagréable.... Je commence à aimer manger.... mais...

Suivent les années grandes résolutions, un soir de nouvel an, je deviens végétarienne pure et dure pendant de longues années au grand désespoir de ma mère. Je suis un phénomène, les cas de végétarisme sont rares à cette époque...  j'aggrave mon cas en testant la confiture de pissenlit !

Côté lecture : Après avoir lu les auteurs russes, certainement influencée par Robert Hossein qui sévit alors en région rémoise, j'ai une période mystique, je lis la Bible, le Coran, le Tao te king, Simone Weill, Saint-Augustin et autres livres imbuvables pour le commun des mortels....  certains de mes amis disent que je vais finir dans une secte. Tout en écoutant Tangerine Dream, Môrice Benin, FrédériK Mey, les Quilapayun, Le Front Polisario (oui, oui, ils chantent et leurs cassettes sont si belles que je les écoutais en boucle, dommage, je les ai perdues), Bob Marley, Greame Allwright, Alan stivell et Mike Oldfield  je vais redécouvrir Hermann Hesse et la sagesse de Siddharta.... 

1982 : J'ai changé de boulot, je travaille maintenant dans les livres et dans la région lilloise, je suis mariée, mon enfant, un garçon, a un an. Les bois me manquent mais la vie est belle : je découvre la Belgique, les côtes du Nord et plus globalement les chaleureux ch'tis. Je m'adapte et j'aime cette région. Je découvre la bière que je haïssais auparavant et j'en deviens fan. Niveau travail,  j'ai des horaires allégés. J'ai  repris des études de droit, j'ai de nouveaux amis... Nous retournons régulièrement dans mon Argonne avec notre fils qui a son tour découvre les joies des champs.

Côté lecture : je bouquine tout ce qui passe sous ma main : dans une bibliothèque, je n'ai que l'embarras du choix  !

1987 : J'ai un nouvel enfant et un nouveau métier, c'est comme ça, à chaque fois que je fais un enfant, je change de situation. Je manie des chiffres. L'ambiance est sympa mais culturellement, c'est le désert. Je regrette un peu mon ancien univers... Je prépare d'autres concours....  

Côté lecture : Trop occupée, je lis surtout pour me distraire des lectures faciles, des polars : Exbrayat, San Antonio, Agatha Christie.... et les histoires du soir avec mes enfants....

1992 : Troisième et dernier enfant, nouveau et dernier  métier... Je suis stabilisée : Années couches, biberons, fêtes d'écoles, devoirs d'école, vacances... Ma famille mange de la viande, je la cuisine donc, goûte mais n'en mange pas !

Côté lecture, c'est la dégringolade : je fréquente beaucoup les salles d'attente, ce sera donc Paris-Match, Maxi, Gala, Auto-Moto, Figaro Magazine, Elle...... et BD Diverses.... et les histoires du soir avec mes enfants.

1997 : Adieu l'appart, vive la petite maison à la campagne enfin presque. Je suis ce qu'on appelle une rurbaine mais je suis heureuse d'avoir un petit bout de campagne à moi : j'ai un petit jardin sympa dans lequel je plante plein de fleurs, toujours des vivaces. J'ai aussi des fruits. Je m'essaie à quelques légumes mais c'est toujours la cata. Je ne suis vraiment pas douée. On adopte un chien, le même que celui de Mamina. Autour de la table du jardin régulièrement, on fait de grandes fêtes...  Le végétarisme est chez moi une question de goût et de bon sens : je me sens mieux avec légumes et céréales, on nourrit plus d'hommes avec la nourriture destinée aux animaux qu'avec un animal, les animaux d'élevage sont malheureux : fini l'intégrisme, j'accepte quelques rares entorses à mon régime mais elles sont rares et ce sera toujours ainsi !

Côté lecture : livres de jardinage, livres de cuisine, magazines de bricolage ou de décoration.

2002 :   J'ai pu voir dans le verger lorrain de mes parents l'éclipse totale, un pur bonheur. Mais j'ai vu aussi la terrible tempête qui a sévi en Argonne et a détruit les forêts. J'étais la-bas à ce moment là, un vrai crève coeur. Le 11 septembre installe en moi un grand spleen. J'ai comme l'impression d'un monde perdu.... Des années fortes mais d'évènements extérieurs, subis et rapprochés... 

Mais qu'importe, la vie est plus forte, le goût des voyages m'a repris. Nous voulons faire partager cela aux enfants : Un an avant, nous les avons emmenés pour un périple fabuleux et merveilleux  en 4/4 dans le Sahara.  Nous avons en tête un nouveau projet : le Niger ...

Côté lecture : je découvre les lectures de mes enfants, essentiellement Stephen King et Weber, je relis Poe... et les brochures de voyage.

2007 :  Notre voyage s'est réalisée.  J'ai ouvert un blog culinaire, je souhaite laisser la mémoire de mes recettes et de quelques instants de vie à ma petite famille. Je suis heureuse de mes rencontres virtuelles qui me donnent l'impression de perpétuer un peu mes voyages. La dégradation de l'environnement me désole...  Nous aspirons à un autre voyage..... seule des contraintes bassement matérielles nous en empêchent. Vivement qu'ils travaillent ces sales mioches..... (Eh, c'est pour rire.... vous fachez pas les mioches... je vous aime...!)

Côté lecture : beaucoup d'articles culinaires sur Internet mais aussi des articles d'actualité.

2012 : Dans quelques mois, je vais m'arrêter de travailler....  Je réfléchis à tout le temps libre que je vais avoir et à ce que je peux en faire. J'ai envie d'explorer des contrées authentiques et j'en cherche... de loin je surveille un petit mouvement de résistance naissant...

2017 : J'ai arrêté de bloguer depuis bien longtemps.... je n'y trouvais plus un réel intérêt... trop de sites commerciaux et de propagande, plus assez de convivialité, des lois draconiennes et stupides. J'ai abandonné un vieux rêve, celui de vivre en ermite au fond de la forêt argonnaise en distillant clandestinement de la gnôle... Les tiques favorisées par le réchauffement climatique sont devenus trop nombreux. J'ai repris la lecture et explore d'autres voies.  J'ai choisi la route du soleil et inlassablement, je cherche des endroits ou on parle encore autour d'une bonne assiette.... ils sont de plus en plus rares.... mais j'ai bon espoir pour l'avenir :  en Bretagne, par exemple ou la résistance est la plus active, il y a des petits coins chaleureux mais aussi dans le Vexin, en Ile de France, en Suisse, au Canada, dans les DOM-TOM, aux Etats-Unis, au Portugal et ailleurs... Je voyage et je lis, je lis et je voyage.... j'ai une petite maison à la lisière de la forêt ou à deux pas des grandes dunes sahariennes....


A qui le tour : Rosine, Soulafa, Clipoye, Marjulane, Lilo... si ce n'est déjà fait ?

30 commentaires - aucun rétrolien

Briouats agneau et noix


Encore une petite recette pour garnir des feuilles de brick. Je ne m'en lasse pas. Pour celle-ci en fait, j'avais un nombre de convives bien inférieur au morceau de viande acheté. Je me suis dit que je pouvais multiplier les petits pains en agrémentant la viande de choses et d'autres. Je me suis appuyé encore une fois sur une recette maghrébine : les croquettes au blé concassé et aux noix. Une précédente expérience malheureuse m'a contraint à abandonner la recette d'origine ou la farce est enrobée d'un mélange de viande et de boulghour fin puis passée à la friture : un manque de savoir faire certain et surtout un manque de dextérité. Soit, l'enrobage sera donc une feuille de brick.

180 gr d'agneau maigre
75 gr de cerneaux de noix concassés
1 oignons
15 gr de beurre
Paprika
Sel, poivre

agneau_aux_noix

Faire revenir les oignons hachés dans un peu de beurre sans leur faire prendre couleur. Hacher la viande et l'ajouter à la préparation précédente. Ajouter un peu de sel, de poivre et de paprika. Puis faire revenir encore quelques minutes. Ajouter les cerneaux de noix préalablement concassés.

Emballer la viande
dans des feuilles de pâte filo ou des feuilles de brick. Badigeonner de beurre, saupoudrer d'un peu de paprika et mettre à four modéré jusqu'à ce que les triangles soient colorés.

Il me restait aussi un peu de Saint-Agur. J'ai donc servi ces petits triangles avec des pâtes accommodées d'un peu de crème fraîche et de Saint-Agur fondu. Ce n'était pas mauvais mais il me semble qu'un couscous aux légumes ou une tchoutchouka soient beaucoup plus appropriés.
Autres recettes en feuilles de brick ou pâte filo

14 commentaires - aucun rétrolien

Couscous aux légumes

Le couscous est un de ces merveilleux plats où féculents et légumes se cotoient,le plat équilibré par excellence et que beaucoup de personnes aiment. Seulement, on a pas tous les jours envie de manger de l'agneau, ou du poulet. Voici donc une petite variante qui pourra se déguster seule, avec une viande sans sauce ou même du poisson.

 Pour 4 personnes :

1 poignée de pois chiche trempés la veille
1 oignon 
1 petite boîte de sauce tomate
2 carottes
1/2 poivron
1 navet
1 petite courgette
1 bouillon cube de volaille
1/2 cuillère à soupe de raz el hanout
1 pincée de safran
Huile d'olive, sel, poivre
Semoule de couscous fine pour 4 personnes (300 gr)
1 verre d'eau froide

Note finale :

40 gr de beurre
Une bonne poignée d'amande effilées
1 oignon
Une bonne poignée de raisins secs

couscouslegumes



Mettre de l'eau froide au fond du couscoussier ainsi  que les pois chiches trempés de la veille, le bouillon de volaille et la sauce tomate. Amener à ébullition.
Pendant ce temps dans une poêle, faire revenir l'oignon émincé dans un peu d'huile d'olive,  et l'ajouter à la préparation précédente, puis faire revenir les oignons et procéder de même, terminer par le poivron.

Détailler la carotte en bâtonnets et le navet en petits morceaux et ajouter dans le couscoussier.

Préparer la semoule de couscous :

Jeter la semoule dans l'ustensile prévu à cet effet. Recouvrir de suffisamment d'huile d'olive pour qu'il soit imprégné, saler et mélanger avec vos petites mains. Une fois cela fait, poser l'ustensile sur le couscoussier. La vapeur doit passer à travers la semoule. Si  votre couscoussier n'est pas hermétique, mettre un torchon entre la partie basse et la partie haute du couscoussier. Lorsque le couscous est bouillant et que la fumée passe au travers, retirer le récipient contenant le couscous. Poser le sur une assiette. Jeter dessus le verre d'eau froide et très rapidement, mélanger avec une fourchette puis laisser reposer.

Ajouter alors la courgette coupée en bâtonnets dans le couscoussier et laisser cuire environ 20 minutes.

Retourner vers la semoule de couscous. Elle doit avoir gonflé et surtout elle doit être un peu plus froide. Travailler la en la faisant rouler dans vos mains. Un peu comme lorsque sur une plage de sable, vous prenez le sable entre vos mains. Rouler le couscous entre vos deux paumes. Les grains doivent se détacher. A ce stade, le couscous est déjà presque cuit. C'est doux et agréable. Ajuster le sel

Préparation finale :

Dans une petite casserole, faire revenir les oignons dans le beurre jusqu'à ce qu'ils deviennent blonds. Ajouter alors les amandes effilées et les raisins. Saler, poivrer. Mettre en attente.

10 mn avant le service

Mettre une belle pincée de safran ainsi que le raz el hanout avec vos légumes dans la partie basse du couscous. Mettre la semoule sur la partie haute du couscoussier. Avec un torchon, luter les deux parties. Et attendre que la vapeur passe de nouveau à travers le couscous. Verser alors votre semoule dans un plat de service. Ajouter la préparation oignons, amandes, raisins. Mélanger et servir semoule et légumes dans deux plats séparés.

A servir sans modération avec toutes les viandes qui ne font pas de sauce (boulettes, merguez) ou du poisson. Moi j'avais prévu des boulettes de viande, une recette du maghreb mais je les ai totalement ratées : sur le livre, c'était pourtant écrit "assez difficile".... Mais je n'ai pas dit mon dernier mot.


19 commentaires - aucun rétrolien

Brioche à l'huile d'Argan


Je l'ai vue, je l'ai faite : l'huile d'argan j'avais,  et les pralines aussi, aucune raison de ne pas faire.

brioche_argan_2

Pour la recette, c'est soit chez Mercotte, l'initiatrice, soit sur Cahier Gourmand

Tout comme Cahier Gourmand, j'ai du rajouter de la farine. L'huile d'argan donne vraiment un bon petit goût. Le seul bémol chez nous, c'est que je suis la seule à adorer la brioche. Entre un gâteau et une brioche, je choisis souvent la brioche.... Alors, celle là, elle est pour moi toute seule... Niveau beurre, va falloir assumer !

27 commentaires - aucun rétrolien

Côte de veau au basilic


Une recette ultrasimplissime, pour une cuisine rapide et très appréciée par mes hommes (les femmes chez nous boudent la viande) :

Côte de veau ou escalope
Basilic
Crème fraîche
sel
Huile

cote_de_veau_basilic

Il s'agit tout simplement d'une côte de veau saisie et cuite dans un peu d'huile chaude. Lorsque la côte de veau est à point, on saupoudre de basilic, on sale puis on ajoute une cuillère de crème fraiche épaisse qu'on laisse fondre. En général j'accompagne cette côte de veau d'un chou-fleur gratiné et c'est comme ça qu'elle est le plus appréciée, mais elle peut très bien accompagner une assiette de petits pois ou un riz nature.

20 commentaires - aucun rétrolien

Recette invavouable avouable : le gâteau aux myrtilles

Tarte à la Myrtille
Voilà une recette qui aurait pu aller très bien pour le jeu d'Anaïk, les recettes inavouables : un gâteau en kit comme j'aime l'appeler, fait à base de produits industriels. Mais voilà, cette recette, chez nous, on l'aime tous beaucoup et on voit pas bien pourquoi on ne pourrait pas l'avouer.


Elle est née de mon imagination et de ma nostalgie d'un gâteau que j'avais mangé lors d'un séjour en Allemagne. La maman de la famille qui m'accueillait alors était une très grande cuisinière. Le matin au petit déjeuner, nous avions droit à de très bons gâteaux au chocolat accompagnés d'une grande rasade de crème fraîche et je dois avouer que j'aimais ça. Et puis, un jour je l'ai vu amener sur la table un gâteau composé d'une génoise, de fruits (des ananas et des cerises si je me souviens bien) et recouvert d'une gelée.

Aujourd'hui, je lui demanderais la recette mais à cette époque, j'étais jeune et insouciante. Ce n'est qu'en France que j'ai compris que ce gâteau me manquait horriblement. Alors j'ai fait travailler mon imagination pour le reconstituer. D'abord avec des ananas et des cerises puis un jour avec des myrtilles : ce jour là, ce fut le coup de foudre. Depuis, je le fais tous les ans pour l'anniversaire de mon fils aîné, c'est son gâteau préféré (chez nous chacun a son gâteau d'anniversaire préféré, ma fille,  la pièce montée, mon autre fils,  le Paris-Brest).

mer_myrtilles

Ce gâteau très léger est dévoré à une vitesse extraordinaire. Bizarrement, je ne l'ai jamais servi à des invités, c'est comme s'il n'appartenait qu'à notre cercle familial mais c'est une idée pour mes prochains repas.

Ah oui, ne cherchez pas les bougies, cette fois ci je ne l'ai fait hors anniversaire, nous le remangerons dans un mois exactement, jour pour jour.

Je l'appelle mon gâteau en Kit :

Un fond de tarte en génoise (pâtisserie industrielle)
Un paquet de poudre pour crème pâtissière
(à défaut, lait, sucre, sucre vanillé,  maïzena et jaune d'oeuf pour colorer)
500 à 600 gr de myrtilles surgelées (ici je n'en avais de 400 gr mais vaut mieux plus)
1 sachet de gélifiant pour tarte
Chantilly en bombe

gateau_myrtilles

Faire la crème pâtissière (avec 1/4 l de lait) en suivant les instructions du paquet poudre. L'étaler sur le fond de tarte. Laisser refroidir

Mettre les myrtilles dans une casserole en jetant dessus deux à trois cuillères de sucre. Faire chauffer. Quand les myrtilles rendent leur jus, laisser chauffer encore un peu jusqu'à ce que les myrtilles soient cuites puis égoutter en prenant bien soin de garder le jus. Étaler les myrtilles sur le fond de tarte.

Faire chauffer 10 cl de jus et jeter dedans le gélifiant pour tarte. Remuer encore quelques instants. Laisser refroidir deux à trois minutes et verser sur la tarte en prenant soin de ne pas faire déborder. Si c'est un peu trop liquide, laisser refroidir encore un peu.

S'il reste du jus, buvez le, c'est absolument délicieux.

Servir avec une bonne rasade de crème fraîche. 

gateau_myrtilles

Si vous n'avez pas de poudre pour crème pâtissière, aucun problème, on peut la faire soi-même car cette poudre est facile à reconstituer. Je la fais au "Pif", les proportions sont assez vagues.

Il vous faut :

1/4 de litre de lait
1 cuillère légèrement bombée de maïzena
1 jaune d'oeuf
1 à 2 cuillères de sucre (je ne pèse pas, je goûte)
1 sachet de sucre vanillé

Diluer la maïzena dans un peu de lait ou d'eau froide. Y ajouter le jaune d'oeuf.

Faire chauffer le lait avec le sucre et le sucre vanillé. Lorsqu'il est chaud, verser la maïzena  diluée. Remettre sur le feu et tourner constamment jusqu'à ébullition et surtout jusqu'à ce que la crème soit bien épaisse et bien lisse.

La dernière solution pour remplacer ce sachet de poudre pour crème pâtissière est tout simplement de faire une vraie crème pâtissière classique. Vous trouverez la recette ici : crème pâtissière.

En cas d'absolu nécessité, le sachet de gélifiant peut être remplacé par de la gélatine mais franchement, je ne trouve pas ça aussi bon !

23 commentaires - aucun rétrolien