Le Placard d'elle

Giouvarlakia : boulettes de viande à la sauce tomate (Grèce)

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/30/74628-giouvarlakia
Lors de mes voyages, j'ai toujours été étonnée et agréablement surprise par ces boulettes de viande de toutes sortes qu'on trouve sur les marchés ou dans les restaurants et qui sont fort agréablement épicées. Je n'en ai pratiquement jamais fait.  Alors ce week-end,  j'ai eu envie de tester une recette grecque. Le résultat m'encourage et je vais continuer à explorer ces pistes.

700 gr d'agneau haché
2 tranches de pain (complet de préférence)
50 ml de lait
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
1 oignon haché
1 tomate pelée, épépinée et hachée
1 cuillère à soupe de menthe fraiche hachée
100 gr de riz long
1 pincée de cannelle
2 cuillères à soupe de persil finement haché
1 oeuf battu
50 ml de vin rouge
Sel
Poivre noir fraichement moulu
1,25 cl d'eau
4 cuillères à soupe de concentré de tomates
1 gousse d'ail écrasée
Persil frais pour la décoration

boulettesgrecques


Faire tremper le pain 10 mn dans le lait. Hachez l'agneau et incorporez la mie de pain détrempée.

Faire chauffer l'huile d'olive dans une poêle et faire revenir l'oignon et la pulpe de tomates pendant 5 mn environ. Verser dans un bol et ajouter : riz, menthe hachée, sel, poivre noir moulu, vin, oeuf battu. Puis incorporer le tout à la viande et bien malaxer ensemble.

Faire chauffer eau, sauce tomate, un peu de sel et ail haché ensemble. Amener à ébullition puis laisser frémir. Faire des boulettes de la taille d'une balle de golf et les déposer délicatement dans le liquide frémissant. Couvrir et laisser cuire 30 mn. Au bout de ce temps, retirer le couvercle et faire réduire la sauce pour obtenir une quantité raisonnable et un peu épaissie.

A déguster avec les légumes de votre choix. Les boulettes se gardent bien et peuvent se manger réchauffées. Elles n'en sont que meilleures.

D'après le livre de Sarah Maxwell : la cuisine grecque

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Croquant de Spéculoos aux pommes acidulées

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/27/74022-croquant-de-speculoos C'est une recette de Olivier Deleval, chef du restaurant La Coquille à Lille

Pour 6 croquants :

croquant
Des spéculoos dont vous trouverez la recette là. Vous pouvez diminuer les proportions par deux.

Compote

4 pommes (Boskoop, Jonagold)
1 citron
100 gr de sucre
1 cl de calvados ou alcool de pomme
(facultatif, on peut faire sans)
25 cl de crème fleurette

Sauce

2 cuillères à soupe de miel
1 jus de citron
20 cl de crème fleurette
25 gr de beurre

Compote

Eplucher les pommes. A l'aide d'une cuillère pomme noisette, faire 24 à 30 petites boules. Mettre le reste de la pomme dans une casserole avec un fond d'eau et le jus de citron. Faire cuire puis ajouter le sucre et réduire en compote grossière. Mettre la compote au frais

Pendant ce temps faire fondre le beurre avec le miel dans une poêle. Faire revenir les noisettes de pomme. Les noisettes de pomme doivent être cuites mais rester fermes pour garder leur forme. Déglacer la poêle avec le jus de citron. Ajouter la crème et laisser cuire 2 à 3 mn. Ajuster le miel si nécessaire pour obtenir une sauce légèrement sucrée. Réserver.

Au moment de servir

Battre les 25 cl de crème fleurette en Chantilly et mélanger à la compote de pommes. Ajouter le calvados.

croquant3
Sur une assiette, disposer un spéculoos, une couche de compote, un spéculoos.

Faites chauffer légèrement noisettes de pomme et sauce à la crème séparément. Disposer autour du croquant de la crème et garnir avec les noisettes de pomme.

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Speculoos

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/26/74018-speculoos
Voici retrouvée dans mes vieux cahiers la recette des Spéculoos donnée par Olivier Deleval, chef au restaurant La Coquille à Lille

beguin

250 gr de cassonade
250 gr de beurre
350 gr de farine
5 gr de levure chimique
1 oeuf
5 gr de sel
2 gr de 4 épices

Mélanger la cassonade avec l'oeuf puis incorporez le beurre amolli. Ajouter farine, sel, 4 épices et levure. Malaxer pour obtenir une pâte homogène et ferme. Laisser reposer une heure au frais. Etendre finement au rouleau sur 3 mm d'épaisseur. Découper des formes à l'emporte pièces.


beguin3

J'ai utilisé mon mélange personnel 4 épices et je ne suis pas déçue du résultat. Personnellement, je les ai fait arrondis et de diamiètre 6 cm pour accompagner une autre recette donnée par le même chef. Je les ai rangés dans une jolie boîte sur laquelle est dessiné le béguinage de Bruges. A voir absolument si vous allez un jour là-bas.


http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/26/74018-speculoos

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Mélange 4 épices

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/25/74005-melange-4-epices
Je m'aperçois que j'utilise très souvent le mélange 4 épices lorsque je cuisine. Utilisant déjà séparément les quatre dites épices, je n'ai pas jugé utile d'acheter un flacon 4 épices. C'est très facile à faire soi même. Voici donc mes proportions.

moulinPour une cuillère à café rase de gingembre
4 à 6 clous de girofle selon taille
1/2 cuillère à café de muscade
1/4 de cuillère à café de cannelle

Pour mixer le tout, j'utilise un ancien moulin à café électrique, idéal pour mixer de petites quantités de produits durs et secs (noisettes, clous de girofle,....).

Toutefois muscade, cannelle et gingembre étant souvent vendus en poudre, si vous n'avez pas d'appareil électrique, vous pouvez aussi moudre le clou de girofle dans un moulin à poivre. Il sera un peu moins fin.

Vous pouvez aussi ajuster la saveur en fonction de votre palais, un peu plus de cannelle, un peu moins de gingembre.... et rehausser aussi un des ingrédients en fonction du gout souhaité pour un plat particulier.

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Velouté de potiron

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/24/25238-la-soupe-au-potiron

Halloween, c'est sympa mais bien sur après, il faut manger le potiron. Et il en faut de l'imagination. Moi je préfère mardi-gras, au moins après, on fait le carême et on est tranquille pendant 40 jours (mais ça, c'est une autre époque). En fait il s'agit d'une des premières recettes que j'ai écrite sur mon blog et que je remets à l'honneur aujourd'hui car ce soir j'avais envie de potiron et que nous adorons tous cette soupe....



600 gr de potiron
6 petites pomme de terre ou 3 grosses
1 litre de bouillon de volaille
2 gros clous de girofle ou 3 petits
1/2 cuillérée à café de gingembre
1/4 cuillérée à café de muscade
1 pincée de cannelle
Crème fraiche
Huile d'olive

Couper en morceaux le potiron et le faire revenir dans l'huile d'olive. Une fois le potiron amolli, ajouter 1 l de bouillon de volaille et les épices. Eplucher les pommes de terre et les ajouter au tout. Cuire en tout 45 mn. Mettre la crème fraiche et mixer. (Un petit pot, c'est très bien).

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Beignets aux pommes à la gnole de papa

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/22/35097-beignets-aux-pommes-a-la-gnole-de-papa
Je fais souvent des beignets aux pommes mais aujourd'hui j'ai ressorti une vieille recette. Le résultat fut plus que concluant ! C'est adopté, je les ferai toujours ainsi.

4 belles pommes acides (Boskop, reinettes...)
5 cl de calvados ou alcool de pommes
20 gr de sucre
1 citron ou jus de citron

125 gr de farine
1 cuillère à soupe d'huile
1 oeuf entier
1 pincée de sel
10 cl de bière
2 blancs d'oeuf
20 gr de sucre

Huile pour friture
1 assiette remplie de sucre poudre

Pate à beignets
Déposer au creux de la fontaine de farine, huile, sel, oeuf entier. Incorporer la farine et travailler. Ajouter peu à peu la bière en continuant à tourner de manière à obtenir une pâte lisse. Laisser reposer 2 heures en couvrant la préparation.

Pommes
Eplucher et évider le coeur des pommes. Les tailler en rondelles. Jeter dessus le citron et l'alcool. Saupoudrer de sucre et laisser macérer pendant le repos de la pâte.

Final
Préparer une assiette avec du sucre semoule.
Faites chauffer le bain de friture à température moyenne (170°). Monter les 2 blancs en neige ferme. Ajouter dedans le sucre et continuer à battre vigoureusement. Incorporer les blancs à la pâte à beignets. Egoutter soigneusement les pommes afin qu'il ne reste pas de liquide autour. Plonger les pommes dans la pâte et les enrober généreusement de pâte. Puis les plonger une par une dans le bain de friture. Les retourner pendant la cuisson. Une fois cuit, tremper les dans l'assiette de sucre en les retournant (ils doivent être enrobés). Déguster encore tiède.

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Les sangliers

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/19/73267-les-sangliers
J'avais toujours cru que les sangliers, c'était des histoires. J'en ai jamais vu dans la forêt, alors pourquoi ils existeraient. C'est comme les loups les sangliers. Ca fait peur mais c'est dans l'imaginaire. Y'en avait juste dans les parcs et sur les dessins de Michel  notre voisin : quand j'entrais dans sa maison, j'étais au milieu de la forêt et des bêtes, y'avait que ça sur les murs. Jusqu'au jour où mon père m'a raconté ce qui suit : .

sangliers

Pendant la guerre alors qu'il soudait dans une usine de la Meuse, les allemands vinrent en lui annonçant qu'il avait gagné un séjour à l'île d'Oléron tous frais payés avec en prime sa participation à l'élaboration d'un monument historique, le mur de l'Atlantique. Ah non, vous n'avez pas compris, il n'allait pas faire un film avec Bourvil, c'eut été trop drôle,  non, il devait participer à la construction des fameux Blockhaus. C'est une habitude dans l'histoire, de tous temps les gouvernements construisent des murs, des murs et encore des murs.... Comme si les murs réglaient les problèmes....

Les allemands n'étaient pas franchement désagréables avec lui mais c'était somme toute des occupants et ça commençait à sentir le roussi près des côtes. N'entendait-on pas les rumeurs d'un débarquement ? Un beau jour, mon père eut une permission. Quelle aubaine pour s'enfuir ! En y réfléchissant bien, ne pas revenir c'était sanctionner les copains. Etant de nature sentimental, il échafauda un autre plan et mit à profit sa permission pour fabriquer une deuxième permission qui lui permettrait de s'évader. Ca sert à tout le bricolage....

Après ses quelques jours de liberté, il revint donc dans son camp. Puis, grâce à un sympathique maraîcher résistant qui lui avait filé une blouse de maraîcher normal, il refit  le sens inverse de son parcours, reprit le bateau, une fois débarqué retira sa blouse, prit le bus, le train, puis revint dans son cher pays natal. Sa fausse permission lui permit tout simplement de passer les contrôles multiples liés à l'occupation.

Mais voilà, l'ennemi n'avait guère le sens de l'humour. Il n'avait pas apprécié la farce et voulait le lui faire savoir.  Il devait  se cacher. Il y avait bien la grange dans laquelle il avait creusé des galeries entre les bottes de paille mais ce n'était pas suffisant.trancheesLes allemands étaient des gens curieux. Quoi de mieux que les bois pour bâtir son nid,  au milieu des arbres et des animaux. C'est au fond de la profonde forêt dans un lieu appelé Plaisance qu'il construisit son refuge : une cache en rondins et en feuillage au milieu d'une tranchée laissée par la précédente guerre , celle de 14-18 (pour une fois que ça sert une guerre).

Quand un jour  je lui demandai s'il n'avait pas eu froid, il me répondit : "ben non, dans la forêt y'a du bois pour se chauffer,  j'avais un lit c'était confortable". Alors, je lui dis : "mais t'as pas eu faim". "Non me répondit t'il " mes copains posaient des collets et je mangeais du sanglier tous les jours,  y'avait plus de chasseurs, c'était interdit  et qu'est ce qu'il y en avait des sangliers. Y'avait des sangliers et des chevreuils en pagaille. Un soir de nouvel an, on a du en retirer des collets. On pouvait pas tout manger." 

Evidemment, tout le village savait qu'il était là, mais voyez vous les gens en Argonne, ils causent pas beaucoup, surtout aux étrangers (ce sont surement des descendants du fier village d'Astérix et Obélix), et dans ces moments la, c'est drôlement bien. Les gaulois donc  lui filaient des tickets de rationnement et de la nourriture, la police menait de fausses enquêtes pour les romains... Je m'égare.... nous sommes en Argonne.... Ce n'était pas tous les jours aussi sympa, malheureusement. C'était la guerre quand même et parfois, il y eut des rafles à l'issue dramatique telle celle de ce résistant qui émettait sur les ondes et qui  fut fusillé. Mon père était au milieu des maquisards mais à ce moment là,  il ne le savait pas.

R3. mon père était entouré de deux anges gardiens eux aussi appelés R1 et R2. Les 3 R. formaient une sacrée équipe. 2 d'entre eux fricotaient avec les allemands et se tenaient ainsi au courant de toutes les nouvelles. Puis ils en informaient illico presto leurs copains. C'est comme ça que mon père échappa aux raffles. Tiens par exemple, un jour les allemands eurent envie d'aller à la chasse.Comme s'ils ne tiraient pas assez dans la vraie vie...   Les quatre oreilles prirent en main l'affaire et s'arrangèrent pour que la chasse ne passe pas sur le terrain privé de leur pote R3. Quoi de mieux pour les étrangers qu'un guide local. Tout le monde est gagnant !

Dans ces moments la, il faut survivre. Ensemble les 3R avaient monté une distillerie clandestine du nom de Fort Chabrol. Les 2 R amenaient dans la forêt le jus des pommes  (ça manque pas les pommes dans mon village) qu'ils avaient au préalable fait fermenter dans de grandes cuves clandestines en béton. R n° 3 distillait ce jus avec son alambic qu'il avait fabriqué de façon artisanale. Les 2 R. écoulaient la marchandise à l'ennemi. C'était mieux, croyez moi, car figurez vous qu'un jour mon père me confia un sourire au coin des lèvres : "Qu'est ce qu'elle était mauvaise la gnole, on distillait avec du fer, pas avec du cuivre, ils ont eu de la chance les allemands...."

Tout ça, ça a une fin et c'est beaucoup mieux comme ça. Le débarquement annoncé arriva mais pas là ou on l'attendait. Mon père s'engagea mais n'eut pas à combattre car l'ennemi fuyait. Toute sa classe avait été exemptée mais lui, suite à son engagement dût rester 14 mois et c'est dans un arsenal qu'il finit son service militaire. Ce qu'il retint, ce ne fut pas le goût des armes, non c'était les techniques du bricolage. Je vous en ai déjà parlé je crois....

foret

Bien plus tard, il y eut un parc à sanglier pas loin de là ou j'habitais. Tous les ans nous allions les voir. Il fallait prendre un long chemin à travers la forêt et c'était un vrai plaisir. Ils étaient en semi-liberté. Et puis un jour, le parc a fermé. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus mais je les ai beaucoup regrettés. J'ai bien essayé de faire des photos de leurs cousins les phacochères en Afrique. Mais pas de chance, soit l'appareil photo était en panne soit ils se sauvaient. Peut-être qu'ils connaissaient cette histoire ! En tout cas y'aura pas de recette de sanglier mais peut-être qu'un jour...  Par contre avec les pommes et la gnole, je peux faire quelque chose...

sangliers_ardennes

Si vous voulez voir de jolis sangliers dans leur milieu naturel,
cliquez sur cette image prêtée par un passionné.

Suite sur le prochain billet.......

PS : Attention aux tiques dans la forêt !!!!!!!!!! Ce sont vraiment de vilaines bêtes.

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Truites à l'oseille

J'habite maintenant depuis de longues années un petit village charmant du Nord. Certes, ce n'est pas ma campagne natale. Ici ce sont surtout les rurbains qui y résident, vous savez cette nouvelle génération qui cherche à  rejoindre un peu de verdure tout en voulant garder le confort et les services des grandes villes qu'ils ont abandonnées sans état d'âme.

C'est un joli village ou s'entrecroisent  petites maisons en briques roses et petites fermes flamandes restaurées. Souvent, derrière de lourdes portes massives mais au style quelconque  se dessinent de magnifiques petits jardins joliment ordonnés. Et puis tout autour plein d'animaux,  des chevaux,  des moutons, des lapins et parfois une ferme avec des poules, des oies, des canards.....

Le ciel des Flandres est beau. Les peintres le savent. Mais lorsque je dis cela à des amis alors qu’ils me visitent un jour de pluie, ils me raillent. Dès que le soleil a décidé de nous sourire, ils sont les premiers à louer le ciel et la magnifique luminosité qu'il dépose sur nos paysages. Allez vous promener sur les plages du cap gris Nez lorsque le ciel vous est favorable. Vous comprendrez.

J'ai parfois sous les yeux de véritables oeuvres d'art. L'autre jour alors que je pestais parce que ma fille avait encore raté le bus qui devait l'emmener dans  son lycée m'obligeant ainsi à m'engouffrer dans ma voiture en pyjama et chaussons sans avoir le temps de déjeuner, j'eus une des plus belles toiles qui puisse exister devant mes yeux, une toile toute en nuance de bleus et de rose au centre de laquelle s'élançait le merveilleux clocher blanc de l'église du village voisin tout cela merveilleusement enveloppé par une légère brume posée là, juste pour apporter la finition de l'oeuvre en effaçant les défauts qui auraient pu nuire à ce spectacle. On n'a pas toujours son appareil photo sur soi et puis est-il possible de figer sur une pellicule une atmosphère.

Tiens je vais vous raconter un autre de ces merveilleux moments fugaces que nous offre la nature. C'était un jour d'orage, j'ai vu le ciel s'obscurcir puis, alors que juste au dessus de la maison de mon voisin s'amoncelaient de larges nuages sombres et menaçants, un peu plus loin de longues vagues roses et gris-rose s'entremêlaient dans une sorte de danse. Comme fond sonore, c'était le grondement terrifiant de l'orage. Des fenêtres de mon voisin jaillissaient des éclairs de toutes les couleurs. Pour comprendre ce que je ressentais, imaginez vous dans ces films pour enfants ou la musique devient ténébreuse, les couleurs sombres, le tonnerre menaçant et où le sorcier lance ses incantations maléfiques. Mais non, mon voisin, n'est pas un sorcier il regardait certainement sa télé. Mais moi j'ai compris comment les réalisateurs de cinéma trouvent leur inspiration.

Oui je vous le dis, ils sont tous charmants dans mon voisinage. La preuve, voyez donc ce qu'a distribué un autre voisin au détour d'un pot de l'amitié : 

truites

des truites qu'il avait pêchées le matin même 

et voici ce que j'en ai fait 

Truites à l'oseille
3 truites
250 gr d'oseille
2 échalotes moyennes
15 cl de crème fraîche
2/3 de verre de vin blanc (8 cl environ)
30 gr de beurre
Persil, sel, poivre

truitescuisinees

Tout d'abord, il faut inciser les truites pour les vider en les passant sous un jet d'eau. Personnellement,  j'enlève aussi la tête.

Il faut laver et trier l'oseille. Je dois avouer que depuis quelques temps, le pied d'oseille de mon jardin fait de la résistance aussi je n'avais pas la quantité indiquée mais le plat fut quand même bon. Il faut débarrasser les feuilles d'oseille de leurs tiges puis faire cuire à feu doux ces feuilles dans un peu de beurre en remuant souvent jusqu'à ce qu'elles soient totalement fondues. (Comme je n'avais pas assez d'oseille, j'ai coupé en fins morceaux les feuilles). Hors du feu on ajoute les 2/3 de la crème fraîche, le sel et le poivre et on réserve.

On hache les échalotes. Au fond d'un plat à gratin on dépose le reste de crème fraîche puis un lit d'échalote puis les truites que l'on farcit avec la crème à l'oseille. On verse le reste de cette crème autour des truites. On sale, on poivre, on verse sur le tout le vin blanc et on emballe le plat avec une feuille de papier alu ou 2e solution, on recouvre de papier sulfurisé. On laisse cuire 25 mn à Th. 180°.

Servir avec de petites pommes de terre vapeur recouvertes d'un bon petit beurre persillé.

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Boeuf à l'orange

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/14/55147-boeuf-a-lorange
Proportions pour 2 personnes

1 cuillère 1/2 à soupe de farine
sel, poivre
350 gr de boeuf à braiser en morceaux
15 gr de beurre
1 petit oignon haché fin
1/2 poivron vert, épépiné, haché fin
Zeste râpé, jus et pulpe d'une orange
20 cl de bouillon de boeuf
Persil haché pour la déco (facultatif)

boeuforange

Salez et poivrez la farine et passez y les morceaux de viande. Faites fondre le beure dans une cocotte et faites revenir oignon et poivron. Puis faites dorer la viande. Mettre le tout dans une cocotte beurrée. (J'ai utilisé la même cocotte, en fait j'ai fait revenir le tout dans une cocotte qui va au four, cuisson que je pratique souvent).

Ajoutez le zeste, le jus et la pulpe d'orange, le bouillon. Couvrez et laissez cuire 1 h à 1h 15 au four th. 160°. Ajustez sel et poivre.

J'ai servi ce plat avec des croquettes de légumes et nous avons trouvé l'ensemble délicieux.

Extrait de "les meilleures recettes naturelles" http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/14/55147-boeuf-a-lorange

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Croquettes de légumes

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/12/55142-croquettes-de-legumes
boulettes

2 cuillérées à soupe d'huile
2 oignons hachées
1 gousse d'ail hachée
2 carottes hachées
2 branches de céleri hachées
2 cuillères à café de curry
2 cuillères à soupe de persil haché
500 gr de purée bien sèche
Sel, poivre
Chapelure (de pain complet de préférence)
Huille à friture




Commencer par hacher les légumes qui doivent l'être. Chauffer l'huile et y faire revenir les oignons hachés. Puis ajouter les carottes, le céleri et l'ail en tournant pendant 5 mn. Ajouter le curry et tourner encore 1 mn.

Préparez votre purée, choisissez des pommes de terre à chair ferme que vous ferez cuire en robe des champs. Les éplucher encore chaude et les passer au presse-purée. Ajouter à la purée la précédente préparation ainsi que le persil. Bien mélanger. Séparer en huit morceaux avec lesquels vous ferez des croquettes. Couvrir les croquettes de chapelure. Mettre de l'huile dans une poele et faire frire 2 minutes de chaque côté.

Ces croquettes accompagnent merveilleusement des viandes en sauce. Vous pouvez les servir seules avec une petite sauce piquante : (exemple d'ingrédient pour une sauce piquante : 15 cl d'huile de tournesol, 4 cuillères à soupe de sauce soja, 2 cuillères à soupe de jus de citron, 1 gousse d'ail pilée, sel, poivre, un piment vert épépinée).

Extrait de "les meilleures recettes naturelles"

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La maladie de Lyme ou Borréliose

Que vient faire une maladie pareille dans un blog culinaire me direz vous ! C'est un message plus particulièrement adressé à tous les promeneurs amoureux de la nature et de ses fruits sauvages et à cette époque aux cueilleurs de champignons !

Les gastronomes sont des gens curieux et qui souvent aiment la matière première fraîche. Aussi n'hésitent-ils pas à franchir fossés et champs pour cueillir quelque fruit ou herbe sauvage ou à parcourir bois et forêt pour ramasser des champignons.

Le cueilleur averti connaît bien souvent les risques d'un fruit mal lavé, de la pollution urbaine sur certaines plantes ou d'un champignon vénéneux. Ce qu'il ignore le plus souvent c'est le risque encouru par un petit animal appelé tique.

tique

Brrrrrrrrrrrrrr ! ça donne le frisson hein !  NON, ne partez pas lisez.....!!!!!

Cet animal, on est très habitué à le voir sur des animaux domestiques comme notre animal favori, le chien. Mais squatter un être humain, c'est beaucoup moins correct et pourtant courant. Et c'est là qu'il faut être vigilant car ces petites bêtes sont parfois porteurs d'une maladie nommée la maladie de Lyme et transmissible aux êtres humains propres et pomponnés que vous êtes.

La première chose à faire quand vous revenez d'une ballade, c'est en fait de vous examiner de la tête aux pieds pour voir si vous n'êtes pas porteur de ce dégoûtant petit personnage. Dans l'affirmative, il faudra vous procurer une petite pince magique en pharmacie destinée à extirper cette vilaine bête à l'aspect plus que rebutant. Il lui faut, d'après ce que j'ai entendu dire, 12 heures de squat minimum pour vous infecter.

La plupart du temps, la tique retirée, il n'y aura pas de conséquence car elles ne sont pas toutes porteuses de la borréliose mais n'oubliez jamais que vous avez été piqués par une tique car cette maladie est une maladie vicieuse et ce n'est que quelques jours à quelques mois  voir quelques années plus tard qu'elle se déclare quand vous avez tout oublié. Et ça peut arriver à n'importe qui..... : jeunes, vieux, blonds, bruns noirs, petits ou grands, gros ou maigres.... Et ne vous croyez pas protégés si vous n'allez jamais en forêt, les animaux domestiques peuvent en ramener chez vous, il peut y en avoir au fond de votre jardin....

Ainsi si un jour vous voyez se dessiner sur votre corps un érythème qui se développe de façon centrifuge, n'hésitez pas à aller voir votre médecin et à lui susurrer dans le creux de l'oreille que vous avez  peut-être cette maladie.... Et insistez beaucoup ! Cette maladie est trop souvent mésestimée par les médecins, notamment en ville !

Si je vous parle ainsi, c'est par expérience. J'ai eu cet érythème qui un jour est apparu sur ma jambe. De tique je n'avais point vu (car parfois elle se détache avant qu'on soit au courant) et je pensais à une morsure d'araignée. Un mois plus tard l'érythème dessinait un cercle rose palichon de 20 cm sur ma jambe. Je commençais à envisager la maladie de Lyme et le susurrais timidement dans le creux de l'oreille à mon médecin. Celle ci incrédule me dit catégoriquement que ce n'était pas la maladie de Lyme. Toutefois, elle me prescrivit quand même une semaine d'antibiotiques. (La prescription initiale d'antibiotiques dans la maladie de Lyme est obligatoirement de deux semaines). 15 jours plus tard, les rougeurs réapparaissaient par tâches. Je retournais donc la voir. Celle-ci m'affirma net et fort qu'il n'y avait aucun rapport de cause à effet entre ma première et deuxième visite. Simplement j'étais certainement devenue allergique à certaines piqûres d'animaux qui en voulaient fort à mon genou et que tout ça, bah, c'était coïncidences. Elle me prescrivit cependant une deuxième semaine d'antibiotiques qui cette fois ci n'agit pratiquement pas sur la rougeur.

15 jours plus tard, je me retrouvais avec un érythème croissant qu'on appelle aussi érythème migrant, de 30 cm de diamètre. Persuadée d'être atteinte de cette foutue maladie mais non comprise, je me tournais alors vers le médecin de mes parents qui lui est confronté régulièrement à cette maladie (dans l'Est, cette maladie est courante et très connue). Après un bref examen, il me dit que pour lui, c'était bien la maladie de Lyme et dans la foulée me prescrivit 15 jours d'antibiotiques et un sérodiagnostic. Aujourd'hui, j'ai les résultats et ils sont positifs.

Ce petit post hors de l'ordinaire n'est pas pour susciter chez vous de la peur ni de le compassion (parce que franchement, je vais très bien, merci) mais surtout de la vigilance. Et surtout,  pas de panique,  la maladie de Lyme n'est pas mortelle et se guérit très bien. Seulement, voilà, si on passe à côté on risque de développer d'autres symptômes beaucoup plus gênants et beaucoup plus longs à guérir, style  arthrite, douleurs diverses et variées, grande fatigue, trucs cardiaques, etc, etc..... des complications quoi ! On dira juste que ça peut devenir une maladie très très sérieuse.... Je vous renvoie pour ça à des sites médicaux qui connaissent mieux le sujet que moi.

Comment on les attrape
La Maladie de Lyme
Guide EFICATT
Guide du Promeneur
Ministère de la santé (tapez Lyme dans le moteur de  recherche du site)
Association française pour la maladie de Lyme

Juste un dernier truc : 15 jours d'antibiotiques si la maladie est traitée à temps et plusieurs mois voir près d'un an lorsqu'elle n'est pas diagnostiquée dans les délais. Ca prête à réfléchir non !!!!!!!!!!

Promis, je vous le fais plus.... Mes prochains posts seront tous joyeux !

Mon histoire a une suite que je vous invite à consulter ici (clic) 

 


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Faire soi-même sa chapelure

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/07/71784-chapelure
Faire de la panure est quelque chose d'excessivement simple. Je n'en achète jamais. J'utilise pour cela, un reste de pain ou des biscottes.

chapelureSi vous utilisez du pain, il faut faire dessécher celui-ci. Commencer par le laisser quelques jours à l'air frais puis passer le ensuite au four. En fait, je n'allume jamais le four pour cette opération. Mais pendant le préchauffage ou  après la cuisson d'une tarte ou d'un gratin, je place mon pain dans le four.

Lorsque le pain est bien sec, j'utilise une petite râpe à main pour le réduire en poudre. Le plus souvent, je remplace le pain par une biscotte.  Je mêle à cette poudre un peu de farine. Les proportions varient selon mon humeur mais les quantités, c'est moitié poudre, moitié farine ou 2/3 poudre 1/3 farine.

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Les Bergamotes de Nancy

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/10/04/46131-bergamotes-de-nancy
bergamotes nancy

La réponse était vraiment trop facile. C'est bien évidemment un moule à caramel. Bravo à Sandra, Choupette et Patrick. Et c'est pour satisfaire l'envie de ma mère qui avait envie de Bergamotes que mon père le fit fabriquer, pour une fois, par un de ses amis. La Bergamote, c'est ce petit bonbon si parfumé qu'on fabrique plus particulièrement à Nancy


bergamote

Avec glucose

Pour les réaliser, il vous faut :

500 gr de sucre
2 verres d'eau
2 cuillerées à soupe de vinaigre (ou une cuillère de glucose)
8 à 10 gouttes d'essence de Bergamote.

Mettre le tout à feu vif et surtout ne pas remuer en cours de cuisson. Quand le sucre commence à jaunir, retirer du feu. Ajouter 8 à 10 gouttes d'essence de Bergamote.

Attention, le sucre ne doit absolument pas brunir mais jaunir un peu sinon le gout de la bergamote ne ressortira pas et vous obtiendrez des caramels ordinaires. Vous pouvez vous aider d'un thermomètre à sucre. Surveiller la montée à 150°. Vous devez arrêter la cuisson au premier stade de la caramélisation vers 155° et ne jamais dépasser les 160° . Le sucre commence seulement à jaunir. Le caramel s'il était trop brun tuerait le goût de la Bergamote.

On peut ajouter en début de cuisson une cuilllère de glucose. On ajuste alors l'essence de Bergamote en conséquence. Les Bergamotes seront moins cassantes et se garderont beaucoup mieux. Il est probable que vous ne réussirez pas cette recette du premier coup car les proportions de l'essence dépendent beaucoup de sa qualité. Ma mère n'avait pas de thermomètre mais ça ne l'a pas empêché de nous faire ces délicieux bonbons qu'elle coulait après cuisson sur une plaque de marbre.


decoupeberga

Jeter votre préparation sur une plaque huilée et découper. L'outil à découper doit au préalable être huilé

La Bergamote et nous, c'est un pan entier de notre vie. J'ai toujours connu ce bonbon. Et puis je vais tout avouer puisqu'il y a maintenant prescription : lorque nous étions enfants, on les faisait en très grande quantité et comme on avait pas d'argent de poche, on les vendait à nos petits camarades. Et ça partait mieux que des petits pains. Y'avait pas besoin de faire beaucoup de pub.....

bergamotes

sans glucose

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Mon père, ce bricolo...

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/04/26/46124-mon-pere
Mon père était un génie du bricolage. Ses premières réalisations remontent bien avant mam naissance. Pendant la guerre, caché dans la forêt parce qu'il avait fuit le STO (service du travail obligatoire) il avait fabriqué l'alambic qui lui avait permis de survivre en faisant de la gnole infâme que ses camarades résistants revendaient aux allemands. Ensuite, faute de moyens, à partir d'une pièce de monnaie, il avait fabriqué une bague qu'il offrit à ma mère pour lui prouver son amour. Et toute sa vie, ce fut ainsi. Il récupérait des moteurs (machine à laver, voiture....) pour leur donner une deuxième vie. Au fil des ans, autour de la maison, s'accumulèrent des machines extraordinaires qui servaient soit à labourer le jardin, soit à transporter de la paille, soit à scier du bois....



l
d
g

k



bIl fabriquait tout ce dont il avait besoin : des rateaux, des échelles, des tuteurs de tomate, des échasses mais aussi l'agrandisseur  photo,  la table de ping-pong. Il y eut des réalisations prestigieuses, notamment une scierie qui servira à faire des planchers, des lambris, des poutres, des meubles et autres objets en bois...  Pour les petits enfants, il y eut le cheval de bois, le petit train...


Il fabriquait mais il transformait aussi et rien ne pouvait l'arrêter.  Son appareil photo à aplaque fut transformé en appareil photo à film, sa voiture électrique zdevint une voiture à essence. Eh oui, la voiture électrique n'est pas du tout une invention moderne. Elle existe depuis déjà quelques années. C'est pas tendance cette transformation,  mais la cohabitation de deux grosses batteries avec 4 mouflets, c'était pas possible, les batteries trop grosses prenaient toute la place. Bien entendu, la voiture avait été avalisée par les mines. Et puis,  Il y eut aussi la  voiture à essence transformée en voiture à gasoil, mais ça c'est une histoire que je vous réserve pour plus tard...........

Grâce à lui, nous pouvons nous vanter d'être une des premiers foyers ouvriers qui ait accédé au confort moderne parmi notre entourage. Lorsque Hoover lança sa première machine à laver en France, il étudia le modèle que possédait une de ses connaissances et avec une bande de copains recopia à l'identique la machine. Une dizaine de foyers purent ainsi profiter de cet équipement. Il y avait au dessus deux énormes rouleaux qu'on tournait à l'aide d'une manivelle et dans lequel on coincait le linge pour l'essorage. Je n'ai malheureusement pas de photos de cette machine et ça semble difficile à trouver.

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Mais le plus extraordinaire, ce fut sans conteste notre premier chauffage central. Un jour au fond du salon surgit une énorme fusée qui semblait vouloir décoller. Ca ne ressemblait à rien de connu jusque là si ce n'est les fusées envoyées dans l'espace. Cétait l'époque d'Apollo, peut-être s'en est il inspiré.  Cette fusée, était cerclée d'un horrible grillage qui servait juste à donner de la distance avec le corps pour qu'on ne se brûle pas. Ca marchait au fuel. C'était surmonté d'une grosse cheminée qui pointait vers le haut dans la chambre de l'étage supérieure. On avait troué le plafond pour faire monter ce tuyau. Et ce tuyau envoyait de l'air pulsé. Ce tuyau m'a longtemps intrigué car pour moi un tuyau, ca envoie de la fumée ! Le débit n'était pas suffisant alors il avait utilisé un moteur de mécano (jouet d'enfant de l'époque) pour en augmenter l'efficacité. Ca ne chauffait que deux pièces, mais ça marchait plutôt bien. Le verre d'eau du soir ne se transformait plus en glace... Evidemment, tout ça, ça fonctionnait avec le bois de la forêt voisine.

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Le génie créatif de ma mère excellait plutôt dans la cuisine et le jardin. Avec très peu de matière, elle savait faire beaucoup, elle était reine dans la fabrication de bonbons, petits gateaux, crèmes et autres douceurs à quatre sous mais excellentes, mais aussi dans l'art de la cochonaille (dont je n'ai absolument pas hérité) et de la confiture. Dans le jardin, y'avait absolument tout ce qui pouvait nous permettre de survivre une année entière : pommes de terre, poireaux, petit-pois, tomates, rhubarbe, groseilles, cassis, haricots de toutes sortes, salade, radis, persil, cornichons, oignons, ail..., la viande était élevée dans notre cour, les oeufs ramassés sur la paille et le reste on allait le chercher chez le voisin (lait, beurre et crème), dans le verger (poires, pommes, cerises douces et aigres, mirabelles, reine-claude, quetsches, noix) ou dans les bois (noisettes, champignons, mures, framboises, fraises....)

Alors, après ça, étonnez vous que pour faire de la cuisine, je bricole. Ce n'est rien à côté de ce que j'ai vu. Et puis, un jour j'ai récupéré ca. Allez, à votre avis qu'est ce que c'est...

moule


Bon, c'est trop facile, je vous l'accorde. Je vous en dirais plus dans mon prochain post !
Mais en attendant, je vous invite à lire le petit épilogue qui suit :





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