Le Placard d'elle

Kiwi en tatin montée d'une chiffonnade caramélisée, sauce cannelle

Voici une recette qui m'a séduite dès que je l'ai vue. Elle trainait dans un magazine que j'ai trouvé chez mes parents. C'est le chef de l'hotel-restaurant le Central à Peyrehorade (Landes), Patrice Blanchard qui en est l'auteur. Il a osé la cuisson pour le kiwi et c'est un véritable régal. J'ai un peu remanié la recette pas dans les produits mais dans la façon de procéder.

Pour 4 personnes

1 pâte feuilletée
6 kiwis
40 gr de sucre semoule
30 gr de beurre (pour les moules)
+ 10 gr de beurre (pour le caramel)
150 gr de compote de pommes
4 feuilles de brick (ou filo)
1 bonne cuillère à soupe de miel

chifkiwi

Pour le caramel

100 gr de sucre semoule
2 dl de crème liquide (le chef indiquait 3 dl, j'ai volontairement diminué la quantité)
1/2 cuillère à café de cannelle en poudre.

Préchauffer le four th. 220°

Beurrez généreusement 4 moules individuels (j'ai pris des ramequins à crème brûlée, et c'était la forme et la taille idéale)

Pelez 4 kiwis et détaillez les en fines rondelles (8 à 10 par kiwis). Disposez ces rondelles au fond des ramequins. Recouvrez de compote de pomme. Disposez dessus un cercle de pate feuilletée (la pate feuilletée doit être un peu plus large que le moule. Posée sur les fruits elle doit les enfermer.)

Enfournez pour 10 mn de cuisson. La Pate feuilletée doit commencer à dorer. Laisser 5 minutes hors du feu. Retournez alors chacune des tartelettes afin de les démouler. Puis reposez délicatement ces tartelettes sur un plateau recouvert d'une feuille de papier sulfurisée. Vos tartelettes devront encore aller au four mais cette fois dans l'autre sens.

Faites fondre 10 gr de beurre avec le miel. Badigeonnez en généreusement les feuilles de brick (ou filo) puis disposez-les en chiffonnade sur les tartelettes aux kiwis. Ca surprend. On a du mal à s'imaginer que la feuille va tenir mais ça marche. Evidemment, on en a plein les doigts et ça colle mais c'est pas désagréable.

Préparez le caramel. Mettez sucre et eau dans une casserole afin d'obtenir un caramel blond. Ajoutez alors la crème liquide, hors du feu dit le chef et moi je dis de laisser un peu sur le feu, sinon le caramel se solidifie et ne fond pas. Hors du feu ajoutez la cannelle et réservez.

Au moment de servir, préchauffer le four th. 210°,  et passez les tartelettes au four 2 à 3 minutes histoire de faire caraméliser la chiffonnade. A mon avis, on peut aussi faire caraméliser juste après le badigeonnage mais là, il faudra réchauffer un peu au moment de servir.

Ce dessert se sert tiède accompagné de la petite sauce à la cannelle et de petites rondelles de kiwis frais.

C'est vraiment bon, un pur délice. Le kiwi chaud laisse ressortir son acidité. La pomme l'atténue. La cannelle se marie avec douceur au caramel. L'alchimie du tout dans votre bouche est un véritabe plaisir pour le palais surtout si vous y ajoutez au passage une petite tranche de kiwi frais qui rehausse le tout. Bon appétit !

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Tarte aux abricots

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/06/27/56431-tarte-aux-abricots
Voici une recette de tarte aux abricots ultra simple à réaliser, succès garanti !

parttarte

1 rouleau de pate feuilleté
Des abricots
100 gr de sucre
100 gr de beurre
1 oeuf
Des amandes effilées


Mélanger le beurre fondu et le sucre. Ajouter l'oeuf  et mélanger afin d'obtenir une pommade un peu épaisse.

Foncer un moule à tarte de pate feuilletée. Répartir dessus les médaillons d'abricot coupés en deux. Parsemer du précédent mélange. Saupoudrer d'amandes hachées. Cuire au four th 210-230°

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Ballotins saumon, oseille et poireaux

Un soir à deux, plus grand chose à manger, un paquet de feuilles de bricks ouvert, un pot de ricotta à terminer, des morceaux de saumon fraichement achetés au congélateur , une improvisation donc.

Pour 2 personnes

ballotinssaumon4 feuilles de brick
Beurre
1 blanc de poireaux
2 petites feuilles d'oseille
1 filet de jus de citron
2 cuillères à soupe de ricotta
1 cuillère de crème fraiche
100 à 150 gr de saumon
Poivre
2 cure-dents

Mélangez ensemble crème fraiche et ricotta. Versez dessus le jus de citron, incorporez l'oseille ciselée, poivrez et mélangez le tout.

Faire fondre une dizaine de minutes les blancs de poireaux coupés en petits morceaux dans un peu de beurre. Salez. Réservez

ballotinsfourBadigeonnez les feuilles de brick de beurre fondu sur une face. Disposez les par deux en les superposant,  (face beurrée vers le plat, face non beurrée pour recevoir les ingrédients). Répartissez sur chaque paire de feuilles les ingrédients, d'abord le mélange à base de ricotta, puis les poireaux fondus et en dernier  le saumon. Fermez et maintenez votre ballotin avec un cure-dent. Mettre au four th 170° entre 20 et 30 minutes.

Servir avec l'accompagnement de votre choix. Pour nous ce furent des petits pois frais.

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Des fraises extraordinaires

Longtemps j'en ai rêvé, c'est certainement le fruit que je préfère. Des tonnes de fraises différentes j'ai acheté, espérant ainsi retrouver la saveur oubliée, mais que nenni, aucune ne s'en approchait même l'excellente Mara des Bois.

fraisesbois

Des fraises des bois
de la crème fraiche
du sucre

L'école était distante du village de deux kilomètres. L'été, le vélo était notre moyen de locomotion. Nous maudissions alors la côte à forte déclivité que nous devions prendre tous les soirs pour retourner à notre logis. Mais cette côte était aussi parfois notre amie : l'hiver  trop pentue, aucun véhicule ne pouvait passer et par conséquent nous avions des jours de vacances supplémentaires ; l'été,  tout du long, elles se tapissait au mois de juin d'un tapis vert dans lequel était enfouies de petites tâches rouges, des fraises.  C'était le signal.

 Au premier week-end, armés de grandes bottes pour contrer les épines, et de nos pots à lait, nous partions à l'assaut des bois. Nous avions de quoi faire car le village était suivi de 7 km de forêt. On savait ou elles se cachaient. Il leur fallait un peu de fouillis et beaucoup de lumière. C'était donc dans les coupes fraiches des bois au milieu des ronces que nous étions sûres de les trouver.

Elles arrivaient par grappe et à perte de vue. Très petites, la cueillette s'avérait longue. Mais on ne compte pas quand on aime, et puis  pour tuer la faim et le temps, on pouvait se permettre d'en manger quelques unes, il y en avait tellement. En fin de journée on obtenait un et parfois deux pots à lait complet sur lesquels, cette fois, nous nous gardions bien de tester les lois de l'apesanteur .

Invariablement, les fraises terminaient dans une grande jatte sur laquelle ma mère jetait quelques cuillères de sucre. Le soir, on les retrouvait dans notre assiette avec un peu de crème ou de fromage blanc en faisselle (maison, je précise). C'est ainsi qu'on les préférait et que c'était bon !

Goupil, le renart fut longtemps mon copain. A travers mes lectures, je me délectais de ses déboires avec Ysengrin mais il tomba malade et du jour au lendemain il me parut beaucoup moins sympathique. Certes, ce n’est pas charitable de s’éloigner des personnes souffrantes mais lorsque votre vie est en danger, comment faire ?... car Renart avait la rage.  Une mauvaise rencontre pouvait  être fatale  et les fraises pouvaient être contaminées par de la bave...

On peut apparenter cela un un petit traumatisme. Je n’ai jamais oublié la fraise des bois et sa saveur si spéciale. Mon premier acte de propriétaire fut donc de planter des fraisiers. J’ai la fibre horticole mais absolument pas maraichère. Ce fut un échec total. Au bout de quelques années et à force d'essai, j’ai abandonné, mais sentimentalement j’ai laissé les plants coloniser mon jardin, je n'arrivais pas à les arracher. Les premières années, rien car les limaces me devançaient. Puis un jour, au fond d’une petite tasse à café, j'ai pu réunir quelques fraises. Aujourd’hui c’est la première petite assiette. ll n’y en a qu’une, mais ces fraises ont la saveur des fraises des bois. Je ne désespère pas. Un jour, je remplirai une jatte......

Pour ceux qui seraient intéressés par les très excellentes aventures de Renart, le goupil voici un lien ou l’on peut trouver quelques textes : le Roman de renart.


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Le gratte-cul

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/06/19/55432-le-gratte-cul

ou, l'églantine de mon village... Amicales pensées à Tarzile


eglantine1

Le gratte-cul plus communément appelé églantine est la fleur par excellence qui symbolise mon enfance.  Dans nos campagnes y'avait pas énormément de fleurs cultivées, c'était surtout des fleurs sauvages : celles des arbres fruitiers au printemps, suivies par les primevères ou plus exactement le coucou  (pour la distinguer des espèces commercialisées), la violette si odorante (dans mon jardin, elle ne sent rien), le pissenlit qui après sa floraison faisait une grosse boule de duvet sur laquelle nous prenions un malin plaisir à souffler, les coquelicots et les bleuets si jolis qui coloraient les champs de blés, les marguerites que l'on effeuillait en se disant : je t'aime, un peu, beaucoup, pas du tout,  le bouton d'or qu'on se mettait sous le menton pour obtenir un reflet qui signifiait qu'on aimait bien le beurre.

Dans les jardins la mode était aux dahlias. Ma cousine se distinguait en plantant  des capucines et des impatiences. Mais c'était tout, pensez donc, l'agriculteur avait assez à faire avec ses pommes de terre, ses betteraves, son blé, son maïs, son orge, ses bêtes... et j'en passe. Il n'allait quand même pas mettre des fleurs.

Un jour des citadins sont venus s'installer dans mon petit village. Figurez vous que leur première marque de propriété fut de planter une haie. Ca fit très mauvais effet. Les mauvaises langues dirent que c'eut été plus intelligent de planter de la salade. Puis nos sympathiques voisins commencèrent à dire que les tracteurs faisaient trop de bruit. Ce fut la rupture et une marche vers l'intégration plus ardue pour eux. A qui la faute ?.... Enfin quoi, un tracteur c'est qu'il fait beau, c'est qu'Untel va passer, c'est qu'on va couper l'herbe du pré, c'est qu'on va ramasser du bois, c'est qu'on va avoir des pommes de terre, c'est......

fleureglantine

Revenons à l'églantine. Mi-juin, majuestueuse, on la voyait un peu partout. Elle faisait office de reine parmi toutes les autres avec ses longues grappes qui tombaient le long des chemins, ses nuances de couleurs entre le rose et le blanc, ses 5 pétales si délicates, son odeur si douce.

eglantine3 eglantine4


Rustres nous étions nés, rustres nous sommes restés. Il ne nous serait jamais venu à l'idée d'utiliser cette magnifique plante dans une préparation culinaire et pourtant si on avait su ! Non, la seule chose qui nous intéressait nous enfant, c'était la mort de la fleur parce qu'après, on savait qu'elle allait se couvrir de grosses perles rouges et ça, ça nous intéressait. Dans ces grosses perles se trouvaient une poudre magique appelée poil à gratter. Commencaient alors les longues courses pour essayer d'en coller un peu dans le pantalon ou la chemise de notre ennemi du moment (j'ai longtemps cru que c'est de lui que venait le nom de gratte-cul pour l'églantier jusqu'au passage de Marcello qui a laissé un très intéressant commentaire que je vous invite à découvrir. Sa version me parait beaucoup plus plausible).

Grâce à Tarzile qui nous parle de son églantine et dans laquelle je n'ai pas reconnu la mienne, j'ai appris beaucoup de choses sur cet arbuste. Je me suis documentée. Le nom latin de mon églantier c'est la Rosa Canina L.

C'est le plus commun des rosiers sauvages, les fleurs ont 5 pétales blanches ou roses, le fruit est le cynorrhodon. Il est très utilisé en cuisine un peu partout dans le monde mais pas dans le petit pays des irréductibles et insouciants Argonnais. Il se compose d'akènes très durs et velus (poil à gratter), enfermés dans une "urne" charnue, rouge vif à maturité.

Fleurs et cynorrhodon sont comestibles : confiture (fleurs et cynorrhodon), arome pour thé, vin, dessert (fleurs), sirop, gelée, tisane, soupe (cynorrhodon).

Le cynorrhodon contient aussi de la provitamine A, de la vitamine B, P,K et E (cette dernière surtout dans les akènes). L'usage des cynorrhodons de nos roses de jardins est peu recommandable (hybridation, cultivars spéciaux), vaut mieux ceux de la belle églantine.

Le véritable gratte-cul

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Image prêtée par : (c) Azurs point net - licence Creative Commons


Les fruits ont un grand pouvoir curatif. Ils combattent l'avitaminose, la fatigue et stimulent les défenses de l'organisme. Ils sont efficaces dans le traitement des refroidissements et des infections grippales. Ils sont aussi diurétiques, stimulent la digestion, ont des effets bénéfiques sur le sang (hématopoïèse.)

Maintenant si vous souhaitez quelques recettes, je vous invite à suivre ces liens :
Et si vous en voulez beaucoup plus, tapez gratte-cul sur google. Le nombre de recettes est impressionnante.

Pour des information complémentaires, je vous invite à lire les fiches sur les sites suivant : Plantes comestibles ou le cynorrhodon.



eglantine1

 Bon  lors de mon prochain voyage je pars à la recherche de gratte-cul...
Un jour je vous parlerais aussi du tape-cul mais ça c'est une autre histoire..........

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Avocat sauce framboise

Voici une recette qui m'a tout de suite inspirée car framboise et vinaigre, c'est un mélange que je sers déjà lorsque je fais du magret de canard. La sauce est alors chaude. Voici une recette fraicheur très facile à faire, étonnante et idéale pour l'été. Peu de préparation !

avocatframb

Pour 4 personnes

2 avocats coupés en deux et dénoyautés
1 cuillère à soupe de jus de citron
125 gr de framboises
2 cuillères à soupe d'huile d'olive ou d'huile de noix
1 cuillère à soupe de vinaigre de vin
Sel, poivre.
Fenouil  pour la déco. (facultatif)

Pelez les avocats et mettez les sur un plat face coupée sur le plat. Un demi avocat par assiette. Coupez les en lamelles et décalez les légèrement. Badigeonnez de jus de citron.tamisframb


Passez les framboises au tamis pour en extraire tout le jus et toute la pulpe puis mélangez les avec l'huile et le vinaigre. Salez et poivrez. Disposez autour des avocats. Vous pouvez décorer avec du fenouil. Servez.



En y réfléchissant bien, je me dis que c'est une recette qui pourrait très facilement être adaptée pour être servie en verrines.

Extrait de : "Les meilleures recettes naturelles"
.

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Risotto aux crevettes

Voici donc la première recette du livre dont je vous ai parlé : Les meilleures recettes naturelles. D'autres suivront mais pas forcément immédiatement...

4 cuillères à soupe d'huile
1 oignon haché
250 gr de risotto
50 cl d'eau
Sel, poivre
1 poivron rouge détaillé en petits morceaux
1 gousse d'ail haché
50 gr d'amandes effilées
350 gr de crevettes décortiquées
1 cuillère à soupe de persil haché

risotto


Au fond d'une poêle, faire fondre l'oignon haché dans 2 cuillères d'huile. Ajouter le riz et faites cuire 2 mn en remuant. Ajoutez une louche d'eau et 1 cuillère à café de sel et amenez à ébullition. Baisser le feu, lorsqu'il n'y a plus d'eau, remettre une louche et recommencer jusqu'à épuisement du liquide et surtout jusqu'à ce que le riz soit cuit.

Dans une autre poêle, faites revenir 3 minutes environ  le poivron dans le reste d'huile. Ajouter les amandes, les crevettes et l'ail haché. Le tout doit être bien chaud.
Ajouter le persil haché et incorporez au riz. Ajuster sel et poivre et verser dans un plat de service (chaud de préférence).
(D'après les Meilleures recettes naturelles)

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Les meilleures recettes naturelles

Lorsque mon mari s'est mis à m'offrir un livre de recettes , je l'ai regardé d'un air suspicieux. 

"Tiens" me dit-il, "je t'ai ramené un bouquin. Les recettes doivent être excellentes." Dubitative, j'ai pris le livre, l'ai feuilleté et sans autre forme de procès, j'ai décrété que de toute façon, étant donné ses connaissances culinaires qui se limitent à la cuisson des pates et de la paella en boîte, ce livre ne pouvait être que médiocre. Je n'ai pas eu le coup de foudre.

recettesnat

Dédaigneusement, je l'ai posé sur une étagère et il y est resté 20 ans. Oui, à peu près 20 ans, du moins, c'est ce que dit le copyright : 1986.

Et puis, je me suis mise à bloguer. Les blogs sont avant tout pour moi une merveilleuse école de cuisine. Très vite je me suis mise à douter de mes talents culinaires, enfin on va dire plutôt que je me suis rendue compte que ma cuisine même si elle était appréciée par mes fans, (c'est à dire mon entourage proche) gagnerait à être plus novatrice, moins limitée. Car  finalement, je m'étais lovée dans une routine et j'avais fermé la route qui mène au pays des saveurs.

Voyageuse dans l'ame, j'ai passé la frontière, j'ai tordu le cou à mes habitudes et j'ai repris mes carnets de voyage. Et je suis tombée entre autres sur ce livre. Et la,  je me suis demandée comment j'avais pu le laisser prendre autant de poussière ! Cest dans le même instant que j'ai compris aussi ce qu'était le péché d'orgueil et ce qu'il m'avait fait perdre ! Finalement dans les plus belles histoires d'amour, ce ne sont pas forcément les coups de foudre qui durent le plus longtemps mais les couples qui au fil du temps s'apprivoisent.

Il est rare qu'un livre de cuisine me plaise dans sa quasi totalité. D'habitude c'est une deux ou trois recettes et puis le reste, je zappe. Pour ce livre, c'est un peu différent. Jusqu'à présent, tout ce que j'ai testé a reçu l'approbation familiale. Je pense qu'il est épuisé. On peut encore le trouver d'occasion par Internet. Tout n'est pas totalement perdu. Au fil des mois, je partagerais avec vous quelques unes de ses recettes.

La première sera le risotto aux crevettes .  Mais patience, il faut que je rédige....

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Le Wok : Valse de légumes, et poulet, poisson ou tofu au choix

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/06/10/53422-poulet-au-wok
L'autre soir, je suis allée au Tiger Wok.  Y'en a pas beaucoup en France, à ma connaissance seulement trois : Strasbourg, Lille et  Lyon. Un spectacle son et couleurs. Grandes tables, grands bancs, ambiance tamisée et conviviale, idéal pour une petite soirée entre amis.

Vous connaissez certainement le principe, on vous donne une toute petite assiette genre assiette à dessert et on vous dit de passer au buffet et de prendre ce que vous voulez, mais y'a un truc, ça doit tenir dans l'assiette et la, on a du mal à croire qu'on aura assez à manger. Alors on empile légumes divers (poireaux, pousses de bambous, soja, choux-fleur...) et viande, poisson ou tofu. Un vrai jeux de construction, monter la pile le plus haut possible sans que ça tombe. De votre adresse dépend le trou qui restera au fond de votre estomac.

Vient le temps de rejoindre le maître du Wok. Vous choisissez votre huile, votre sauce (cacahuète, terryaki...).  Et c'est parti, le Wok danse, la graisse saute et évidemment la flamme jaillit et ronfle sous vos yeux éberlués. Mais rassurez vous votre repas ne brûle pas, la flamme ne l'atteint jamais, c'est uniquement pour vous en mettre plein la vue.

Et hop, au final une petite épice choisie par vos soins (j'ai pris sésame mais y'en a d'autres), une petite poignée de pates de riz, le tout dans un bol et vous passez à table et avec une boisson en sus (thé jasmin, vin...). Pas de surprise, c'est bon ! Mais pas de fantaisie offerte, tout se paie y compris si vous voulez des amuses bouches avec votre apéro ! La formule est sympa et c'est bon. Un lieu ou végétariens et omnivores peuvent cohabiter facilement. Trop souvent, on s'en lasserait !

Tout ça, ça a ramené des souvenirs chez moi ! D'abord le Wok, oui, j'en ai un, ça fait des années qu'il est au fond de mes placards. Trop grand je m'en sers rarement.

Et puis ma copine Michèle dont le mari est d'origine asiatique... C'est sa belle mère qui lui a appris cette cuisine. Un soir, elle a voulu nous faire partager son art culinaire et nous a concocté un petit plat avec lequel nous nous sommes régalés. Et bien  évidemment, j'ai enregistre cette recette dans mon précieux classeur recueil. On ne se refait pas, y'a des vices qui vous suivent.

Alors, revenu du Tigerwok, j'ai sorti mon classeur, j'ai fait mes courses et me suis lancé dans de nouvelles explorations, nostalgie oblige. Je m'attendais à des réflexions du style : "mais tu sais bien que j'aime pas les champignons, pffffffff y'a trop d'oignons, t'as pris des pates à soupe !....." Mais  rien......... Enfin si si, ils ont dit : "Et t'as fait que ça....???"


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La recette :

1 oignon à roussir (j'ai pris trois petits oignons frais pour 5 personnes)
Une ration de poulet pour 2 personnes, 2 rations pour 4... etc
1 petite carotte par personne
1 choux chinois pour 4 personnes (on peut forcer et en mettre plus)
1 branche de céleri par personne
1 concombre (facultatif)
Champignons à volonté
1 petite louche d'huile (j'ai mis une huile pour pizza (tournesol) pimentée et parfumée allongée avec une huile normale)
Piment (j'ai mis du piment d'espelette), en fonction des papilles
Vermicelle de riz ((j'ai mis 250 gr mais c'est un peu juste pour 5) ou pates de riz aux oeufs.

Le Vermicelle de riz doit être cassé et trempé 10 mn dans l'eau froide avant la cuisson. Il cuit directement dans le wok en quelques minutes ensuite. Prendre cette indication en compte.

Le truc, c'est de tout détailler en petits morceaux. On émince très finement l'oignon, on coupe le poulet en petites lanières, on transforme les carottes et le cèleri en tout petits cubes,  idem pour le concombre qu'on a le droit d'oublier (ce que j'ai fait, j'ai oublié de le mettre mais ca n'a pas nui au plat) et on coupe en fines lanières le chou chinois (sans détacher les feuilles). On émince les champignons.

Ensuite, on met l'huile au fond du wok (Michèle n'avait pas de Wok mais un grand faitout), et on met les ingrédients les uns après les autres,en commençant par ceux qui demandent le plus de temps de cuisson et en finissant par ceux qui demandent le moins de temps de cuisson. On ne les retire pas, on les accumule et on reste près de son wok à tourner pendant la cuisson..

D'abord les oignons, qu'on fait revenir, puis le poulet qu'on fait revenir, puis les carottes qu'on fait revenir, puis le chou qu'on fait revenir, puis le cèleri qu'on fait revenir et enfin les champignons qu'on fait revenir. Quant au concombre il ne doit pratiquement pas cuire. En dernier, on ajoute le vermicelle, on continue à tourner vivement. Il sera cuit en quelques minutes.  On goute, on sale, on ajoute un peu d'épices et si c'est prêt on passe à table. (J'ai utilisé du vermicelle de riz, si vous utilisez des pates, il faut se conformer aux indications du paquet)



wok

Michèle a déménagé depuis bien longtemps et j'ai totalement perdu sa trace, elle doit être en région parisienne ou peut-être est-elle redescendue dans son Jura natal. Alors je me dis que peut-être, si elle fréquente les blogs, elle reconnaîtra  sa recette et  moi avec !

En tout cas, c'est un plat que je ferai beaucoup plus souvent car nous avons trouvé cela réellement bon. Je pense qu'en plus, on peut s'amuser avec l'assaisonnement, mais aussi les ingrédients. Les Végétariens purs et durs remplaceront par exemple le poulet par du tofu. On peut aussi utiliser un poisson un peu ferme.... A votre imagination !

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Douceurs chocolatées au thé matcha et à la fraise

Dans la rubrique essai, fortement influencée par les blogs que je visite et toujours à l'occasion de l'apéro dinatoire du week-end dernier, j'ai décidé de me lancer dans la création de petites douceurs.

Inspirée par l'utilisation génialissime des boîtes à oeufs de cococorinne et par l'envie d'utiliser ma boîte de thé matcha ( ben oui, ça gagne les modes) de qualité culinaire (d'après le vendeur, le thé matcha culinaire est plus doux que le thé matcha classique), j'ai  improvisé.

chocothefraises

J'ai donc fait des coques
en chocolat noir de chez noir (66 % cacao). J'ai bien essayé de faire une couche de chocolat blanc mais ce dernier a refusé de se laisser travailler correctement. Je changerai donc de marque la prochaine fois.

Puis j'ai fait une mousse avec

2 jaunes d'oeufs
2 gr de gélatine
40 gr de sucre
90 gr de crème liquide fouettée

On ramollit la gélatine à l'eau froide. On fouette la crème liquide.

On fait chauffer autour de 120° sucre et eau, on bat les oeufs et on verse le sirop de sucre chaud dessus tout en continuant à battre. Puis alors que c'est encore chaud, on met la feuille de gélatine. En dernier on incorpore la crème liquide fouettée.

Ensuite on parfume.

J'ai séparé ma mousse en deux. Dans la première moitié une petite cuillère de thé matcha (faut gouter pour obtenir la saveur désirée), dans l'autre quelques fraises écrasées.

Pour finir le tout,
j'ai fait bouillir de la menthe marocaine, (menthe douce pour le thé) dans un peu d'eau. J'ai retiré les feuilles de menthe, ai ajouté du sucre, ai fait un peu réduire puis ai ajouté un peu de gélifiant à tarte (on peut aussi utiliser de la gélatine ramollie).

Touche finale.
J'ai rempli une partie des coques avec de la mousse fraise, l'autre partie avec de la mousse thé. Sur chaque douceur, un peu de menthe fraiche recouverte de la petite gelée à la menthe.

J'ai aimé le parfum du thé matcha associé à la menthe qui m'a rappelé la douceur du thé du désert, ma fille a particulièrement apprécié la préparation à la fraise. Le seul hic, la coque en chocolat noir qui n'a pas été perçue de la même façon par tout le monde. La prochaine fois, je ferais une coque un peu plus douce. Les boîtes à oeufs, c'est bien mais le démoulage a été un peu fastidieux, j'investirai dans des moules.

Encore quelques leçons supplémentaires pour que ce soit parfait !

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Petites verrines ensoleillées

http://leplacard-d-elle.mabulle.com/index.php/2006/06/05/52698-petites-verrines-ensoleillees
Enfiiiiiiiiinnnnnnnn, on nous annonce le beau temps dans le Nord, y'a déjà eu une ébauche Samedi et Dimanche mais il faut l'avouer, c'était encore un peu frisquet. Pour fêter ça, ce week-end, lors d'un apéro dinatoire j'ai inauguré une nouvelle formule, les petites verrines (j'ai utilisé de petits verres à thé).

Verrine 1 : un classique qui marche à tous les coups, une valeur sure

Au fond de la tomate mélangée à de la sauce de fêta déjà accomodée, au centre de la fêta, au dessus des miettes de crabes

Verrine 2 : celle qui a plu à tous, inspirée par Papilles et Pupilles et revisité par mes soins

Au fond, un guacamole (avocat mixé avec un citron vert, du sel, du piment fort, un petit oignon frais), au milieu un mélange mayonnaise et crème fraiche, au dessus, des dés de saumon

Verrine 3 : la plus osée et la plus créatrive

Au fond des figues (parsemées de sucre et de jus d'orange et préalablement passées 2 à 3 mn au gril du four), un peu de la sauce générée par la cuisson figue et jus d'orange, des dés de foie gras, une goutte de miel (facultatif) et servie avec un petit toast grillé en accompagnement.


verrines


N'ayant fait que des photos groupées et en plus sur des verres couverts de buée (à la sortie du frigo), je vous laisse deviner quels sont  les numéros 1, 2 et 3 mais c'est pas difficile ! Dur, dur d'être cuistot et photographe !



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Chou-fleur gratiné

Il fait si froid ces derniers temps que ce chou-fleur gratiné a vraiment bien été accueilli. Mais ils annoncent une amélioration pour ce week-end ! J'aspire vraiment à un peu de soleil.

cf

1 choux-fleur
1 cube de bouillon de volaille dilué dans un 1/2 verre d'eau
Du lait
Environ 60 gr de farine
1 grosse cuillère de crème fraiche
40 à 50 gr de beurre
Gruyère rapé en fonction du gout
Sel, poivre


Eplucher, détailler en petits bouquets d'égal épaisseur et surtout retirer la peau des queues de chaque bouquet (ceci afin que la vitesse de cuisson des queues soit la même que celle de la tête, la peau freine la cuisson de la queue) et faire cuire le choux-fleur dans de l'eau bouillante salée et à feu doux. Attention de ne pas le faire trop cuire car il va avoir une deuxième cuisson dans le four. Une fourchette doit cependant être capable de passer à travers les bouquets. Les garder un peu croquant. Egoutter immédiatement et réserver. (ne pas couvrir car la cuisson continuerait)

Faire fondre dans une casserole et à feu vif le bouillon avec un 1/2 verre d'eau. Ajouter alors 1/2 verre de lait et amener à ébullition. Réserver.

Faire fondre à feu doux dans une autre casserole le beurre puis ajouter la farine en remuant bien. Ajouter en une seule fois le mélange lait, bouillon. Amener à ébullition en remuant constamment et ajouter peu à peu du lait afin d'obtenir une sauce semi liquide. Ajouter alors une grosse cuillère de crème fraiche et un peu de rapé. Ajuster le sel et le poivre

Huiler un plat à gratin. Disposer au fond le choux fleur. Parsemer d'un peu de rapé. Répandre la sauce et terminer par une couche de rapé. Mettre dans le four froid et monter le thermostat au maximum. C'est prêt quand le dessus commence à dorer.

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