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Eglantine

Le Placard d'elle

Elle, c'est Eglantine. Ses racines sont en Argonne dans un petit village perdu à la lisière de la grande forêt. Eglantine vous parle de sa cuisine, de ses souvenirs, de là-bas mais aussi d'ailleurs...

Les vairons

Lundi 12 Decembre 2005, 21:20 GMT+2Par EglantineCet article a été lu 212 fois

J'aime le poisson et le premier souvenir de poisson qui me revienne, c'est celui du vairon. Jusqu'à la rédaction de cet article, je croyais que le vairon était le nom donné localement à ce poisson tout simplement parce qu'il était très petit. Prise d'un doute, j'ai vérifié son existence

Pour manger du vairon, il fallait le mériter. La première chose à faire c'était de trouver des vers de terre ou des asticots. Y'avait pas de magasin à côté pour en trouver dans une boîte, donc fallait creuser. Il fallait être courageux. Le plus dur, c'était pas d'affronter les asticots, non c'était d'affronter les garçons. Je crois bien que les asticots dans le dos, ça les a toujours fait rire.

Ensuite, on filait au grenier chercher notre vieux morceau de bambou au bout duquel pendait un fil de nylon. Le flotteur, c'était un bouchon mais quand même, y'avait un vrai hameçon. Ensuite, armés de notre gaule on descendait guillerets au bord de la rivière distante de 2 km de la maison. Fiers de nous, nous remontions quelques heures plus tard à la maison avec le fruit de notre pêche. Je n'y étais pas pour grand chose. J'ai bien essayé une ou deux fois, mais j'ai toujours eu un problème avec les animaux.

Maman les préparait ensuite. Soigneusement elle les vidait un à un (et c'est petit un vairon, ci-dessous photo du vairon ) puis les enrobait de farine et les jetait dans la friture. C'était excellent. Ca croustillait dans la bouche, un vrai régal.

Quelques années plus tard, pris de pitié par nos enfants qui essayaient vainement de pêcher du poisson avec un pot de yaourt attaché par une ficelle à un bâton, nous avons décidé de les initier à l'art de la pêche. On a donc acheté deux gaules. Mais les gaules sont restées dans le placard car pêcher, ce n'est pas si simple. D'abord, il faut une rivière et puis ensuite il faut un permis de pêche : les pêcheurs amateurs doivent adhérer à une association de pêche et de pisciculture et ça je l'ignorais. Nous, on voulait juste quelques poissons, pas plus. Alors on a posé nos gaules dans le garage.

Et puis quoi, de toutes façons, quelques années plus tard, on est parti visiter le désert. Vous imaginez vous, une cane à pêche dans le désert ?


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Le vairon est le petit poisson par lequel de nombreux pêcheur de plus de 40 ans sont devenus passionnés de pêche...
Aujourd'hui devenu rare dans les cours d'eau ce n'est plus le poisson qui développe les passions...
Etant moi-même tombé dans la rivière tout petit, j'ai pris le virus du vairon, à tel point que j'en ai créé un élevage, le seul en france, je distribue maintenant mes vairons partout en France, alors l'espoir d'une friture de vairons n'est pas perdu!
N'hésitez pas à mon contacter.

Lundi 28 Aout 2006, 18:06 GMT+2 | Retour au début